Angers, nouvelle étape Smart City

Depuis 10 ans les projets smart City se déploient dans les territoires en France et dans le monde ; la France avec l’annonce du projet d’Angers et après celui de Dijon a-t-elle trouvé un modèle spécifique ?

Des simples expériences aux projets les plus complexes, l’ambition reste la même : améliorer la vie des habitants en changeant certains usages et en apportant de nouveaux services, optimiser la production des services aux habitants et limiter les dépenses inutiles.

À cela se sont superposés d’autres objectifs : développer l’attractivité du territoire, sûrement l’un des tout premiers objectifs pour les villes françaises et plus récemment sécuriser un développement plus durable, voire une utilisation frugale des ressources rares tout en associant de plus en plus les citoyens aux choix et décisions qui les impactent.

On sait que la donnée et les solutions numériques sont au cœur de ces nouvelles possibilités. Pour se situer (informations géospatiales par exemple), pour mieux savoir et comprendre (information multimodale, information de consommation, information de capteurs, identification d’un modèle et prédiction de comportement…), pour disposer de choix d’actions (proposition d’alternatives de déplacements, co-voiturage, AirbnB …) d’opportunités (informations de tout ordre, offres, stocks, réductions…), pour détecter les anomalies (capteurs de bruits, de pression, de vibrations …), pour informer les décideurs (collection d’informations, tableaux de synthèse, dashboard de services ou de villes …), pour les corréler et apprendre de nouvelles informations.

Angers représente un composé de tous ces objectifs, comme est en train de le réaliser Dijon en France et comme l’avait fait Nice dès 2014 avec IBM en étant la première ville de France à positionner un Hyperviseur pour analyser le Traffic, la pollution et développer de multiples applications autour du monitoring urbain.

L’approche française semble se distinguer par 5 éléments constitutifs spécifiques.

1 => Un projet à l’échelle sur une ville intégrant différents ‘vertical’ et la transformation de leur exploitation sur plus de 10 ans en intégrant de nouvelles technologies et de l’intelligence pour réduire le budget de fonctionnement. Les principaux services qui semblent constituer le socle de ces projets sont l’éclairage public et la gestion de l’énergie dans les bâtiments publics apportant tous les deux des économies, de plus de 60 % pour le premier et entre 20 et 30 % pour le second (objectifs définis à Angers). Ensuite la gestion de l’eau, qui permet d’augmenter le rendement et donc de produire moins d’eau potable pour la même quantité d’eau distribuée et de réduire les fuites (objectifs de 30 % d’amélioration à Angers portés par Suez, à Lyon le projet HUBLOT avec Veolia permettait de réagir à toute fuite en 72h). Enfin, la gestion des feux tricolores en intégrant plus de capteurs permettant de mieux intégrer la réalité du trafic en temps réel et optionnellement la gestion des parkings et des amendes pour dépassements de temps qui apportent des gains. C’est le ‘corps’ du projet qui justifie le projet par ses gains de fonctionnement

2 => Le choix d’un consortium d’opérateurs métiers, épaulés par un opérateur numérique, et avec une exécution locale créant des emplois. A Montpellier nous avions travaillé avec Veolia, Predict, Transdev, Synox ..), à Dijon le consortium est porté par Bouygues, Citelum, Suez, Cap; à Angers par ENGIE, La Poste et Suez.

3 => La mise en place d’un hyperviseur de la ville regroupant les données utiles au-dessus des centres de gestion par métiers pour en tirer de nouvelles informations, ouvrir la donnée publique, créer de nouveau usages avec l’objectif principal de ‘rendre service’ à la population.

4 => La mise en œuvre dans le territoire d’activités d’innovation, de recherche et d’enseignement autour des thèmes portés par le projet associé à des starts up.

5 => Une mise en œuvre de concertation citoyenne pour affiner les nouveaux services plébiscités par la population en réservant un budget identifié pour ces travaux afin que le projet ne soit pas vécu comme une décision des élus imposée à la population, et qu’il puisse évoluer dans le temps avec les besoins.

Ces 5 caractéristiques permettent de répondre aux objectifs majeurs d’économie, de modernisation, de meilleure réponse aux besoins des habitants et de développement économique du territoire qui se dote d’un projet et d’une vision à long terme dans le cadre d’un développement plus durable et frugal de la ville.

Vivatech : les start-ups et les villes

Plus de 2300 start-ups ont exposé leurs dernières innovations à Viva Technology fin mai 2019.

