Le parking nouveau lieu ‘Smart’

Les parkings qui étaient devenus des lieux sales, parfois dangereux sont-ils en train de devenir des lieux ‘Smart’ au cœur de la multi-mobilité, où il fait bon passer car lieu d’échanges et de services incontournable.

18 avril 15 photo parking image

Les Métropoles, les grandes villes et parfois les plus petites ont organisé, depuis plusieurs années leurs centre-ville comme des lieux protégés voire vidés de la voiture autour de zones piétonnes irriguées par les transports ‘doux’.

Pourtant, si l’on ne veut pas exclure ceux qui n’habitent pas au centre, et en même temps garantir aux commerces un flux de clients suffisant, il est nécessaire d’organiser les parkings au mieux pour assurer l’accès au cœur de nos villes.

C’est bien évidemment un ‘casse-tête’ par l’augmentation permanente du nombre de voitures ( 1 Milliard de voitures atteint en 2007, en France avec 39 Millions de véhicules, leur nombre augmente chaque année entre 1 et 4 % dont 83% de véhicules particuliers en 2017 ), par les exigences de pollution minimale qui n’ont cessé d’être plus présentes mais aussi par le coût de la construction des parkings en ouvrage ( un des effets collatéral étant d’ailleurs l’augmentation des DSP parking permettant pour une collectivité de financer de telles constructions )

En 2018, par la réforme des parkings, les villes espèrent mieux ‘discipliner’ leurs automobilistes, en augmentant le cout des dépassements d’horaires et en apportant des ‘goodies’ numériques qui facilitent ou l’accès aux places, ou le paiement.

En complément les villes commencent à déployer de façon plus systématique et mieux structuré les Parking relais permettant l’accès aux Trams ou aux trains amenant de la banlieue. Sur ce sujet l’Ile de France parait clairement à la traine, souvent dû à la rareté des surfaces disponibles aux gares ‘critiques’ pour entrer dans Paris et poussant à un parking ‘sauvage’ sur la chaussée.

Existe-t-il au-delà de ces premières évolutions des tendances technologiques et comportementales qui vont aider à faire évoluer cette situation ?

Une étude commentée dans le site (parksmart.gbci) commente une partie de ces mutations .

L’arrivée des véhicules automnes, qui par définition devraient permettre de faire chuter la demande de stationnement (n’oublions pas que nos véhicules restent immobiliser plus de 80% de leur temps).Une étude de l’université du Texas prétend même que 12 véhicules classiques pourraient être remplacés par un véhicule automne au niveau de l’usage vers le centre-ville.

Les nouvelles priorités des consommateurs.Largement influencés par les jeunes générations qui n’ont connu que ‘ce monde’ de ‘rejet’ de la voiture et considèrent tout à fait normal de plus utiliser les transports en commun  (aux US les jeunes de moins de 30 ans sont 7.2 plus enclin à prendre les transports en commun que les plus de 60 ans – ‘Who’s on Board 2°14 – étude de Transit Center/RGS)

L’émergence de nouvelles pratiques collaboratives. Ne voit-on pas en ce moment la SNCF proposer à ces usagers de remplacer le train par le co-voiturage, se positionnant ainsi de façon quelque peu ‘provocatrice’ dans ce contexte comme un opérateur de mobilité du point A au point B.

Le développement ‘poussé’ de la multi modalité, qui intègre à la fois les aspects logistiques comme évoqué sur les parcs relais, mais aussi les facilités de paiement avec carte unique sur le territoire ( cas de Mulhouse avec une tarification mensuelle tout transport incluant les parkings ou de Dijon ).Ceci rejoint un thème que nous avions développé et démontré chez IBM depuis 2013 sur les outils numériques de multi-modalité temps réel et prédictive à Lyon, Montpellier en collaboration notamment avec Transdev.

Le développement de services, qui permettent de réserver des places à distance, de payer et prolonger le paiement par application mobile. Mais aussi les différentes expérimentations de partages de parkings, entre habitats et bureaux, entre parking publics et privés. Mais aussi les parkings comme lieux de services, en proposant par exemple des bornes électriques, et demain aussi lieux de conciergerie pour faire face à l’augmentation des commandes sur internet.

 

Dans tous ces cas, on comprend que le parking s’intègre de plus en plus dans la chaine de services de mobilité supporté par le numérique.Au-delà, on peut considérer que les parkings en ouvrage, notamment, vont devenir de plus en plus des lieux, peut-être pas de vie, mais en tout cas de services, aux véhicules bien sûr mais aussi à la personne comme se transforment en ce moment les gares ( la Gare Saint Lazare étant me semble-t-il la mieux structurée dans ce domaine à ce jour )

 

Cette tendance lourde qui transforme gares et parkings ces ‘nœuds ou lieux’ d’échanges de mobilité en lieux de services commerçants ou collaboratifs permettent aux habitants de faire coexister deux antagonismes : gagner du temps tout en faisant les achats nécessaires mais aussi libérer les centres villes pour ne les réserver qu’aux achats ‘plaisir-coup de coeur’ dans un contexte de flânerie loin du bruit et de la pollution.

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