93 % des communes confirment s’être saisies du thèmes de la Smart City ( étude IDC octobre 2017 )

Dans les locaux de ‘CA Village’ l’équipe de la commission ‘ville’ du SYNTEC numérique a dévoilé les résultats d’une étude IDC faite après l’été 2017 auprès de 108 communes dont  55% ont moins de 20 000 habitants et plus de 5 000 habitants, portant sur le sujet de la ville intelligente ou ‘Smart City’.

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Cette étude révèle que 93 % des communes se sont maintenant saisies du sujet de la ville intelligente, dont 53 % depuis plus de 3 ans ( cette part monte à 60 % pour les plus grandes collectivités ), et en complément on note le lancement de 4 projets en moyenne sur cette thématique par collectivité<.

Trois principales raisons les poussent à s’engager sur la voie des projets smart city :
1/ créer du lien avec les citoyens
2/ développer de nouveaux services
3/ réduire les coûts

Les projets autour de l’ éducation et sur la vidéosurveillance sont pour leur part les plus engagés et aboutis, les nouvelles initiatives du moment sont autour du bâtiment intelligent, de l éclairage intelligent et des parkings intelligents.

Il apparaît d ores et déjà des bénéfices visibles sur les projets terminés ( la commission ‘ville’ du SYNTEC numérique publiera d’ailleurs un retour d’expérience sur les gains socio-économiques de projet terminés lors du Salon des maires ), néanmoins 35% à 40% des villes ne disent ne pas avoir de vrais indicateurs de suivi de la performance des projets.
Malgré cela et comme exemple les projets concernant les soins de santé et la ‘smart water’ sont ceux porteurs des gains les plus importants avec 67% quand ils sont chiffres

Concernant l’ éducation, Le tourisme et l’attractivité les indicateurs sont plus difficiles à appréhender.

Qu est ce qui freine les communes à aller plus vite ?
La question la plus difficile reste celle du financement, 10% du budget informatique est dédiée à ces projets en moyenne, même si il existe une très grande différence entre les plus petites et les plus grandes qui vont elle accélérer et continuer à mobiliser plus de budget.
Le manque de volonté politique est la deuxième raison citée comme frein à ces projets et enfin la question du manque de compétence .

Les communes disent devoir investir plus massivement sur les questions d’interoperabilite, sur la sécurité et la protection des données et la sécurité d accès au système d’information, en parallèle 1/3 des communes ont lancé des plans de formation sur ces domaines

La smart city est donc maintenant engagée sur presque toutes les communes, il faut les aider à trouver et garder les compétences, former les élus et justifier les projets porteurs de nouveaux services et de qualité de vie par des gains dans leur dépenses.

Smart City un marché de $1.565 Trillon en 2020 selon Frost et Sullivan

Une nouvelle fois une étude annonce un marché ‘énorme’ autour de la ville intelligente quand en même temps de nombreuses entreprises se posent la question de comment gagner de l’argent avec les Smart City

‘Frost et Sullivan’ se lance dans un critère pour être caractérisé ‘ville intelligente’ : ‘Ce sont les Smart City qui ont déployé au moins 5 des 8 ‘Smart’ thématiques’ : Smart Energie, Batiments, Mobilité, Technologie, Santé, Infrastructure, Education, sécurité et citoyen.

Selon eux, 25 villes pourront prétendre à une telle définition en 2025, en ne tenant pas compte des villes qui n’auront déployé que des quartiers ou des projets ‘Smart’ localisés.

Autre élément intéréssant, ils précisent que ceci n’est pas à confondre avec les ‘Villes durables’ ( selon eux : 92 en 2025 ) qui mettent en oeuvre des projets plus directement liés à des projets de réduction d’énergie et des solutions durables avec des objectifs environnementaux.

Un point enfin important à noter est l’appétit des citoyens pour participer aux nouveaux projets Smart notamment : ‘mobilité verte’, ‘les initiative pour réduire la pollution’ et les nouveaux choix de vie ( recyclage des déchets, réduction de la consommation d’énergie et la préférence pour les produit protégeant la planète ).Ce phénomène grandissant va accélérer les projets Smart CIty en poussant les élus à engager cde nouveaux projets.

L’un des phénomènes majeurs technologiques des 10 prochaines années sera celui du véhicule électrique autonome !

