EFFICACITY ‘de la recherche à l’innovation’ oeuvre pour la transition énergétique de la ville

Efficacity est un consortium entre les différents grands acteurs de la ville et de l’urbain : EDF, ENGIE, RATP dev, Veolia, Vinci , IBM ainsi que des sociétés d’engineering et la recherche publique, créé par l’Etat dans le cadre du grand Emprunt.

Il concentre l’excellence scientifique via des équipes pluridisciplinaires, mutualisées et agiles issus des 28 membres fondateurs

eff-eff

Efficacity a pour but de développer avec ces acteurs opérationnels des outils de simulation permettant de valider des innovations énergétiques pour pouvoir ensuite fournir des méthodes et des outils innovants et opérationnels aux grands acteurs de l’énergie et de la ville.

Par le suivi, le diagnostic et l’évaluation des apports et impacts des innovations énergétiques sur des îlots test, les outils d’Efficacity permettent d’évaluer les résultats et ainsi de déclencher les investissements nécessaires à l’intégration de ces innovations dans de grands projets urbains. C’est d’ailleurs selon ce processus que la Société du Grand paris, membre d’Efficacity, a collaboré avec les chercheurs sur l’éco conception des gares et des tunnels du métro parisien.

IBM, seul acteur 100% numérique du consortium, contribue par son excellence à apporter les outils devenus nécessaires comme pivot des solutions possibles au défi urbain.

Il s’agit d’utiliser les apports de l’internet des Objets, des plateformes de développement ouverts, du prédictif et du cognitif pour enrichir les modèles et les rendre plus  apprenants et adaptatifs.

IBM met plus spécifiquement, au delà de ses compétences humaines, à disposition d’Efficacity une plateforme de développement ouverte qui permet de partager les outils d’ Efficacity et ensuite de pouvoir les rendre visibles sur une place de marché mondiale.

Fort de ses 6 milliards de dollars d’investissement en R&D, IBM apporte les vagues successives d’innovations, comme aujourd’hui le Cognitif ou Blockchain  au service de ses clients et partenaires.eff-eff-rbt

Cette approche holistique de la transition énergétique est nécessaire.

En effet, cette question ne peut être abordée par un acteur seul qui ne pourra répondre à tous les enjeux de la ville. Ainsi, Efficacity apparait comme un moyen novateur, d’apporter des réponses innovantes et réplicables au défi de la transition énergétique de la ville par l’établissement de cet eco-système.

L’Open data, levier de création de valeur

Dans le cadre d’un projet de recherche avec les étudiants du Master Large Metropolis de Sciences Po Paris, nous avons travaillé au travers de questionnaires auprès de plus de 30 villes en Europe sur le phénomène de l’Open Data, ses opportunités, ses risques, les business model associés et les nouveaux vecteurs d’innovation des villes.

Etudiants du Master Large Metropolis de Sciences Po Paris pour la restitution finale de l’étude

Depuis la directive européenne de 2003 et sa transposition en 2015 dans la loi Walter en France la poussée des acteurs publics pour disposer des données ouvertes n’est plus à démontrer. On peut citer notamment le domaine des transports avec le ‘projet de loi pour la croissance et l’activité’ qui est l’un des plus visible sur la valeur qui peut en être tirée, et le débat encore en cours entre la RATP et l’application ‘Citymapper’.

Cette volonté d’ouverture des données est vue par les petites villes comme un besoin de transparence  alors que les plus grandes en attendent de la création de valeur par le développement de nouvelles applications apportant de nouveaux usages aux habitants – A Londres près de 425 applications s’appuyant sur les données de mobilité existent déjà.

Dans les grandes villes américaines, mais aussi françaises comme à Paris ou Lyon des ‘CDO’ – Chief Digital Officer – ont été nommés pour accélérer cette création de valeur et organiser cette ‘mélée’.

L’idée de ces métropoles est de faire de la ‘création numérique’ sur ces données. Pour améliorer l’usage des services de la ville, mais aussi pour poursuivre l’enrichissement de nouvelles données et permettre la plus grande participation des citoyens, ce que nous confirmait Nantes.

Les premières questions sont techniques autour de ‘l’interopérabilité‘ entre jeux de données des différentes villes pour permettre à ceux qui vont créer des usages de ne pas devoir redévelopper pour chaque lieu l’ensemble de la chaine de valeur. S’ajoute à cela l’approche souvent ‘silotée’ des données qui ne sont que rarement partagées en un lieu unique et croisées pour créer de nouvelles occurrences, c’est ce que nous avions démontré et réalisé à Montpellier lors de notre projet de recherche : croiser les données météo, avec les données de mobilité et les données d’anticipation des risques de montée d’eau localisés apportent une valeur importante non traitée auparavant.