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Elles sont présentes dans tous les domaines de l’industrie (énergie, mobilité, écologie, beauté, télécommunications…) et travaillent souvent sur l’IoT, l’IA, la réalité virtuelle et/ou les plateformes numériques. Qu’elles soient ‘incubées’ par de grands groupes ou accompagnées par les territoires, les start-ups représentent un levier d’innovation très important : « Vivatech » est ainsi devenu un événement hors norme, proche du CES de Las Vegas en nombre de visiteurs.

Pour les grands groupes, elles sont à la fois une preuve de leur investissement dans l’innovation et leur moyen de trouver de nouvelles sources d’idées à l’extérieur pour éviter de se faire ‘disrupter’ par un inconnu émergeant sur leur marché. Elles représentent le futur : les start-ups jouent en effet un rôle important en termes de recherche et de développement. Elles travaillent sur de nouveaux usages et les solutions les plus prometteuses et abouties pourront ensuite être mises à l’échelle par l’entreprise qui les ‘accélère’. Les entreprises, qui ont bien compris les enjeux liés aux start-ups, les ont placées au cœur de leur stratégie.

Mais qu’en est-il des villes ? Les villes en tant que telles n’étaient pas présentes au salon mais les Régions représentaient les territoires, ce qui peut paraitre logique au regard de leur compétence de ‘chef de file’ du développement économique. Néanmoins  leur absence, qui pourrait laisser penser qu’elles laissent le soin aux entreprises d’innover pour leur compte, est à nuancer. Les Métropoles et grandes villes sont très engagées dans l’aide au développement des écosystèmes d’innovation. Les villes s’appuient sur les nouvelles solutions apportées par les entreprises mais sont aussi très actives elles-mêmes en tirant parti des start-ups de leur territoire.

Il existe en effet de nombreux lieux d’innovation dans les villes sur le territoire français et à l’étranger. Ces lieux sont soutenus par les villes, même si elles n’en sont pas toujours à l’origine. De tels espaces sont des lieux d’expérimentations et d’innovations autour des habitudes de la vie quotidienne, de la gestion des ressources rares, la vie citoyenne, la consommation et tous les sujets qui peuvent être réinventés grâce aux nouvelles technologies.

Quelques-uns de ces lieux sont remarquables comme par exemple la zone Darwin de Bordeaux ou les ‘TUBA’ (Tubes A Expérimentation Urbaine) à Mulhouse et à Lyon. Des projets sont en cours de déploiement, comme à la Cartoucherie de Toulouse, qui se transformera en éco-quartier d’ici 2020. A l’étranger également, en Europe (Berlin, Copenhague pour ne citer qu’elles) et dans le reste du monde, la tendance est la même. Ainsi la ville de San Francisco a développé un programme, l’Office of Civic Innovation, pour réinventer la ville et son modèle économique. La ville travaille avec les start-ups, les citoyens et les grandes entreprises sur des projets ayant pour but d’améliorer la qualité de la vie des habitants et de digitaliser leur écosystème. 

Le projet Darwin à Bordeaux

Darwin se définit comme « un terrain de jeu grandeur nature de l’innovation ». En effet, dans ce quartier bordelais très visité, start-ups et citoyens collaborent pour créer un quartier tourné vers l’économie verte. Cet écosystème est vaste : une zone est mise à disposition pour les grapheurs, des espaces de co-working peuvent être utilisés par des freelances, des éléments aussi divers qu’une épicerie bio, un restaurant, un gigantesque skate-park et une ferme urbaine s’y côtoient. De nombreux projets deviennent ici des start-ups qui sont incubées par Le ‘Campement’, un organisme soutenu par la ville de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine. Les start-ups réfléchissent à des modèles économiques plus responsables, sociaux et solidaires. Pour y être incubées, elles doivent vouloir développer un projet à forte dimension sociale et environnementale. Elles doivent également être capables de créer des emplois et d’attirer des compétences à Bordeaux.

Le Tube A Expérimentation Urbaine (TUBA) à Mulhouse et Lyon

Mulhouse et Lyon ont leur TUBA, dont le but est de mettre en contact des entrepreneurs, des citoyens et des grandes entreprises. A Lyon, origine du concept, le projet est mené par l’association Lyon Urban Data et a pour but de « favoriser l’innovation, l’incubation et le développement de services urbains s’appuyant sur les données numériques privées et publiques ». Tous les acteurs de la ville se réunissent ici pour concevoir des solutions innovantes dont le but est d’améliorer la vie en milieu urbain. Le TUBA de Mulhouse, plus récent, a sensiblement le même fonctionnement et partage les mêmes objectifs. Il compte parmi ses partenaires de grandes entreprises comme Veolia, EDF, Enedis, GRDF ou le Groupe La Poste. Là encore, les villes de Mulhouse et de Lyon soutiennent leurs centres respectifs. Ces espaces sont bien intégrés dans le paysage local, ayant des accords avec les universités, écoles et associations locales, les villes et les entreprises. Les équipes qui font vivre ces écosystèmes réfléchissent autour des grands thèmes de la ville : mobilités, tourisme, énergies, économies circulaires, circuits courts, services numériques, innovation sociale… Tous les thèmes sont sujets à expérimentation.