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Smart Building pour Smart Cities aux Universités d’été de la SBA ( Smart Building alliance )

Enjeux des données : quels usages, quelles garanties, quelle valorisation

Mon intervention au débat de cloture de la première journée

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 Il n’y a plus de débat sur la ‘ville intelligente’ :

Le contexte est clair : plus de population, plus d’urbains (70% de la population en 2050 sera urbaine – En 1950 83 villes de plus de 1 M  d’habitants – 476 aujourd’hui).Dépenser moins d’énergie, moins polluer – 80% du CO² est produit par les villes qui ne représentent que 2% de la surface du globe – moins perdre de temps dans les embouteillages – 1,6 % du PIB envolé en ‘fumées’ ! et permettre à la population de s’exprimer et d’entrer dans la boucle ‘créative’ de la ville.

Plusieurs adjectifs sont souvent associés à la ville intelligente :

Elle est connectée

Elle est économe, elle repose sur un développement plus durable

Elle est sure

Elle est inclusive

Elle est participative

Elle contribue à développer une économie locale qui alimente son développement

Beaucoup d’objectifs à satisfaire qui ne sont pas toujours embrassés dans les projets en cours, mais ils sont sous-jacents. Si le concept a démarré dans un cadre très technologique, il est maintenant évident que si la technologie, et majoritairement les solutions numériques sont au cœur de la démarche, elles ne sont pas l’aboutissement du concept comme des projets de villes comme ‘Songdo’ avaient pu le laisser croire.

 

Au cœur de ces projets, la donnée va porter la transformation des usages.

Il va falloir la produire, la collecter, la transmettre, l’afficher, la traiter et la transformer en informations pour prendre des décisions, analyser les situations sur des états cumulés et historiés, mais de plus en plus décider en temps réel, en ajoutant du ‘prédictif’ et de plus en plus du ‘cognitif’ pour identifier des ‘patterns’ récurrents par exemple qui permettront de réagir plus vite en choisissant le meilleur scénario déjà testé et éprouvé. 

Peut-on considérer le ‘bâtiment intelligent’ comme centre de gravité de la ‘ville intelligente’

Porter une dynamique et un projet au niveau d’une ville est possible et même nécessaire, nous avons vu que les Villes intelligentes considérées comme les plus avancées (Lyon, Nice, Barcelone, Amsterdam, Milton Keynes, Florence ou New York et Paris…) ont un projet Smart City inscrit dans le temps avec une feuille de route claire, chiffrée et une équipe mandatée qui la déploie.

Mais par ailleurs, nous avons aussi constaté qu’il était difficile de rendre visible les résultats de ce travail à l’échelle globale de la ville à l’exception de thèmes comme l’Open Data ou les plateformes de pilotage de ville ou les applications tournées vers les citoyens

Bien souvent, la mise en œuvre de concepts va se dérouler au niveau du quartier s’appuyant sur des ‘bâtiments intelligents’ comme en France avec les projets : Montpellier Eureka, Eiffage Orange Marseille, Confluence Lyon, Grenoble presqu’ile ou Nantes et les quartiers flottants

Lien entre ‘bâtiment intelligent’ et données

Il y a bien longtemps que les acteurs du bâtiment collectent des données pour suivre la gestion du bâtiment.

L’enjeu est maintenant d’étendre cette collecte, probablement de banaliser les capteurs et d’identifier un acteur qui va fédérer les données disponibles. La valeur viendra de la corrélation de ces données d’origines diverses (énergie, eau, qualité de l’air, prédiction météo …), avec celles issues d’autres systèmes comme les opinions d’utilisateurs ou d’habitants, leurs demandes – parfois non formalisées – et leurs gouts par exemple (autant de données souvent non structurées, par rapport à celles énergétiques par exemple) et de produire ensuite de nouveaux services d’aide à une meilleure vie dans le bâtiment (connaitre la place de parking disponible, le meilleur moment pour descendre à la cantine, le box dans un bâtiment tertiaire qui est libre même si il avait été réservé mais en fait où personne ne s’est rendu, la meilleure gestion de l’espace par la connaissance fine de son utilisation …)

Le bâtiment est le premier lieu d’intelligence sur le territoire, ensuite le quartier permet de fédérer des besoins et moyens. Avec par exemple le partage d’outils de mobilité, de parkings, d’échanges entre habitants mais aussi le production locale d’énergie et l’autoconsommation possible maintenant depuis le décret de mai 2017 ou les boucles de déchets optimisée  comme à Issy les Moulineaux…. 

