Start Up et Grands Groupes : Quelles relations dans le marché de la ville intelligente.

Nous savons depuis plusieurs années maintenant que la Ville Intelligente représente un marché réel, en croissance couvrant des thématiques différentes et variées ( voir publications passées )

Les sujets majeurs sont connus : la mobilité , l’énergie, l’eau, le batiment, la sécurité, les déchets, le transport de fret, l’économie circulaire, les centres de commandement et d’urgence, les plateformes de données et certains ajoutent : les moyens d’approvisionnement en nourriture des villes, la santé, le maintien à domicile intelligent, l’education … et finalement tout ce qui touche à l’habitant.

Des questions génériques ne cessent de se poser : Qui gouverne et décide ? Qui finance ? Comment intégrer le patrimoine ancien par rapport aux nouveaux projets…

Mais une question est souvent érigée en dogme par les élus.Pour une partie d’entre eux la ville intelligente c’est les solutions des Start Up qui la permettront à partir des données ouvertes alors que d’autres pensent que c’est par l’apport de technologie et de numérique aux projets des villes que cette évolution se fera.L’opposition n’est peut être que de façade et la réalité plus pragmatique.En regardant les derniers projets, et les dernières initiatives, on peut noter l’intérêt croissant des grands groupes pour les Start up dans ce domaine de la ville, comme d’ailleurs dans d’autres domaines et nous reviendrons ulterieurement sur ce rapprochement des grands groupes et des Start Up.

On a pu noter il y a quelques semaines la levée de fond de 3 M€ d’Intent start up à la fois présente à Euratechnologie mais aussi au CA Village, rue de la Boetie au travers de Suez, Nord Capital Partenaires, Bouygues Construction et Bouygues Immobilier qui ont rejoint les actionnaires historiques Xange Private Equity, Phitrust Impact Investor, Finovam, Nord Création et Nord France Amorçage

Il y a deux semaines la prise de participation d’ENGIE pour 2 M€ dans la start up californienne bien connue ‘StreetLine’ qui était déjà partenaire d’IBM et d’Orange sur les projets de Villes Intelligentes au travers de son fond d’Innovation doté de 100 M€

Et la semaine dernière les résultats du concours lancé par Vinci Energie, Setec, Suez Consultinf, Nexity et Cisco pour développer des collaborations entre start up agiles dans de cadre de l’appel à projets Data City organisé par le Numa avec la Ville de Paris qui révélait 5 start up : Padam, Qucit, Openenergy, SeseWaves et Egreen.

IBM avait ouvert la voie dès 2013 avec des projets comme celui de Montpellier en développant une plate-forme d’Open Innovation permettant aux start up de développéer des applications à base de données temps réels ouvertes et prédivctives et mises à disposition aux acteurs Start Up de la Frenchtech.
Lors d’un appel à idées dès l’été 2014, 4 start up avait été retenues pour leurs applications innovantes, la ville avait gagné le challenge ‘Big Data’ du gouvernement et le coeur du projet s’est développé avec des acteurs locaux comme MECATRAN et Synox.

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Ces quelques exemples démontrent qu’il n’y a pas de doctrine avec ou sans grands groupes ou start up pour développer la Ville Intelligente, mais plutôt une complémentarité permanente.
Complémentarité projet par projet ou par la  recherche de nouvelles innovations par l’intégration ou la prise de participation des grands groupes dans des Start Up.

Mais il y a aussi plus et de façon très pragmatique la complémentarité des rôles dans le développement d’usages.Générés par des animations ou concours et en utilisant les données de la ville, ouvertes ou mises à disposition, libérant ainsi la créativité de petits structures qui vont être capables de compléter les investissements et les infrastructures posées par les grands groupes.