Il n’y a pas d’investissements inutiles si ils contribuent à réduire les dépenses et à un développement plus durable

Je voudrais vous faire partager mon désaccord sur une analyse communiquée cette semaine selon laquelle les Smart City ne sont qu’un gouffre financier qui va conduire à des dépenses inutiles.

Nous savons tous que le débat s’enrichie de la contradiction, mais nous savons aussi combien il est facile de détourner des chiffres ou en tout cas de les présenter d’une certaine manière pour supporter une cause, fut elle fausse.

Il est maintenant avéré que ce marché existe quel qu’en soit sa taille ou son domaine d’application.Qu’il est basé sur de la récupération de données, que l’on va traiter pour soit optimiser les systèmes, soit apporter de nouvelles informations, soit apporter de l’aide à la décision aux décideurs soit créer à partir de ces dernières de nouveaux usages aux services des administrés.Et ceci dans les domaines majeurs que sont : la mobilité, la sécurité, l’énergie avec le ‘smart grid’ et les batiments intelligents, la gestion de l’eau, la gestion de déchets, la diminution de la pollution et l’économie circulaire.Et  il faut rajouter et surtout ne pas oublier les outils de ‘coopération’ entre citoyens ( plateforme de partage par exemple ) et la collectivités, les forum, les applications de concertation, de co-creation ou de signalement

Le cabinet ‘Machine Research’ estime que la Smart City induirait dans les dépenses liées à l’IOT une dépense de 341 Milliards de dollars supplémentaires pour les collectivités d’ici 2025.

https://humanoides.fr/2016/05/les-municipalites-pourraient-gacher-341-milliards-dans-le-deploiement-des-smart-cities/

Il est probablement facile de ‘discuter’ du chiffre, de le diviser par 2 ou de l’amplifier sans que ceci ne conduise à une position différente.

La vraie question soulevée ici est plutot de savoir dans quel contexte, de quelle manière et avec quelle méthodologie il faut engager les dépenses supplémentaires que pourraient conduire à faire une ‘municipalité’ voulant avancer dans son ‘voyage’ vers une Smart City.

En effet, le sujet n’est pas de ‘chercher le graal’ mais tout simplement de rendre la ville plus durable dans son développement et de structurer une démarche d’investissements qui supporte cette stratégie.

Il est nécessaire de définir une ‘feuille de route’ de ce que l’on cherche à faire, de la faire évoluer au regard des contraintes et opportunités mains nénamoins d’en garder l’esprit.La Ville durable, supportée par la ville intelligente ne consiste pas à investir pour l’atteindre mais de revoir l’ensemble des investissments que la collectivité entend lancer en intégrant comment les technologies, la participation citoyenne, le retour temps réel et prédictif de l’information va modifier et changer voire remplacer le projet d’investissement, et enfin comment la technologoie va permettre d’apporter des gains de fonctionnements.

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On a le droit de dépenser 100 si le retour est de 500 ou si sa contribution est significative sur la durabilité de la ville.

Au travers de plusieurs projets comme à Madrid en rendant variable les dépenses vers les tiers exterieurs aidés grace à des informations issues des capteurs et des  informations citoyens, ou à Nice avec l’optimisation des tournées des camions de ramassage de déchets nous avons démontré qu’un investissement allait permettre très vite d’être remboursé, de générer des gains et d’améliorer les facteurs de pollution et de nuisance.

 

 

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