Les données : leur pertinence et valeur

La donnée n’a pas de valeur si elle n’est pas utilisée.

Pour cela après sa collecte, elle doit être calibrée, triée, sélectionnée et transformée en information comme nous venons d’en parler.

Certaines seront porteuses immédiates de gains comme les données énergétiques qui vont permettre ensuite d’optimiser la consommation, ou celles liées à l’eau dans la détection des fuites. D’autres sont moins porteuses de valeur immédiate mais vont permettre de contribuer au mieux vivre comme par exemple le temps de passage du bus.

Question 1 : bâtiment et villes mais pour quels services ?

Les thématiques du bâtiment sont connues et ont été rappelées dans les différentes interventions : L’énergie et son optimisation – on peut avoir une production au niveau du bâtiment et du quartier en plus des autres mailles traditionnelles (autoconsommation), la sécurité qui est gérée souvent dans les espaces privés en complément de l’espace public et des améliorations de coordination et d’efficacité existent, meilleure gestion des espaces dans le bâtiment tertiaire, services de proximité : mobilité partagée, parking, concierge, restaurant et services locaux tous ceux-ci pouvant être partagés au niveau du quartier voire pour certains de la ville. Par contre la gestion des déchets et l’approvisionnement en fluides seront plus souvent liés au territoire.

Ces services reposent sur des données, produites localement ou pas. Ce qui va être différenciant dans le futur sera de positionner les besoins de l’habitant ou de l’usager au cœur des nouveaux services, et non pas de produire des services à chacun des échelons du bâtiment, du quartier ou de la ville. En effet c’est lui qui va se lever, se préparer, va travailler ou faire des courses ou se promener, préparera sa soirée et reviendra finalement chez lui. Sachant que certains de ses services lui seront proposés directement par des applications liées à la ville (déplacement) ou à par d’autres fournisseurs (possible conciergerie, météo …. ) comme les GAFA. 

Question 2 : la donnée est au cœur

Certains ont exagéré le lien explicite entre ‘smart city et numérique’ en rappelant que le numérique n’était pas le seul axe de cette ville et qu’il ne s’agissait pas de faire une ville de technologie. Ils ont à la fois raison, et ces critiques étaient issues de l’origine du concept (années 2010/2014 ) et tort car il n’y a pas de nouveaux services, de gestions optimisée, de sécurité ou d’expérience meilleure pour l’habitant ou l’employé sans qu’elles ne soit supportées par la donnée et le numérique.

IBM se positionne comme un acteur qui apporte de la technologie et des services aux acteurs fournisseurs des services finaux à l’habitant dont nous venons de parler. Nous proposons des solutions pour récolter la donnée en volume la protéger (Big Data -Cyber sécurité) après sa production par des capteurs que nous ne produisons pas et son traitement par des opérateurs de télécommunications que nous ne sommes pas. Par exemple nous avons signé un partenariat avec Kone pour qu’ils puissent utiliser et fournir des structures ‘IOT’ dans les bâtiments, nous avons un accord avec Vodafone dans le domaine de la ville intelligente ou nous fournissons la plateforme IOT et des services au petites villes, nous proposons des solutions autour de l’internet des objets – du Big Data – des DataLake pour regrouper données structurées et non structurées qui représente 80 % des données produites et ensuite les outils pour les traiter avec du prédictif, proposer des scénarii de réaction et du cognitif : langage naturel, identification de patterns pour aller vers une logique d’intelligence augmentée et de systèmes plus autonomes mais aussi plus abouties dans l’assistance au décisionnaire ( robot concierge dans les hotels Hilton, partenariat avec le groupe ENGIE sur la sécurité et les plateforme de territoire, partenariat avec Veolia sur la gestion de l’eau ) 

Question 3 : réaménager la ville, est ce que le numérique peut aider ?

L’augmentation démographique et la concentration urbaine me semblent inexorables pour au moins une génération, ensuite des phénomènes non prévus pourraient toujours intervenir comme régulation, car à terme ce rythme semble effectivement incroyable avec 10 Milliards d’habitants en 2050 dont 3 Milliards en Afrique.