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Plus récemment Dijon, qui a inauguré en avril ‘ON DIJON’, l’a automatiquement lié à une zone d’innovation urbaine irriguée par les entreprises qui souhaitent lancer des expérimentations.

Les villes ont donc lancé des initiatives et des constructions pour favoriser l’écosystème des start-ups : elles ont acquis, grâce aux start-ups, des pôles externalisés de Recherche et de Développement, au même titre que les grandes entreprises qui les développent en interne.

Et si les villes ne les ont pas affichées au salon Viva Technology, c’est parce que les start-ups sont indépendantes, les villes n’intervenant que dans un rôle de soutien et d’accompagnement. Mais si le succès de cette stratégie est indéniable, il reste que ces expérimentations font face aux mêmes problématiques que les start-ups : comment développer les projets à grande échelle ? Comment faire en sorte, que d’un quartier, le mode de vie inventé dans ces espaces soit diffusé à l’échelle d’une grande ville? Et ce n’est pas la seule question que pose cette stratégie. Si les start-ups représentent ce rôle externalisé de recherche et de développement pour les villes, celles-ci apparaissent aujourd’hui aussi très dépendantes de ces acteurs privés, alors même qu’elles doivent rester des tiers de confiance. Comment les villes peuvent-elles participer à la course à l’innovation technologique au service du secteur public tout en restant le tiers de confiance, et sans ralentir les écosystèmes qui se créent aujourd’hui autour d’elles ?

Article co-écrit avec Guillaume Bérard

EFFICACITY ‘de la recherche à l’innovation’ oeuvre pour la transition énergétique de la ville

Efficacity est un consortium entre les différents grands acteurs de la ville et de l’urbain : EDF, ENGIE, RATP dev, Veolia, Vinci , IBM ainsi que des sociétés d’engineering et la recherche publique, créé par l’Etat dans le cadre du grand Emprunt.

Il concentre l’excellence scientifique via des équipes pluridisciplinaires, mutualisées et agiles issus des 28 membres fondateurs

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Efficacity a pour but de développer avec ces acteurs opérationnels des outils de simulation permettant de valider des innovations énergétiques pour pouvoir ensuite fournir des méthodes et des outils innovants et opérationnels aux grands acteurs de l’énergie et de la ville.

Par le suivi, le diagnostic et l’évaluation des apports et impacts des innovations énergétiques sur des îlots test, les outils d’Efficacity permettent d’évaluer les résultats et ainsi de déclencher les investissements nécessaires à l’intégration de ces innovations dans de grands projets urbains. C’est d’ailleurs selon ce processus que la Société du Grand paris, membre d’Efficacity, a collaboré avec les chercheurs sur l’éco conception des gares et des tunnels du métro parisien.

IBM, seul acteur 100% numérique du consortium, contribue par son excellence à apporter les outils devenus nécessaires comme pivot des solutions possibles au défi urbain.

Il s’agit d’utiliser les apports de l’internet des Objets, des plateformes de développement ouverts, du prédictif et du cognitif pour enrichir les modèles et les rendre plus  apprenants et adaptatifs.

IBM met plus spécifiquement, au delà de ses compétences humaines, à disposition d’Efficacity une plateforme de développement ouverte qui permet de partager les outils d’ Efficacity et ensuite de pouvoir les rendre visibles sur une place de marché mondiale.

Fort de ses 6 milliards de dollars d’investissement en R&D, IBM apporte les vagues successives d’innovations, comme aujourd’hui le Cognitif ou Blockchain  au service de ses clients et partenaires.eff-eff-rbt

Cette approche holistique de la transition énergétique est nécessaire.

En effet, cette question ne peut être abordée par un acteur seul qui ne pourra répondre à tous les enjeux de la ville. Ainsi, Efficacity apparait comme un moyen novateur, d’apporter des réponses innovantes et réplicables au défi de la transition énergétique de la ville par l’établissement de cet eco-système.

