Retour sur mon intervention au BIM World 2016

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Je suis intervenu le 7 avril lors de la conférence « Beyond Technologies, Be cognitive » pour parler de la ville apprenante et cognitive aux cotés de Bernard Ourghanlian, CTO de Microsoft France, et Guillaume de Saint Marc, Directeur de l’innovation de CISCO.

 
 
 
 
 
 

Ma présentation expliquait l’évolution de la Smart City vers la ville cognitive, et l’intégration des briques solutions d’IBM autour de l’Internet des Objets, Watson et des solutions pour les bâtiments. J’ai pu illustrer ceci notamment avec les travaux du Laboratoire de Dublin sur les bâtiments cognitifs.

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Une nouvelle orchestration des acteurs dans un projet de ville durable et intelligente

Le vice-président d’Innovation Bouygues Immobilier , Christian Grellier, l’a rappelé lors de son intervention à la conférence Smart Mauritius : «La technologie ne doit être qu’un moyen. Une ville durable c’est avant tout la recherche d’une meilleure qualité de vie avec un respect de l’environnement. Dans un tel projet, nous intégrons aussi bien les aspects intergénérationnels que le pilotage énergétique, le traitement des déchets ou les transports.»

Depuis plusieurs années, nous parlons de ‘Smart City’, pour IBM de ‘Smarter City’, pour d’autres de ‘Future Cities’ ou de ‘Cities of Tomorrow’ …

Autant de mots qui révèlent à la fois la nécessité et la volonté des acteurs de repenser la ville, ou plutôt son évolution dans un contexte démographique connu et d’une dégradation de la qualité de vie et du risque de pollution et de rareté des biens maintenant avérés.

Néanmoins, il faut probablement recadrer l’ambition et changer de paradigme et comprendre l’impact sur l’économie locale et la participation des habitants de la ville, une nouvelle orchestration des acteurs.

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La ville Intelligente n’est que le ‘moyen’ de la ville durable. C’est à la fois un ‘projet’ dans la durée, ce que symbolisent nos amis américains par le mot ‘journey’ ( un voyage ) mais aussi un changement de perspective ou de paragdime dans la façon de concevoir, de proposer, de construire et de gouverner.

En effet, le développement de la ville intelligente s’inscrit à la fois dans une trajectoire de projets successifs, de l’association du public et du privé et de l’utilisation d’un ecosystème local, composé d’acteurs universitaires, de start up et de participation citoyenne.

Il est maintenant acquis que l’autorité publique ne peut résoudre toutes les questions par elle même. Pour ce faire elle va associer les acteurs privés sous les différentes formes contractuelles et de partage financier et de gouvernance qui y sont associés.Délégation de service public pour la ‘Smart Water’ de Lyon avec le contrat de Veolia où IBM apporte son savoir faire numérique avec une solution de ‘SmartWater’ – Projet de ‘CREME’ pour l’appel Offre en cours de Dijon, considéré comme un élargissement d’un contrat de performance à de multiples objets publics et où le privé va garantir l’exécution du quotidien et la performance financière, voici deux exemples avancés de cette approche.

L’intégration des Start Up n’est plus à démontrer en étroite collaboration avec les territoires labélisés French tech et nous l’avions déja évoqué sur quelques exemples dans des articles précédents.

Enfin, la participation citoyenne apparait depuis quelques mois comme un moyen de ‘contrepoids’ au tout technique et surtout un moyen de mieux choisir et prioriser la succession des projets qui par nature vont composer la trajectoire de la ville intelligente.Co-conception, évaluation en temps réel du projet, alertes en temps réel de ce qui se passe dans la ville, autant de voies d’entrées et de co-gouvernance du citoyen dans la vie publique…alors qu’il a déserté les rangs du public lors des actes officiels des Mairies que sont les conseils municiapux….un moyen de relancer la participation démocratique !! ….

La Ville cognitive, intelligente et durable renforce ainsi son positionnement de moteur du développement durable, de catalyseur d’une économie locale et de faciliteur de la démocratie directe comme liant d’une population se détachant par ailleurs de ‘la politique’ exercée à l’ancienne.