Dans ce cadre et au-delà des questions d’énergie et de pollution, la mobilité est une difficulté majeure du quotidien liée au logement et à l’implantation des activités économiques.

La mixité fonctionnelle, les alternatives de mobilité publiques privé et sur tous type de véhicules, la co-mobilité et demain des véhicules autonomes qui permettront une plus grande densité de déplacements sur certains axes et enfin une meilleure information temps réel et prédictive de ces alternatives sur les trajets à faire sont autant d’améliorations possibles (Lyon en fait la démonstration au quotidien).

Mais il me semble effectivement dommage qu’il n’y ai pas des projets plus structurants ‘impulsés’ par le public ou le prive pour localiser des centres de production, de services et de décisions dans des lieux aujourd’hui délaissés et que le numérique remettraient à distance virtuelle proche.

Pensons à nos villes moyennes de province, qui ne sont pas sous l’influence d’une métropole ou à des villages qui ne sont pas touchés par le tourisme. Pour cela seul l’Etat peut donner l’exemple de façon massive et engager le mouvement.

Rappelons-nous il y a près de 60 ans, la France lançait deux programmes d’envergure très structurant dans ce domaine : la cote du Languedoc qui a été une initiative du général de Gaulle alors que beaucoup de gens expliquaient que ceci serait impossible à cause des moustiques et que personne ne viendrait dans ces nouvelles plages et les villes nouvelles autour de Paris : Evry, Saint Quentin en Yvelines, Marne la Vallée ….

Il pourrait y avoir un programme de cette envergure pour créer des ‘super Tier lieux’ et bassins de vie moins chers et plus agréable à vivre au quotidien, le tout ‘smart’

Question 4 : passage à l’échelle de la Smart City.

En 10 ans un grand chemin a été parcouru, on met en effet quelques grands projets en avant, mais aujourd’hui de très nombreuses villes, communes ont un programme de ville intelligente, connectée …

De nombreuses villes sont déjà identifiées comme déployant des solutions sérieusement dans ce domaine : Boston, Sans Francisco, NY, Copenhague, Stockholm, Amsterdam, Vienne, Berlin, Paris, Nice et Lyon bien sûr pour n’en citer que quelques grandes Métropoles.Mais en rapport avec les travaux de cette université on peut aussi rappeler que les bâtiments et les quartiers intelligents vont accélérer ce passage à l’échelle en forçant les élus à prendre en compte globalement sur la cité cette question s’ils ne l’avaient pas déjà fait.Enfin pour conclure je rappellerai que la Smart City est un projet – un voyage, pas un produit fini, qu’il faut une volonté politique claire et articulée avec des ressources et qu’il s’agit de revoir tous les investissements d’une collectivité à l’aune de ce que la technologie et le numérique peut apporter pour transformer la collectivité et apporter la valeur que le numérique peut amener.

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Ou est la RetD des villes ? De Vivatech au bassin local les start up apportent la réponse.

Toutes les entreprises font de la recherche et du développement, de la PME aux grands groupes, avec des montants de dépenses variables mais qui ramenées à son PIB s’évalue en France habituellement autour de 2%.

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De très grands entreprises investissement chaque année des parts plus que significatives de leur chiffre d’affaire pour se régénérer, survivre face à une concurrence féroce, innover, voire créer la future vague technologique.

Ainsi IBM est toujours présent après de multiples transformations, 106 ans après sa création en maintenant chaque année une dépense de RetD de l’ordre de 6 milliards lui permettant d’être en tête du nombre de brevets déposés dans le monde par une entreprise privée depuis 25 ans.

Apple aujourd’hui sur-enchérie avec une dépense de près de 8 Milliards de dollars par an.

Les collectivités n’ont ni structure de recherche ou de développement, ni de budget affecté à de telles dépenses.
Et pourtant, face à une transformation de la société sans précédent tirée par le numérique, à des changement d’usages , à une ‘disruption’ de la relaiton entre la mairie et l’habitant et de nouveaux besoins de participation exprimés, les collectivités n’ont jamais eu autant besoin d’innover, de créer ou de se réinventer.

Vivatech a confirmé le foisonnement et la richesse des start up que la France a su faire éclore et développer ces dernières années, plus de 4000 étaient présentes au salon avec un certain nombre d’entrées elles liées aux thématiques de la Smart City.