Le deuxième enjeu est celui des ‘droits’ à payer ou pas et des coûts engendrés pour la collectivité pour produire des données de qualité qui respectent les spécificités de la loi.

A cette heure aucune décision formelle n’est prise et le débat est fort entre les partisans du tout gratuit et ceux qui considèrent qu’à minima les frais engendrés à la collectivité doivent être compensés, surtout si ces données sont utilisées ensuite à des fins commerciales, là encore Lyon fait figure de pionnier et ses choix sont analysés comme exemple.

En échange de leurs données, les citoyens veulent co créer les usages

Après la table ronde à laquelle j’ai participé à Lyon le 20 mai sur le Big Data et le rôle du citoyen, le Forum Smart City Bordeaux revenait lors d’une table ronde sur les enjeux de l’ouverture de données pour les citoyens et l’évolution des usages technologiques.

Pour Olivier Baccialone, délégué au développement régional du groupe La Poste en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, la numérisation du Groupe permet l’évolution des services proposés avec de nouveaux usages pour plus de proximité au quotidien et donc une simplification de la vie des usagers,  comme le service Domino qui permettra d’envoyer des colis à distance depuis chez soi.

Dans  les villes, l’entreprise de Stéphane Liénéré, Cartégie, collecte des données géolocalisées qui permettent de suivre les déménagements et les mouvements à l’intérieur d’une même commune. La ville peut alors à travers ce service améliorer sa communication envers les nouveaux habitants pour les informer des événements et services autour d’eux.

Afficher l'image d'origine

Cependant, afin de faire adhérer les citoyens à ses nouveaux usages, il est important de les impliquer dans leur développement et de ne pas leur imposer. Selon Alexandre Borderies, directeur d’activité relations citoyens chez Berger-Levrault, éditeur de logiciels, le citoyen doit être en mesure de pouvoir interragir et de choisir le canal qu’il souhaite utiliser en donnant ses idées et ses avis. C’est en co créant les usages que les citoyens deviendront partie prenante de l’ouverture des données, pour une vie citoyenne plus harmonieuse.

Ces débats confirment l’intérét avéré par l‘habitant pour pouvoir disposer de sa donnée, de pouvoir agir avec les acteurs capables d’appoter de la valeur et amener de nouveaux usages permis par le numérique.

Cette tendance est en accélération depuis 18, 24 mois sur le rôle de plus en plus important de l’habitant dans le jeu des acteurs de la ville intelligente…

Nous l’avions identifié dans un projet en 2013 par leurs actions et commentaires au travers des réseaux sociaux et leur volonté de co-créer la ville

Retrouvez l’article complet sur: http://objectifaquitaine.latribune.fr/evenements/smart-city/2016-05-25/smart-city-les-enjeux-de-l-innovation-et-ses-usages-dans-la-ville.html

 

L’enjeu est la plateforme de mobilité : Montreal ne s’y est pas trompé

Capture
crédit: livemontreal

Après Chicago, c’est au tour de Montréal ce vendredi 22 avril d’annoncer un partenariat d’entente avec Waze, application de navigation gratuite appartenant à Google et permettant aux conducteurs de calculer des itinéraires et de connaître en temps réel l’état du traffic grâce à son volet social et à la communauté de Wazers qui signalent directement les embouteillages, accidents, etc, mais surtout rassemblant des informations issues des personnes qui se déplacent.

Durant ce pilote d’une durée de 2 ans, les données récupérées par l’application seront fournies à la Ville de Montréal, qui en échange communiquera par exemple sur les rues fermées pour les travaux de voiries à Waze  pour enrichir les informations mises à disposition des utilisateurs avec des informations publiques certifiées.

Pourquoi une telle démarche ?

Ainsi, en récoltant ces données via Waze, Montréal  confirme la nécessité de récupérer les données de mobilité, quelles qu’en soient leur source et de créer une plateforme de données de mobilité au niveau local,  de les classer, les analyser en appliquant de l’analytique ou du cognitif, pour donner des informations tangibles et pertinentes aux conducteurs et citoyens.

Au delà, c’est aussi le défi pour la collectivité locale de garder l’autorité en matière de transports et de communiquer conformément à sa politique de mobilité

IBM a signé un parteneriat avec PSA et les 3 marques du groupe pour avoir accès à de nouvelles sources de données précieuses afin de pouvoir extraire par l’analytique de l’information complémentaire

Dans un même ordre d’idée le rachat par IBM de la compagnie ‘The Weather’ permet d’intégrer au delà des données de mobilité des informations météorologiques sur des rectangles de quelques centaines de mètres permettant en corrélation avec d’autres données d’apporter de l’information et des suggestions de mobilités qui tiennent compte des conditions météo.

