Opposer technologies et citoyens : un sujet dépassé …

Différents points de vue se distinguent lorsqu’il s’agit de réfléchir à la place des nouvelles technologies cognitives dans le périmètre d’action des humains.

Les pratiques et les usages évoluent rendus possibles par la technologie.

Avec l’émergence des pratiques de partage comme ‘Blablacar’, avec seulement 15% des parisiens qui possèdent une voiture, on constate des évolutions dans les façons de concevoir la mobilité au quotidien par exemple.

Les dispositifs de co-creation, de crowd-funding impliquent les individus mais ne sont rendus possibles que par la technologie et la nouvelle économie des ‘plateformes’.

Pour Carlos Moreno, expert en ville intelligente, seule une ville qui place les citoyens au centre de ses préoccupations pourra être en mesure de répondre aux défis futurs de la ville. Les nouvelles technologies sont alors des outils numériques à disposition des citoyens pour permettre de créer des services, mais l’innovation et la réflexion passe avant tout par l’humain.Nous sommes tout à fait d’accord sur ce point de vue qui renforce la position de l’habitant dans la ville

Avec le développement de l’Internet des objets, une partie des échanges se fera de plus en plus directement entre machines sans pour autant supplanter l’humain.

Pour Emmanuel Hirsch, la santé connectée et l’homme ont intérêt à se compléter mais ne peuvent pas se substituer. Le professeur d’éthique médicale et directeur de l’espace éthique île de France émet le point de vue suivant « tant mieux si aujourd’hui les technologies nous permettent d’avoir des pratiques médicales plus adaptées à a la situation de chaque personne » mais « la technologie ne se substituera pas à la parole du médecin».

C’est aussi l’interprétation qu’en fait Jean-Louis Perol, Directeur général de Clustree, une entreprise qui met le Big Data au service des ressources humaines. Pour lui, le Big Data est un »terreau riche » qu’il faut savoir interpréter. Ainsi la technologie ne se substitue pas à l’intelligence humaine, mais toute sa valeur se trouve dans le fait qu’elle permet une meilleure disposition et compréhension pour prendre des décisions.

Pour Peter Thiel, cofondateur de Pay Pal avec Elon Musk, rien n’oppose l’humain à la technologie, et si « les ordinateurs réalisent certaines choses mieux que les humains, notamment dans le domaine du filtrage des données de masse; pour le reste, l’homme est toujours le meilleur. »

C’est finalement la position que nous adoptons chez IBM avec les solutions cogitives Watson et l’assistant intelligent, qui est capable de communiquer en langage naturel puis d’analyser de nombreuses données de toute nature, notamment non-structurées en un temps record pour proposer à l’humain des décisions possibles, de façon documentées et en lui laissant le soin de prendre sa décision.

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Le robot Pepper d’IBM                                                                                                          credit: Aldebaran