Se sont rués Porte de Versailles les porteurs de la nouvelle économie, autour des entreprises qui ont mis les start up au coeur de leur politique d’innovation. SNCF comme un des grands précurseurs de cette démarche autour de la mobilité, Accor bousculé par l’économie des plateformes, ENGIE pour accélérer les outils de la transformation énergétique , mais aussi EDF, LVMH, Air France, Carrefour, Valeo … et les spécialistes tes technologies qui leur amènent des outils comme IBM, Cisco ou Cap Gemini et des GAFA riches de leurs données comme Google ou Facebook.

Elles sont porteurs de l’innovatio, capables de résoudre des problèmes que les entreprises traditionnelles n’ont su réousdre en interne, elles représentent  ainsi une partie grandissante de la RetD des grands groupes.
Porteuses d’attractivité pour les employés, d’ouverture au monde et de diversité, moyen de remettre en cause des systèmes de RetD ou d’innovation internes parfois endormis ou ‘englués’ par des process internes, les start up permettent un rafraîchissement et une agilité qui peut faire défaut à certains grand groupes.
Le croisement grand groupe , start up n’est pas une spécificité française, mais nous serions les plus avancés dans ce domaine selon un dertains nombre d’études.

Cette accélération liée aux technologies, au développement de l’esprit entrepreneur chez nos jeunes étudiants a explosé avec le mouvement de la Frenchtech, annoncé par F Pellerin et L Gallois, amplifié par E Macron et A Lemerre, rassemblant les eco-systèmes numériques dans les Regions et à Paris, mais aussi aujourd’hui reliant les français parti créer à l’étranger, et annoncé au salon Vivatech avant hier avec le Pass Frenchtech permettant à des étrangers de rejoindre en France mouvement de création.

Durant la même période, la ville intelligente, demandeur du couplage des services de la ville et des nouvelles technologies a fédéré à son niveau des eco-systèmes de start up, porteuses de numérique ( via la Frenchtech ) mais aussi de technologies durables qui raisonnent avec l’évolution des territoires.

Paris, avec ses incubateurs uniques sur la planète, Lille avec le modèle ‘originel de la Frenchtech’ et Euratechnologies, Lyon avec sa fédération d’idées autour du TUBA, Montpellier avec le plus vieil incubateur d’Europe le BIC, Nantes et Rennes précurseurs de l’Open Data, Toulouse et les réseaux autour de Sigfox, Angers et le mouvement Internet des Objects

Les villes ont favorisé cette co-creation locale autour d’éco-systèmes grandes entreprises et start up pour créer la ville de demain, développer de nouveaux services facilitant le quotidien, autant de ‘vivatech’ locaux, autour de la ville qui animé, fédére et crée les conditions de développement en aidant et souvent en apportant ces données pour amorcer l’idée, le projet , le nouveau services.

Les start up organisées autour du thèmes de la ville intelligente ou du batiment ‘totem’ de la Frenchtech représentent la RetD des villes, leur coeur d’innovation et le moyen de ne pas être en rupture d’usage et de demandes avec sa population.Certains grands groupes, avec un apport d’innovation contribuent aussi à apporter cette innovation au travers d’AMI, de projet de RetD ou de partneriats d’inovation.Précurseur de telle démarche nous avons ouvert la voie avec les villes et acteurs locaux à Lyon, Nice, Montpellier, Lille ou avec Efficacity
Nous le poursuivons aujourd’hui avec la ‘Scalezone’ dans les locaux d’IBM en aidant des start up à grandir, à s’industrialiser et à leur apporter des contacts avec els grands groupes.

Avec les Start Up, au travers de la ville intelligente et de structures ou de projets que les villes ont su créer, fédérer, catalyser, elles ont ainsi trouvé le sang neuf de l’innovation qui leur faisaient défaut et combler un manque.

 

Avant le NewCitiesSummit à Songdo du 7 juin 2017, y a t il une specificité smart city et Asie.

Avant de lancer le projet de Songdo, nouveau quartier de 610 ha de la ville d’Incheon, l’Asie s’intéréssé depuis longtemps au mariage de la ville et de la technologie.

Singapour a adresse dès les années 80’s le concept de ‘ville intelligente’ au sens de ‘l’optimisation de la ville et du mieux être de ses habitants’ avec des initiatives autour de la technologie pour améliorer l’urbain sans même que le concept n’existe, ne soit défini ou ne soit appréhendé.La ville a ensuite gardé cette avance dans le concert mondial en pousuivant de nombreux projets.