Intervention au salon Intelligent Building Systems à Paris

Ce Mercredi 9 Novembre 2016, j’aurais l’honneur d’intervenir à la 7ème édition du Salon Intelligent Building Systems qui se tiendra Porte de Versailles à Paris. Jean-Claude Tanguy (Président du Directoire Property Management France, BNP Paribas Real Estate), Kevin Cordona (Directeur de l’Innovation et du Développement Durable, BNP Paribas Immobilier Entreprise) et moi même animerons l’atelier intitulé « La digitalisation de l’immeuble: l’intelligence au service de l’humain« . Nous y apporterons nos expertises  et points de vue respectifs sur la diffusion du smart dans les sphères du bâtiment et de l’immobilier ainsi que les enjeux et stratégies que celle-ci entraîne.

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Les Infolab au secours de la demystification des algorithmes de traitement de la donnée

L’open Data et la libération de données est déjà très présent et nous avons eu l’occasion de regarder notamment son expansion dans les villes françaises et sa prise en compte très au sérieuse par les plus grandes villes américaines autour de ces ‘CDO’

C’est le moment de poursuivre son amplification et la création de valeur associée attendue au travers du traitement de la donnée avec les algorithmes analytiques ou cognitifs. Pour cela il faut  surmonter les questions de confiance sur l’utilisation de la donnée et aussi améliorer la compréhension de comment en est extraite la valeur en notamment sensibiliser les citoyens et les collectivités à ce sujet….les Infolabs pourraient ils nous y aider ?

De plus, nous ne sommes plus aujourd’hui seulement confrontés à l’explosion du volume de données produites et captées et à l’ouverture des données publiques, mais également à tout type de données personnelles et collectives  qu’il devient essentiel de comprendre, de s’approprier mais aussi de pouvoir interpréter.

Le principe n’est en effet pas de libérer les données mais bien d’en tirer de nouveaux usages en y associant les utilisateurs, aujourd’hui souvent démunis face à ces réservoirs de données complexes, qui restent réservés aux spécialistes.

Or les citoyens sont bien essentiels à l’initiation des projets de ville intelligente assurant ainsi leur adhésion et facilitant le passage à l’échelle.

Un des développements intéressants que nous souhaitions remarquer ce jour est celui d’espace appelé Infolab.

Leur apparition est liée à l’idée d’instaurer des espaces d’échanges, d’exploration et d’apprentissage au traitement des données pour favoriser une appropriation large par le  plus grand nombre.

A partir de 2013 apparaissent ces espaces Infolabs, dispositifs d’innovation ouverte pour prototyper des usages de l’information (définition de la Fing, Fondation Internet Nouvelle Génération ), en mettant à disposition des ressources, apportant des compétences, et en faisant se rencontrer les acteurs afin de répondre à des besoins propres et en mettant en avant l’aspect de l’accompagnement de projet.

Les Infolabs pour la donnée à l’image des ‘Fablabs’ pour la matière sont des lieux de partage de savoir-faire, de sensibilisation, de formation, et de prototypage d’usage avec des méthodologies et des compétences propres dans le but de bâtir des projets et de nouveaux usages.

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www.lemag-numerique.com

Selon la charte des infolabs (infolabs.io), c’est un « espace d’accueil ouvert et accessible à tous, qui recherche la diversité et la complémentarité des publics afin de privilégier la collaboration pour des idées plus neuves et enrichissantes ».

A qui s’adressent alors principalement les infolabs?

  1. aux particuliers et citoyens qui apprennent à traiter les données et peuvent également participer aux débats et aux projets initiés
  2. aux collectivités qui souhaitent utiliser les données de leurs territoires pour créer de nouveaux services aux citoyens
  3. aux entreprises qui incubent des projets, se forment ou font tester des services
  4. aux producteurs de données qui cherchent à valoriser leurs données et avoir des retours de leurs usages

3 ans après…comment poursuivre et amplifier ?

… Les infolabs sont encore peu développés et leur nombre est encore limité que ce soit en France ou dans le monde.  Cela tient notamment au fait que leur action est moins ‘concrète’ que la réalisation d’objets dans les Fablabs. L’enjeu est donc de réussir à développer des visualisations des données manipulables ou dynamiques afin de les représenter de manière physiques et en temps réel.

L’autre question vitale, concerne bien sûr la pérennité financière de ces structures. Aujourd’hui, les territoires investissent de l’argent dans les infolabs, mais ce soutien financier par définition et en tendance est limité notamment à cause des contraintes budgétaires des collectivités

Pour notre part, nous pensons que ces lieux ne remplaceront pas les travaux et projets conduits par des entreprises pour tirer parti des données au profit des territoires ou des acteurs publics et privés mais peuvent être complémentaires.

