Audition sur les eco-systèmes numériques dans les Smart City.

J’ai eu l’occasion cette semaine d’être ‘audité’ par une commission présidée par Akim Oural, adjoint numérique à la Mairie de Lille,  membre du Conseil National du Numérique et de l’association Haut Débit France.

Cette audition se passait dans une salle du Quai d’Orsay, magnifique batiment de la République.

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L’objectif était de faire un point sur les eco-systèmes numériques impliqués dans les Smart City et où en étaient les avancées de la Smart City dans les villes.

J’ai balayé rapidement le paysage tel que nous le voyons évolué ces dernières années pour se focaliser sur les moyens de déploiement.

Quelle soit connectée, économe, sure, inclusive, circulaire, collaborative ou intelligente, la ville est, et devient le coeur de vie de la majorité de la population et donc le lieu des défis environnementaux, de tolérance, de vie en commun mais aussi d’opportunités du savoir et de la création.

Avec 600 villes ( 300 dans le Nord et 300 dans le Sud ) qui regrouperont bientot les 2/3 de la population et 60% du PIB, il est urgence d’agir !

Il est acquis que le numérique transforme les usages ( Airbnb, Uber, Drivy, Blablacar … ) pour ne citer que les plus emblématiques exemples d’acteurs de la mobilité et de la location et qu’il bouscule les structures, la chaine de valeur des acteurs et les gouvernances par silo établies.

Il est aussi acquis que la ‘ville intelligente’ se construit à partir d’une vision, si possible validée par les habitants (en accord avec le besoin de participation citoyenne), qu’elle est un chemin à construire vers le ‘mieux vivre’, qu’il faut une équipe ou tout au moins  des personnées mandatées ( CDO ou pas ) sur ce sujet et en position hierarchique suffisante pour imposer une approche qui intègre les services et les thématiques au dela du découpage de la comptabilité M14 ….et cela supporté par une volonté politique forte.

Répondre aux contraintes écologiques, assurer un developpement économique et d’attractivité du territoire, rechercher et apporter  des solutions pour mieux vivre ensemble, de façon plus agréable et pour un moindre cout sont les objectifs les plus courants partagés par les décideurs et élus.

L’enjeu se situe vraiment sur le ‘Comment’ déployer cette vision, par quelle priorité commencer, avec quel budget et de quelle manière ?

Optimisation et réduction des dépenses de gestion des poubelles et des espace verts à Madrid supporté par une solution en interaction avec la population par IBM, Hackaton à San Diego avec 200 développeurs pour apporter des solutions garantissant à 2020 – 40% de Co², solution de réduction drastique de la dépense en énergie à Chartres par un pilotage des candelabres numérisés, réduction de la consommation énergétique dans le gigantesque campus de l’Université de l’Ohio aux Etats Unis par ENGIE pour un contrat de plus de 1 Milliard et sur 50 ans, réduction des fuites d’eau du le Grand Lyon de près de 24% avec la solution Waternamics de Veolia avec IBM … autant de projets déployées, grands et petites qui contribuent à cette démarche.

IBM a choisi de s’allier avec des acteurs majeurs de la ville que sont Veolia, ENGIE dans le cadre d’acteurs mondiaux et par projet avec SPIE, Transdev notamment, car nous sommes convaincus que la transformation digitale des processus de la collectivité se fera principalement au travers des renouvellements de partenaires majeurs dans les grands projets de la ville, comme Smart Water à Lyon, comme le projet en cours de décision à Dijon ou le projet de Madrid dont je parlais ou des projets liés à la sécurité et à la coordination d’actions en cadre de catastrophe naturelle comme celui engagé à Nice sur l’innondation.Ces projets porteurs d’économies pour la collectivité et de nouveaux services pour les habitants encapsulent les innovations numériques et/ou la plateforme de pilotage mise à la disposition de la collectivité pour poursuivre son déploiement de la ‘ville intelligente’

Au delà, les animations autour des données de l’Open Data à Montpellier, Toulouse, San Diego, Los Angeles,Paris ou Lyon … ou tant d’autres villes complètent la démarche avec de nouvelles solutions légères, souvents développées par des start up autour d’usages complémentaires pour la population.

C’est la réunion des deux qui permettra de tirer tous les bénéfices du numérique, tant sur le plan économique que sur le plan de l’usage et favorisera l’attractivité du territoire.