L’Open Data, moteur du développement de la ville intelligente

IMG_5466Le 19 avril se tenait une discussion à Genève autour de la ville intelligente et de l’ouverture des données publiques. Dans le cadre des 25 ans du SITG (Système d’Information du Territoire à Genève), chercheurs et informaticiens livraient un état des lieux suite à la mise à disposition  en libre accès des deux tiers des données du SITG  depuis 2014.

En effet,  l’organisation créée en 1991 par l’Etat est convaincue que le Big Data va permettre de développer la ville intelligente de demain, et l’enjeux aujourd’hui est de promouvoir  l’utilisation par les citoyens de cette plateforme ouverte de données . Avec la carte de la qualité de l’air, du traffic en temps réel ou encore du réseau cyclable, une multitude de projets améliorant la qualité dans les villes s’ouvre à l’imagination des citoyens et développeurs.

Ainsi en 2013, des New Yorkais ont utilisé les données publiques pour créer HealthyOut, une application permettant de toujours pouvoir trouver aux alentours des restaurants adaptés à leurs régimes et préférences alimentaires, et ainsi gagner le concours organisé par la ville.

Cette initiative se généralise aujourd’hui et en France Rennes, Toulouse ou encore Paris ont également menés des concours pour améliorer la ville au quotidien.  Pour réaliser ces projets, le site Open Data Paris communique par exemple la liste des stations de services de véhicules ou encore des données d’éclairage public et de signalisation lumineuse tricolore.

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Source: dataparis.io

Une nouvelle orchestration des acteurs dans un projet de ville durable et intelligente

Le vice-président d’Innovation Bouygues Immobilier , Christian Grellier, l’a rappelé lors de son intervention à la conférence Smart Mauritius : «La technologie ne doit être qu’un moyen. Une ville durable c’est avant tout la recherche d’une meilleure qualité de vie avec un respect de l’environnement. Dans un tel projet, nous intégrons aussi bien les aspects intergénérationnels que le pilotage énergétique, le traitement des déchets ou les transports.»

Depuis plusieurs années, nous parlons de ‘Smart City’, pour IBM de ‘Smarter City’, pour d’autres de ‘Future Cities’ ou de ‘Cities of Tomorrow’ …

Autant de mots qui révèlent à la fois la nécessité et la volonté des acteurs de repenser la ville, ou plutôt son évolution dans un contexte démographique connu et d’une dégradation de la qualité de vie et du risque de pollution et de rareté des biens maintenant avérés.

Néanmoins, il faut probablement recadrer l’ambition et changer de paradigme et comprendre l’impact sur l’économie locale et la participation des habitants de la ville, une nouvelle orchestration des acteurs.

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La ville Intelligente n’est que le ‘moyen’ de la ville durable. C’est à la fois un ‘projet’ dans la durée, ce que symbolisent nos amis américains par le mot ‘journey’ ( un voyage ) mais aussi un changement de perspective ou de paragdime dans la façon de concevoir, de proposer, de construire et de gouverner.

En effet, le développement de la ville intelligente s’inscrit à la fois dans une trajectoire de projets successifs, de l’association du public et du privé et de l’utilisation d’un ecosystème local, composé d’acteurs universitaires, de start up et de participation citoyenne.

Il est maintenant acquis que l’autorité publique ne peut résoudre toutes les questions par elle même. Pour ce faire elle va associer les acteurs privés sous les différentes formes contractuelles et de partage financier et de gouvernance qui y sont associés.Délégation de service public pour la ‘Smart Water’ de Lyon avec le contrat de Veolia où IBM apporte son savoir faire numérique avec une solution de ‘SmartWater’ – Projet de ‘CREME’ pour l’appel Offre en cours de Dijon, considéré comme un élargissement d’un contrat de performance à de multiples objets publics et où le privé va garantir l’exécution du quotidien et la performance financière, voici deux exemples avancés de cette approche.

L’intégration des Start Up n’est plus à démontrer en étroite collaboration avec les territoires labélisés French tech et nous l’avions déja évoqué sur quelques exemples dans des articles précédents.

Enfin, la participation citoyenne apparait depuis quelques mois comme un moyen de ‘contrepoids’ au tout technique et surtout un moyen de mieux choisir et prioriser la succession des projets qui par nature vont composer la trajectoire de la ville intelligente.Co-conception, évaluation en temps réel du projet, alertes en temps réel de ce qui se passe dans la ville, autant de voies d’entrées et de co-gouvernance du citoyen dans la vie publique…alors qu’il a déserté les rangs du public lors des actes officiels des Mairies que sont les conseils municiapux….un moyen de relancer la participation démocratique !! ….

La Ville cognitive, intelligente et durable renforce ainsi son positionnement de moteur du développement durable, de catalyseur d’une économie locale et de faciliteur de la démocratie directe comme liant d’une population se détachant par ailleurs de ‘la politique’ exercée à l’ancienne.

L’Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environment et du Développement Durable veut accélerer le développement des Smart Cities

Symbole de la politique éco-industrielle de la Métropole Nice Côte d’Azur, l’IMREDD, aujourd’hui installé au sein de Nice Premium, vient de révéler ce lundi 21 Mars les bâtiments qu’il occupera en 2018 pour un investissement de 18M€.