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Ensuite d’autres initiatives, notamment en Corée du Sud, avec les ‘U-Cities’ autour d’un concept que nous appelerions aujourd’hui ‘la ville ultra connectée‘ et qui avait pour objectif celui de l’informatique ubiquitaire. Assurer une relation complète et permanenet entre le citoyen et l’administration avec une approche ‘muti-canal’.Malhaureusement au début des années 2000 la technologie et son coût ne permettait pas d’atteindre ce que nous pourrions faire aujourd’hui avec le même objectif.

L’Industrie des Telecoms et les technologies qui en découlent ont toujours été très en avance en Corée du Sud grace à une très grande adhésion de la population : la connectivité, les Smart Phone ont permis des idées précurseurs identifiées en Corée et étendues à d’autres pays comme par exemple la technologie ‘Edge’ mise en oeuvre par Bouygues Telecom après le ‘GSM’ et dans l’attente de la ‘4G’.

On retrouve dans le projet de Songdo lancé dès 2003 et conduit par un consortium privé les deux dimensions avec en premier la technologie au travers de la notion ‘d’ubiquité’ ou de connectivité maximale : caméras, batiments connectés, sécurité, lecteurs de plaques …et la notion de ville écologique avec 40% d’espaces verts, la mobilité douce et le symbole constitué par ‘Central park’ présenté comme le poumon vert au centre de la ville.

Très récemment, l’atelier de BNP Paribas s’est penché sur la question spécifique des smart cities asiatiques en regardant leur spécificité.

Cette étude a confirmé une première évidence, c’est qu’au travers de concepts communs, une smart city doit avant tout s’adapter au contexte, aux spécificités, voire à la culture locale, voulant dire que les meilleurs ‘benchmarks’ ne peuvent pas s’appliquer partout.Prenons seulement comme exemple celui de la mobilité douce, à pied ou à vélo, symboles de mobilité des smart city d’Europe.Cette idée ne s’appliquera qu’avec difficulté dans un pays du Golfe ou la temperature depasse les 40° plus de 6 mois de l’année.

Pour les pays postindustriels comme le Japon et la  Corée, la prise en compte de la pollution et des risques sismiques sont deux des éléments les plus importants pris en compte, mais il y a aussi celui de l’isolement de l’individu avec un vieillissement important des individus, aussi, les solutions d’appartements connectés à destination des seniors ont aujourd’hui un fort développement dans ces regions.

La Chine connaitra bientot le même problème dans une société où déja 80 millions d’enfants sont élevés par leurs grands parents.Même si pour le moment les sujets d’importance sont ici liés à la congestion du trafic et à la pollution.Sur ce sujet IBM a signé avec la ville de Pekin le projet GREENHORIZON pour aider les autorités à disposer des informations 72h en avance sur les pics de pollution sur des zones geographiques extrèmement réduites mais surtout en apportant la connaissance de façon prédictive des facteurs majeurs contributifs à cette future pollution permettant ainsi une prise de décision d’anticipation pour que le pic n’arrive pas.

Dans ce contexte l’atelier BNP rappelle que la Chine doit parier massivement sur la ‘green écoomie’ pour lutter contre cette pollution citadine par tous les moyens, et les autorités en ont pris pleinement conscience.

Songdo, a été décrié par ses détracteurs comme une ville inhumaine, sans ame où seul la technologie avait été pensée et où les gens ne voulaient pas venir vivre, seul le futur nous dira si ceci est vrai ou faux et probablement durant ce colloque des premières conclusions amèneront des éléments de réponse.

Pour conclure, et au dela de ces quelques éléments sur Smart City et Asie et la spécificité de Songdo qui depuis le début du concept de Smart City est montré comme l’exemple à ne pas suivre, nous sommes néanmoins convaincus qu’avec l’internet des objets, le Big Data, le Cognitif et les outils de mobilité la technologie poursuivra de se répandre dans les villes pour atteindre l’ubiquité recherchée au début du siècle, la meilleure gestion et l’optimisation des services à moindre cout.Il n’en reste pas moins vrai, et de façon tout à fait cruciale que la smart city devra avant tout se développer autour de l’homme et de sa place dans la ville.Il faudra savoir répondre à sa demande grandissante de collaboration, de transparence, de co-creation et pouvoir écouter ses envies et ses changements d’habitude et de pratiques qui seuls assureront son mieux être et son envie d’habiter dans tel ou tel endroit du monde.