L’enjeu pour la collectivité territoriale est de pouvoir rassembler ces sources de données, de les traiter avec un angle de services nouveaux, de prédiction, d’anticipation de décision et de les enrichir par des informations publiques validées, avérées et vérifiées que ses services de mobilités ou des acteurs qui accèderont à ces données mettront à la disposition de la population dans des conditions définies.

 

L’Open Data, moteur du développement de la ville intelligente

IMG_5466Le 19 avril se tenait une discussion à Genève autour de la ville intelligente et de l’ouverture des données publiques. Dans le cadre des 25 ans du SITG (Système d’Information du Territoire à Genève), chercheurs et informaticiens livraient un état des lieux suite à la mise à disposition  en libre accès des deux tiers des données du SITG  depuis 2014.

En effet,  l’organisation créée en 1991 par l’Etat est convaincue que le Big Data va permettre de développer la ville intelligente de demain, et l’enjeux aujourd’hui est de promouvoir  l’utilisation par les citoyens de cette plateforme ouverte de données . Avec la carte de la qualité de l’air, du traffic en temps réel ou encore du réseau cyclable, une multitude de projets améliorant la qualité dans les villes s’ouvre à l’imagination des citoyens et développeurs.

Ainsi en 2013, des New Yorkais ont utilisé les données publiques pour créer HealthyOut, une application permettant de toujours pouvoir trouver aux alentours des restaurants adaptés à leurs régimes et préférences alimentaires, et ainsi gagner le concours organisé par la ville.

Cette initiative se généralise aujourd’hui et en France Rennes, Toulouse ou encore Paris ont également menés des concours pour améliorer la ville au quotidien.  Pour réaliser ces projets, le site Open Data Paris communique par exemple la liste des stations de services de véhicules ou encore des données d’éclairage public et de signalisation lumineuse tricolore.

Capture
Source: dataparis.io

La Smart City, un marché à 1,4 trillion de dollars en 2020 selon une étude de Grand View Research

Avec une croissance estimée à 13,6% par an depuis 2014, la taille du marché mondial prévue pour 2020 est le triple de 2013 avec pour cause principale l’augmentation exponentielle de la population dans les villes .

Selon l’étude de Grand View Research, cabinet de conseil et de recherche californien, le secteur leader depuis 2013 avec 15,2% de croissance par an reste celui du transport intelligent.

Second secteur en forte croissance, la sécurité qui devrait atteindre 77,2 milliards de dollars en 2020, due à l’augmentation importante des risques de cyber-attaques et donc la nécessité de sécuriser les infrastructures et les systèmes d’information. L’essor du cognitif, qui facilite la détection des fraudes et menaces par rapport aux mécanismes de sécurité traditionnels, participe à la croissance du secteur, évaluée à 14,8% par an depuis 2014.

Fortement positionné sur le cognitif et l’Internet des Objets, objetsconnecte.com préconise qu’IBM sera un acteur phare dans le paysage des Smart Cities en 2020.

 

 

L’Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environment et du Développement Durable veut accélerer le développement des Smart Cities

Symbole de la politique éco-industrielle de la Métropole Nice Côte d’Azur, l’IMREDD, aujourd’hui installé au sein de Nice Premium, vient de révéler ce lundi 21 Mars les bâtiments qu’il occupera en 2018 pour un investissement de 18M€.

L’institut se revendiquant comme la première plateforme collaborative de France a pour objectif à horizon 2020 d’aider au développement des Smart Cities en boostant l’innovation technologique.

Il a donc décidé de s’installer dans des locaux éco-conçus au coeur de l’Eco-Vallée, la technopole urbaine choisie par Cisco, Orange et IBM, favorisant une synergie entre grands groupes industriels, start ups locales et chercheurs. En effet, l’IMREDD regroupera environ 100 chercheurs, 50 doctorants et 500 étudiants sur les domaines du cycle de l’eau, des bâtiments et de la mobilité intelligente, et des risques liés à l’environnement.

Le futur bâtiment de l'IMREDD a été dévoilé ce lundi. Il s'installera dans l'Eco-Vallée en 2018
Futur bâtiment de l’IMREDD                                                                                                    Crédit: DR

En savoir plus sur: http://marseille.latribune.fr/innovation/2016-03-21/quel-futur-role-pour-l-imredd.html