Ou est la RetD des villes ? De Vivatech au bassin local les start up apportent la réponse.

Toutes les entreprises font de la recherche et du développement, de la PME aux grands groupes, avec des montants de dépenses variables mais qui ramenées à son PIB s’évalue en France habituellement autour de 2%.

17 juin 16 VIVATECH IMG_2871

 

De très grands entreprises investissement chaque année des parts plus que significatives de leur chiffre d’affaire pour se régénérer, survivre face à une concurrence féroce, innover, voire créer la future vague technologique.

Ainsi IBM est toujours présent après de multiples transformations, 106 ans après sa création en maintenant chaque année une dépense de RetD de l’ordre de 6 milliards lui permettant d’être en tête du nombre de brevets déposés dans le monde par une entreprise privée depuis 25 ans.

Apple aujourd’hui sur-enchérie avec une dépense de près de 8 Milliards de dollars par an.

Les collectivités n’ont ni structure de recherche ou de développement, ni de budget affecté à de telles dépenses.
Et pourtant, face à une transformation de la société sans précédent tirée par le numérique, à des changement d’usages , à une ‘disruption’ de la relaiton entre la mairie et l’habitant et de nouveaux besoins de participation exprimés, les collectivités n’ont jamais eu autant besoin d’innover, de créer ou de se réinventer.

Vivatech a confirmé le foisonnement et la richesse des start up que la France a su faire éclore et développer ces dernières années, plus de 4000 étaient présentes au salon avec un certain nombre d’entrées elles liées aux thématiques de la Smart City.

Se sont rués Porte de Versailles les porteurs de la nouvelle économie, autour des entreprises qui ont mis les start up au coeur de leur politique d’innovation. SNCF comme un des grands précurseurs de cette démarche autour de la mobilité, Accor bousculé par l’économie des plateformes, ENGIE pour accélérer les outils de la transformation énergétique , mais aussi EDF, LVMH, Air France, Carrefour, Valeo … et les spécialistes tes technologies qui leur amènent des outils comme IBM, Cisco ou Cap Gemini et des GAFA riches de leurs données comme Google ou Facebook.

Elles sont porteurs de l’innovatio, capables de résoudre des problèmes que les entreprises traditionnelles n’ont su réousdre en interne, elles représentent  ainsi une partie grandissante de la RetD des grands groupes.
Porteuses d’attractivité pour les employés, d’ouverture au monde et de diversité, moyen de remettre en cause des systèmes de RetD ou d’innovation internes parfois endormis ou ‘englués’ par des process internes, les start up permettent un rafraîchissement et une agilité qui peut faire défaut à certains grand groupes.
Le croisement grand groupe , start up n’est pas une spécificité française, mais nous serions les plus avancés dans ce domaine selon un dertains nombre d’études.

Cette accélération liée aux technologies, au développement de l’esprit entrepreneur chez nos jeunes étudiants a explosé avec le mouvement de la Frenchtech, annoncé par F Pellerin et L Gallois, amplifié par E Macron et A Lemerre, rassemblant les eco-systèmes numériques dans les Regions et à Paris, mais aussi aujourd’hui reliant les français parti créer à l’étranger, et annoncé au salon Vivatech avant hier avec le Pass Frenchtech permettant à des étrangers de rejoindre en France mouvement de création.

Durant la même période, la ville intelligente, demandeur du couplage des services de la ville et des nouvelles technologies a fédéré à son niveau des eco-systèmes de start up, porteuses de numérique ( via la Frenchtech ) mais aussi de technologies durables qui raisonnent avec l’évolution des territoires.

Paris, avec ses incubateurs uniques sur la planète, Lille avec le modèle ‘originel de la Frenchtech’ et Euratechnologies, Lyon avec sa fédération d’idées autour du TUBA, Montpellier avec le plus vieil incubateur d’Europe le BIC, Nantes et Rennes précurseurs de l’Open Data, Toulouse et les réseaux autour de Sigfox, Angers et le mouvement Internet des Objects

Les villes ont favorisé cette co-creation locale autour d’éco-systèmes grandes entreprises et start up pour créer la ville de demain, développer de nouveaux services facilitant le quotidien, autant de ‘vivatech’ locaux, autour de la ville qui animé, fédére et crée les conditions de développement en aidant et souvent en apportant ces données pour amorcer l’idée, le projet , le nouveau services.

Les start up organisées autour du thèmes de la ville intelligente ou du batiment ‘totem’ de la Frenchtech représentent la RetD des villes, leur coeur d’innovation et le moyen de ne pas être en rupture d’usage et de demandes avec sa population.Certains grands groupes, avec un apport d’innovation contribuent aussi à apporter cette innovation au travers d’AMI, de projet de RetD ou de partneriats d’inovation.Précurseur de telle démarche nous avons ouvert la voie avec les villes et acteurs locaux à Lyon, Nice, Montpellier, Lille ou avec Efficacity
Nous le poursuivons aujourd’hui avec la ‘Scalezone’ dans les locaux d’IBM en aidant des start up à grandir, à s’industrialiser et à leur apporter des contacts avec els grands groupes.

Avec les Start Up, au travers de la ville intelligente et de structures ou de projets que les villes ont su créer, fédérer, catalyser, elles ont ainsi trouvé le sang neuf de l’innovation qui leur faisaient défaut et combler un manque.