Pas de Smart City sans Smart Citizen heureux ! en Asie, à Songdo ou ailleurs ….

 

 

Cout et manque de compétences freinent les projets Smart City pour les villes de moins de 50 000 habitants

M2O city en collaboration avec la Gazette des Communes vient de conduire une étude sur la dynamique des Smart City en France.

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Je souhaite partager dans ce billet quelques repères interessants venant de cette étude.

La moitié des villes interrogées ont une ‘stratégie Smart City’ ( elle est d’ailleurs portée dans 80% des cas par les élus ) et près de 30% des villes de plus de 50 000 habitants ont déja lancé au moins un projet.

Par contre, la moitié des villes de moins de 10 000 habitants n’ont encore aucun projet effectif.

Au delà, le manque de compétences internes ( pour 48 % ) et le cout de tels projets ( pour 47 % ) sont cités comme des freins au développement de projets Smart City pour les villes de moins de 50 000 habitants.

Pour les petites villes, le rapport insiste sur le manque de stratégie globale, et sur l’exécution de projets au travers des métiers mais pas dans le cadre d’une vision établie.

On rejoint ici les recommandations que nous avons pu faire via le SYNTEC numérique il y a quelques semaines au travers du ‘cahier adressé au nouveau Président de la Republique’ sur la faiblesse des compétences dans les villes, d’autant plus aggravées que les villes sont petites et la nécessité de mutualiser à l’échelon superieur la compétence numérique pour des effets de mutualisation des ressources et moyens.

Malgré tout, nous ne pouvons que noter au travers de nos contacts quotidiens l’amplification du sujet ‘Internet des objets‘ qui est présent dans de nombreux contextes de la ville et qui ouvre ainsi un nouvel angle d’approche et de projets pour tous les territoires.

Neanmoins, regardons,selon les résultats de l’étude, la nature des projets lancés.En premier apparait l’amélioration des services publics pour 74 % – on retrouve ici la thématique plus générique de la ‘numérisation’ des services, ensuite l’éclairage public pour 62% – la recherche de réduction des couts est ici l’objectif qand on sait que pour certaines villes la dépenses de l’éclairage public peut représenter jusqu’à 50% de la dépense énergétique.Vient ensuite la mobilité pour 61% – l’un des 3 sujets majeurs de la Smart City avec la Sécurité et l’Energie, puis le pilotage des batiments pour 54 %, qui rejoint la recherche d’économies et enfin le parking et le stationnement aussi pour 54 % – notamment porté par la nouvelle réglementation de 2018, avec une recherche de meilleure efficacité, de financement de travaux de modernisation et de possibles gains pour la collectivité.

Ensuite, sur la façon de procéder, on retrouve des résultats proches de l’étude conduite avec le SYNTEC numérique en 2016 : 50% des villes engagées ont un chef de projet qui pilote et à 80% les projets ne sont pas cloisonnées

Enfin, si on se focalise maintenant sur le ‘pourquoi ?’ de ces projets et les objectifs qui les justifient , il est interessant de noter que le ‘développement économique’ est positionné en dernière position ( alors qu’il a été longtemps la première raison de s’engager vers la ville intelligente )  alors que l’attractivité du territoire est lui en 2eme position.

Quand à l’apport de nouveaux services souvent cité comme une des premières raison de lancer des projets Smart City, il passe, dans cette étude en 3eme position au profit de ‘l’amélioration de la relation avec les administrés’ confirmant ainsi la tendance actuelle du besoin de participation citoyenne image d’un tendance de fond de ces derniers mois.

On trouve ainsi en 1/ le renforcement des liens avec les administrés pour 60%, en 2/ une meilleure attractivité du territoire, en 3/ la création de nouveaux services en  4/ la réduction des couts en 5/ l’amelioration des processus et enfin en 6/ le developpement économique

Marché de 400 Milliards selon certains cabinets d’études, l’internet des objets comme nouveau point d’entrée, la Smart City est un thème fort des Metropoles et des grandes villes, commence à pénètrer les villes moyennes bien qu’encore balbutiant dans une partie de celles ci et surtout est très absent des petites villes.