L’institut se revendiquant comme la première plateforme collaborative de France a pour objectif à horizon 2020 d’aider au développement des Smart Cities en boostant l’innovation technologique.

Il a donc décidé de s’installer dans des locaux éco-conçus au coeur de l’Eco-Vallée, la technopole urbaine choisie par Cisco, Orange et IBM, favorisant une synergie entre grands groupes industriels, start ups locales et chercheurs. En effet, l’IMREDD regroupera environ 100 chercheurs, 50 doctorants et 500 étudiants sur les domaines du cycle de l’eau, des bâtiments et de la mobilité intelligente, et des risques liés à l’environnement.

Le futur bâtiment de l'IMREDD a été dévoilé ce lundi. Il s'installera dans l'Eco-Vallée en 2018
Futur bâtiment de l’IMREDD                                                                                                    Crédit: DR

En savoir plus sur: http://marseille.latribune.fr/innovation/2016-03-21/quel-futur-role-pour-l-imredd.html

L’agilité, la cocréation et la rapidité, les nouvelles pratiques face à la concurrence invisible

IBM a récemment publié sa deuxième étude internationale sur les cadres dirigeants. A partir de 28 000 entretiens de 5 247 hauts dirigeants réalisés depuis 2003 dans 70 pays et auprès de 21 secteurs, l’objectif de cette étude est d’observer la réaction de ces dirigeants face à l’effacement des frontières qu’imposent les nouvelles économies disruptives.

Aujourd’hui, la peur de l’ubérisation est constante chez les dirigeants des entreprises historiques. L’époque où l’avantage concurrentiel se jouait autour du développement d’un produit de meilleur qualité ou à moindre prix est révolue. Prévoir les actions des ‘envahisseurs numériques’ qui vont s’emparer de la relation client et dont on ignore tout car ils ne sont jusqu’à leur apparition pas identifiés comme des concurrents est le plus grand challenge. La majorité des hauts dirigeants interrogés anticipent ainsi la concurrence future auprès de nouveaux secteurs pour la prochaine décennie.

Pour faire face à cette rupture, les principales pratiques mises en avant dans l’étude pour contre attaquer et trouver de nouveaux foyers d’innovation sont les suivantes :

  • Décentralisation des processus de décisions, pour permettre une meilleure agilité et autonomie favorisant un environnement créatif et d’innovation;
  • Renforcement des réseaux de l’écosystème avec une vision plus écocentrique portée à la fois sur les nouveaux marchés, les concurrents mais également les clients. Le développement de solutions conjointes à travers des partenariats & des cocréations avec les clients permet de renforcer ces réseaux. L’objectif est également de s’imposer comme un pivot de cet écosystème;
  • Modification des Business Modèles en favorisant une position de ‘First Mover’ avec de nouveaux modèles de revenus pour permettre de s’affirmer auprès des clients et  devenir le leader du marché.

Pour réaliser ces objectifs, 50% des dirigeants voient alors les nouvelles technologies comme vecteurs de création de valeur et générateurs de croissance. Les principales technologies qu’ils identifient sont à court terme le Cloud Computing, les Solutions Mobiles et l’Internet des Objets qui favorisent la rapidité, l’agilité, et la collaboration, ainsi que le cognitif dans une vision plus longue termiste pour la prévision, l’évaluation des risques et la personnalisation de l’offre.

Finalement, même si 34%  des dirigeants interrogés restent sur une vision égocentrique pour prévoir les tendances du futur et n’osent pas se tourner vers des secteurs qui sortent de leurs sentiers battus, 5% des entreprises sont déjà sensibilisées à ces pratiques. Leur vision à long terme, évolutive et agile leur accorde une solide réputation d’innovateur, et sont le moteur de leur croissance et rentabilité . Ils sont appelés les ‘Porteurs de flambeaux’ dans l’étude.

Vous pouvez retrouver l’étude complète sur: http://www-935.ibm.com/services/fr/fr/csuitestudy2015/

 

Création d’un fonds de 50M€ pour le développement des villes intelligentes

Le Comissariat général à l’investissement (CGI) et Bpifrance viennent d’annoncer la création d’un fonds Ville de Demain (VDD), fonds d’amorçage qui investira au capital des sociétés en création qui souhaitent développer des technologies et services à destination de la ville intelligente.

Ce fonds fait partie des 440 M€ mobilisés dans le cadre du programme Investissements d’avenir. Plus de détail en suivant ce lien: http://www.vipress.net/un-fonds-public-de-50-me-pour-la-ville-intelligente/

Les voeux de la French Tech

Le 29 janvier aux voeux de la Frenchtech plusieurs centaines de personnes se pressaient auprès du ministre Macron pour célébrer ce mouvement de fond autour des start up.

La France a marqué sa détermination, sa créativité et son dynamisme sur ce domaine.

Près de un jeune sur 4 dans les écoles veulent créer leur entreprise, une révolution dans un monde qui historiquement ne visait que les grands groupes.

Même si leur effet n’est pas encore visible dans les statistiques du chomage, ce positionnement aura des retombées certaines sur l’innovation, la créativité et l’emploi.

Les villes du futurs à la recherche de nouveaux usages travaillent de plus en plus avec les start up.

Chez IBM nous les associons à nos projets, à Montpellier ou à Lille pour en citer que ces deux projets.

 

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Source : Actualité