Ville cognitive et apprenante

Les villes ont été associées depuis des années à de nombreux qualificatifs pour tenter d’appréhender et de préciser le comportement de cet ‘organisme vivant’ très spécifique.
Symbole de modernité au début du XXeme siècle, comparaison avec l’Amerique aux avenues à angles droits, aux transports urbains sur rail, aux grattes ciels sans fin, depuis quelques années elles sont devenues ‘Smart’, ingénieuses, connectées, adaptatives… et la technologie numérique vue comme un catalyseur de cette transformation semble s’être imposées au coeur de la cité.

Plus récemment, face aux avalanches de données, face aux possibilités apportées par l’Internet des objets et aux processus apprenant qui transforment et complètent les processus physiques.

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Dès les années 80’s les systèmes experts et ‘machines à bases de règles’ existaient et permettaient de résoudre certaines problématiques.
Mais les avancées de la technologie, les capacités de traitement, la baisse des couts, les capacités à échanger en langage humain ont remis au centre du jeu les machines cognitives.

Leur aplication à la ville est extrèmement récente mais correspond bien à la nécessité d’une ville apprenante et à la recherche de l’auto adaptation.
En tant qu’organisme vivant, revnouvelé en moyenne de 1% chaque année par de nouveaux quartiers mais face aux défis de la croissance démographique, de la pollution, de la consommation de ressources rares et aux défis de l’alimentation, la ville a besoin d ‘intégrer en temps réel son environnement et de s’adapter au plus vite aux nouvelles conditions en apportant des réponses adaptées.

Les solutions cognitives, telles que nous les déployons avec les solutions ‘Watson’ chez IBM pour les entreprises, ou pour la Santé très spécifiquement répond à cette demande et ouvre de nouveaux champs du possible au niveau du batiment et au niveau de la ville dans son ensemble.

Pour comprendre pourquoi l’enjeu et cette réponse sont adaptés, je vous propose de lire un article interessant sur l’apprentissage et la réponse.

Un passage intéressant de cet article :
‘Les villes et régions apprenantes ont en commun la volonté clairement affichée de placer l’innovation et l’apprentissage au cœur de leur stratégie de développement. Elles cherchent à stimuler l’activité économique en combinant selon des modalités diverses l’apprentissage à vie, l’innovation et l’utilisation créative des technologies de l’information et de la communication.La notion « d’apprentissage » dans les « villes apprenantes » recouvre à la fois l’apprentissage individuel et institutionnel.’

L’article complet
http://www.observateurocde.org/news/archivestory.php/aid/25/_AB_Villes_apprenantes__BB,_la_nouvelle_recette_du_d_E9veloppement_r_E9gional.html#sthash.3cGf1Pbd.dpuf

L’agilité, la cocréation et la rapidité, les nouvelles pratiques face à la concurrence invisible

IBM a récemment publié sa deuxième étude internationale sur les cadres dirigeants. A partir de 28 000 entretiens de 5 247 hauts dirigeants réalisés depuis 2003 dans 70 pays et auprès de 21 secteurs, l’objectif de cette étude est d’observer la réaction de ces dirigeants face à l’effacement des frontières qu’imposent les nouvelles économies disruptives.

Aujourd’hui, la peur de l’ubérisation est constante chez les dirigeants des entreprises historiques. L’époque où l’avantage concurrentiel se jouait autour du développement d’un produit de meilleur qualité ou à moindre prix est révolue. Prévoir les actions des ‘envahisseurs numériques’ qui vont s’emparer de la relation client et dont on ignore tout car ils ne sont jusqu’à leur apparition pas identifiés comme des concurrents est le plus grand challenge. La majorité des hauts dirigeants interrogés anticipent ainsi la concurrence future auprès de nouveaux secteurs pour la prochaine décennie.

Pour faire face à cette rupture, les principales pratiques mises en avant dans l’étude pour contre attaquer et trouver de nouveaux foyers d’innovation sont les suivantes :

  • Décentralisation des processus de décisions, pour permettre une meilleure agilité et autonomie favorisant un environnement créatif et d’innovation;
  • Renforcement des réseaux de l’écosystème avec une vision plus écocentrique portée à la fois sur les nouveaux marchés, les concurrents mais également les clients. Le développement de solutions conjointes à travers des partenariats & des cocréations avec les clients permet de renforcer ces réseaux. L’objectif est également de s’imposer comme un pivot de cet écosystème;
  • Modification des Business Modèles en favorisant une position de ‘First Mover’ avec de nouveaux modèles de revenus pour permettre de s’affirmer auprès des clients et  devenir le leader du marché.