Les projets conduits par IBM avec et par ses partenaires industriels ces dernières années comme Spie, Veolia ou ENGIE ont apporté de la valeur aux territoires, que ce soit sur le traitement analytique des images de video-protection, la gestion ‘smart’ de l’eau, la gestion et le déploiement de bornes de recharge électrique pour ne citer que ces trois exemples. Ces projets ont répondu à des impératifs industriels qui ont nécessité les capacités métiers et numériques de nos entreprises et apporter gains et fonctionnalités recherchés.

En complément, les Infolab nous semble être une fantastique opportunité d’accélérer la ‘vulgarisation’ de la création d’usages à partir de la donnée et d’aider à démystifier les risques portés par le mot ‘donnée’ privée

Leur ‘business model’ au-delà du soutien public pourrait être à côté des réalisations privées comme celle d’un lieu de prototypage et de complément avant les pahses de déploiement à l’échelle.

 

Co-écrit avec Géraldine Saur – Apprentie Smarter City IBM France

Références:

 

Le numérique comme vecteur de transformation pour l’efficience économique des territoires – Matinale Maison de la Metropole de Nice

Mercredi 28 Septembre, j’ai eu l’honneur d’intervenir à la Matinale Eco à la Maison de la Métropole de Nice et PACA à Paris pour rappeler les enjeux de la donnée mais aussi les contraintes et nécessités de sa mise en oeuvre

Animée par Virginie Atlan, cette édition portait sur le thème des usages de la donnée au service de la ville numérique et de l’efficience économique des territoires.

Comme l’a justement rappelé Robert Vassoyan (DG de Cisco France), aujourd’hui s’est installée en France une dynamique numérique et entrepreneuriale sans précédent. Ce ne sont pas moins de 80% des industries qui sont impactées par le numérique. Il est donc indispensable pour les territoires et les métropoles de s’équiper de cet outil précieux devenu vecteur de transformation et qui accompagne l’urbanisation.

C’est dans cette optique et celle d’améliorer la qualité de vie et de travail des citoyens que l’on retrouve l’ambition de la région PACA de devenir la 1ère Smart Région d’Europe nous rappelle Caroline Pozmentier, Vice présidente de la région PACA  et maire adjointe au maire de Marseille.

Pour Nice la trajectoire est bien établie et le pari presque gagné puisque selon le cabinet d’étude américain Juniper Research, Nice serait déjà la 4ème Smart City au monde derrière Barcelone, New-York et Londres. Mais il s’agit surtout d’agréger tous les paramètres et opportunités pour garantir la pérénité de cette dynamique. Ainsi, la Metropole continue de s’entourer de partenaires publics et privés et parmi eux IBM, a toujours affiché cohérence dans l’action et continuité dans l’approche et l’accompagnement appuyés par nos compétences installées à Nice Meridia.

Concrètement, depuis quelques années déjà, IBM a bati une perspective avec la Métropole de Nice en l’accompagnant à architecturer la démarche autour de  l’hyperviseur de la Metropole ( la plateforme de données consolidant les diverses initiatives Smart de la collectivité ). Ainsi, nous avons pu démontrer que le fait d’utiliser le numérique et les données permettait de faire des économies. Nous avons démontré la performance sur le ramassage des déchets, la capacité à prévoir le trafic jusqu’à une heure à l’avance qui permettrait d’optimiser la gestion des feux

Cette année, nous avons accompagné la ville à améliorer la récupération d’informations et la création d’indicateurs pour prévenir les innondations .Nous poursuivons les projets avec le projet de Monitoring Urbain associé à Orange et Véolia et des acteurs locaux regroupant les données environnementales.

Si l’utilité de la digitalisation des infrastructures et services urbains est aujourd’hui indéniable, le succès de ces projets vient également confirmer leur rentabilité et leur participation à l’efficience économique des territoires.

Les données sont un vrai « instrument de puissance » selon Jean-Baptiste Carpentier, Commissaire à l’information stratégique et à la sécurité économique. Il est donc du devoir de l’Etat d’aider à la cohérence des projets numériques avec la stratégie des territoires en promottant cette politique sur l’ensemble du territoire. Et cela commence bien évidemment par la mise à disposition des outils nécessaires à cette digitalisation.

Les données étant au coeur de cette révolution, faciliter leur ouverture est une étape primordiale. A cet effet, un projet de loi numérique (définitivement adopté l’après-midi même du 28 Septembre 2016) introduit entre autre le principe de l’ouverture des données par défaut, étend le principe de l’Open Data à 4 000 communes et anonce la création d’un service public de la donnée. Toutefois, l’ouverture des données pose également la question de leur circulation et de leur protection dont le cadre reste difficile à définir.