Retour sur l’étude du Syntec Numérique présentée au salon Innovative City de Nice sur les nouvelles tendances européennes de la Smart City

Le 16 juin à Nice, j’ai présenté en tant que Président de la commission ‘Ville’ du SYNTEC devant notamment des collectivités et la presse, les résulats de l’étude menée avec le Syntec Numérique sur les tendances observées dans le développement des projets de Villes Intelligentes.

Le périmètre de l’étude

Nous avons mené cette étude après les 3 années de ‘Baromètre numérique des villes’ et afin d’évaluer les meilleures pratiques constatées dans la démarche vers la ‘Smart City’

Rappelons nous que les objectifs apparues en 2015 sur le baromètre de la numérisation des villes étaient :

  1. La qualité de service restait l’objectif principal
  2. L’attractivité était identifiée comme première motivation des villes
  3. La bonne gestion restait une préoccupation constante
  4. Le financement des projets numériques semblait être problématique pour 20% des projets
  5. La participation des citoyens restait faible
  6. La répartition de modes de gestion restait en grande majorité pilotée en interne

Pour cette étude, nous avons conduit des interviews qualitatifs auprès de villes et territoires que nous avions évaluées avec les membres de la commission comme ‘en pointe’ dans leur démarche Smart City

Nice, Montpellier, Mulhouse, Lyon, Milton Keynes (Angleterre), Israël et Vienne et nous avons enrichis ces interviews par des faits et constats d’autres villes sur les même questions par les membres de la commission.

Notre enquête portait sur l’existence ou non d’une équipe et d’un budget dédié, la gouvernance des projets, l’existence d’une vision stratégique avec une feuille de route, le choix des objectifs principaux, les différentes parties prenantes identifiées, l’implication des citoyens dans les décisions, les indicateurs de performance utilisés, les risques et challenges à prendre en compte et finalement la place de la technologie dans le projet: place centrale ou seulement outil ?

 

Les résultats

Voici les tendances majeures que nous avons pu observées sur les derniers projets de Smart Cities étudiés et considérés par les ‘pairs’ comme des projets de référence dans le domaine :

  1. Un projet de smart city aujourd’hui, c’est… une consultation publique en amont à partir d’une vision stratégique pour valider une feuille de route précise, avec le plus souvent la mise en place d’un Chief Digital Officer et d’une plateforme de données ouvertes autour de la construction de nouveaux partenariats, type consortium
  2. … et ce n’est plus forcément… un budget dédié mais des budgets répartis, pilotés et convergeants vers une même stratégie, une vision de moins en moins « technocentrée » mais une approche de plus en plus citizen centric et ce n’est plus forcément une équipe dédiée mais des animateurs/ innovateurs qui poussent le projet.
  3. Finalement, les projets de Smart City ont pour objectifs de développer l’économie et l’emploi, d’améliorer la vie des citoyens, de protéger l’environnement et le territoire.

Présentation des résultats de l’étude Villes Intelligentes 2016, Nice, Innovative City le 16 juin

Les détails sont sur le site du Syntec numérique

Watson au service de l’énergie : Retour sur l’intervention de Nicolas Sekkaki, Président IBM France, au salon Smart Energies

L’article d’ « Industrie et Technologies » revient sur le potentiel de Watson dans l’énergie, développé au Salon Smart Energies, et cite également quelques passages de mon interview: « Nous ne sommes pas des énergéticiens, mais des experts de la donnée. Nous sommes là pour aider à la décision et faire de la prédiction »

Le Secteur énergétique est bousculé par la baisse des prix, par une évolution extrèmement rapide vers un mix Centralisé – Décentralisé dont le point d’inflexion et d’accélération se situera le jour où les prix des moyens de stockage d’énergie personnel seront complètement accessibles ( de 3 à 5 ans ) et où les nouveaux tarifs TURP vont favoriser l’auto-cosommation et tout cela dans un contexte de ‘right off de bilan’ et de besoins d’investissements extrèmement lourd.

Le secteur devient un secteur de l’Energie-Digitale

De nouveaux acteurs arrivent, les SolarCity, Nest et autres et les énergéticiens traditionnels doivent et sont en plein re-invention pour accompagner mais mieux pouvoir anticiper cette lame de fond.

Dans ce contexte du tout Data, d’équilibrage temps réel, d’anticipation de phénomènes intermittents, de nouvelles relations clients, de ‘foisonnement’ de données qu’il faut comprendre et interpréter, le cognitif  a toute sa place pour : échanger en langage naturel, apprendre et adapter ses réponses tout en les documentant, traiter le non structuré et aider l’humain dans sa décision.

C’est ce que notre Président a présenté dans son intervention

Retrouvez l’article complet sur: http://www.industrie-techno.com/ibm-met-watson-au-service-de-l-energie.44424