Pour réaliser ces objectifs, 50% des dirigeants voient alors les nouvelles technologies comme vecteurs de création de valeur et générateurs de croissance. Les principales technologies qu’ils identifient sont à court terme le Cloud Computing, les Solutions Mobiles et l’Internet des Objets qui favorisent la rapidité, l’agilité, et la collaboration, ainsi que le cognitif dans une vision plus longue termiste pour la prévision, l’évaluation des risques et la personnalisation de l’offre.

Finalement, même si 34%  des dirigeants interrogés restent sur une vision égocentrique pour prévoir les tendances du futur et n’osent pas se tourner vers des secteurs qui sortent de leurs sentiers battus, 5% des entreprises sont déjà sensibilisées à ces pratiques. Leur vision à long terme, évolutive et agile leur accorde une solide réputation d’innovateur, et sont le moteur de leur croissance et rentabilité . Ils sont appelés les ‘Porteurs de flambeaux’ dans l’étude.

Vous pouvez retrouver l’étude complète sur: http://www-935.ibm.com/services/fr/fr/csuitestudy2015/

 

Apres plusieurs milliers de projets Smarter Cities conduits ou auxquels IBM a participé ces dernières années , les nouvelles technologies notamment le Cognitif et les plateformes analytiques supportées par le Cloud étendent les possibilités de progresser dans les moyens d’aider l’humain à prendre les meilleurs décisions dans les villes

Madrid utilise une plateforme technologique innovante qui permet d’améliorer la qualité des services, la communication entre les citoyens, l’anticipation des problèmes et la coordination des ressources

Michael Dixon, qui dirigeait l’initiative Smarter Cities a publié le mois dernier un article intéressant sur cette question:

« There is no doubt that IBM’s focus on the emerging Cognitive Era will have an impact in cities and state, local, and regional governments around the world in 2016.  After leading a broad variety of initiatives in Smarter Cities for nearly a decade, we can clearly see the opportunity to apply the latest advancements in technology to provide cities with leading edge services and cost efficiency, contributing to an improved quality of life for people and improved economic vitality for the cities themselves.
Over time, we expect that cities will increasingly become a “system of systems” — independent systems (in areas such as transportation, energy, education, and healthcare) will increasingly work together. Leveraging the Internet of Things, a myriad of devices will communicate with each other to deliver benefits, but without human intervention.
A great example stems from our recent purchase of The Weather Company. For instance, data from The Weather Company might predict a significant amount of rain. Because of the forecasting and historical information, a city could alert its citizens who might be affected by the storm, engage emergency services in preparation to provide the ideal amount of support where and when it would be needed, and notify people of events such as floodings, power outages, and street closures. It’s easy to suggest similar scenarios in traffic management, energy optimization, water use and a whole host of other things that affect our day-to-day lives.
However, most promising is our understanding that, through experiencing such events, the systems increasingly learn what works best and then integrate that information to deliver improved benefits in future — a cognitive system in action. The mobile app revolution, when coupled with emerging cognitive technologies, is increasingly providing opportunity for cities by providing an unprecedented level of communication with its citizens.
For example, in many of our smart water engagements, citizens are able to monitor their own water use directly, which promotes conservation. In addition, in Madrid, using mobile devices and social media, citizens are able to instantly communicate with the city and alert them to issues such as a leaking fire hydrant, traffic problems, a public safety concern, or damaged equipment in a playground. Just as importantly, citizens are now communicating with government about doing business and related workflow and having a significant impact on policy options and formation.
IBM has led the Smarter Cities revolution for the best part of a decade. We’ve always been clear that cities are engaged in a long-term evolution that will dramatically redefine what we mean by living, working and enjoying a city. Cognitive systems, now available in earnest, are taking that redefinition to a completely new level. »

IBM Insight Foundation for Energy

IBM Insights Foundation for Energy aux permet aux entreprises:

  • D’intégrer des données à partir de sources multiples : capteurs, vidéo,  systèmes d’acquisition et de contrôle des données,  surveillance météorologiques et systèmes de gestion des actifs
  • De susciter une prise de conscience contextuelle en corrélant, analysant et visualisant les données
  • Donner une vision à 360 degrés du transformateur individuel au réseau entier.
  • Evaluer la santé des actifs avec la corrélation des données des multiples sources
  • Créer des applications analytiques propres aux entreprises avec leurs algorithmes propriétaires et des modèles utilisant des outils et modules de bases.