Avant le NewCitiesSummit à Songdo du 7 juin 2017, y a t il une specificité smart city et Asie.

Avant de lancer le projet de Songdo, nouveau quartier de 610 ha de la ville d’Incheon, l’Asie s’intéréssé depuis longtemps au mariage de la ville et de la technologie.

Singapour a adresse dès les années 80’s le concept de ‘ville intelligente’ au sens de ‘l’optimisation de la ville et du mieux être de ses habitants’ avec des initiatives autour de la technologie pour améliorer l’urbain sans même que le concept n’existe, ne soit défini ou ne soit appréhendé.La ville a ensuite gardé cette avance dans le concert mondial en pousuivant de nombreux projets.

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Ensuite d’autres initiatives, notamment en Corée du Sud, avec les ‘U-Cities’ autour d’un concept que nous appelerions aujourd’hui ‘la ville ultra connectée‘ et qui avait pour objectif celui de l’informatique ubiquitaire. Assurer une relation complète et permanenet entre le citoyen et l’administration avec une approche ‘muti-canal’.Malhaureusement au début des années 2000 la technologie et son coût ne permettait pas d’atteindre ce que nous pourrions faire aujourd’hui avec le même objectif.

L’Industrie des Telecoms et les technologies qui en découlent ont toujours été très en avance en Corée du Sud grace à une très grande adhésion de la population : la connectivité, les Smart Phone ont permis des idées précurseurs identifiées en Corée et étendues à d’autres pays comme par exemple la technologie ‘Edge’ mise en oeuvre par Bouygues Telecom après le ‘GSM’ et dans l’attente de la ‘4G’.

On retrouve dans le projet de Songdo lancé dès 2003 et conduit par un consortium privé les deux dimensions avec en premier la technologie au travers de la notion ‘d’ubiquité’ ou de connectivité maximale : caméras, batiments connectés, sécurité, lecteurs de plaques …et la notion de ville écologique avec 40% d’espaces verts, la mobilité douce et le symbole constitué par ‘Central park’ présenté comme le poumon vert au centre de la ville.

Très récemment, l’atelier de BNP Paribas s’est penché sur la question spécifique des smart cities asiatiques en regardant leur spécificité.

Cette étude a confirmé une première évidence, c’est qu’au travers de concepts communs, une smart city doit avant tout s’adapter au contexte, aux spécificités, voire à la culture locale, voulant dire que les meilleurs ‘benchmarks’ ne peuvent pas s’appliquer partout.Prenons seulement comme exemple celui de la mobilité douce, à pied ou à vélo, symboles de mobilité des smart city d’Europe.Cette idée ne s’appliquera qu’avec difficulté dans un pays du Golfe ou la temperature depasse les 40° plus de 6 mois de l’année.

Pour les pays postindustriels comme le Japon et la  Corée, la prise en compte de la pollution et des risques sismiques sont deux des éléments les plus importants pris en compte, mais il y a aussi celui de l’isolement de l’individu avec un vieillissement important des individus, aussi, les solutions d’appartements connectés à destination des seniors ont aujourd’hui un fort développement dans ces regions.

La Chine connaitra bientot le même problème dans une société où déja 80 millions d’enfants sont élevés par leurs grands parents.Même si pour le moment les sujets d’importance sont ici liés à la congestion du trafic et à la pollution.Sur ce sujet IBM a signé avec la ville de Pekin le projet GREENHORIZON pour aider les autorités à disposer des informations 72h en avance sur les pics de pollution sur des zones geographiques extrèmement réduites mais surtout en apportant la connaissance de façon prédictive des facteurs majeurs contributifs à cette future pollution permettant ainsi une prise de décision d’anticipation pour que le pic n’arrive pas.

Dans ce contexte l’atelier BNP rappelle que la Chine doit parier massivement sur la ‘green écoomie’ pour lutter contre cette pollution citadine par tous les moyens, et les autorités en ont pris pleinement conscience.

Songdo, a été décrié par ses détracteurs comme une ville inhumaine, sans ame où seul la technologie avait été pensée et où les gens ne voulaient pas venir vivre, seul le futur nous dira si ceci est vrai ou faux et probablement durant ce colloque des premières conclusions amèneront des éléments de réponse.

Pour conclure, et au dela de ces quelques éléments sur Smart City et Asie et la spécificité de Songdo qui depuis le début du concept de Smart City est montré comme l’exemple à ne pas suivre, nous sommes néanmoins convaincus qu’avec l’internet des objets, le Big Data, le Cognitif et les outils de mobilité la technologie poursuivra de se répandre dans les villes pour atteindre l’ubiquité recherchée au début du siècle, la meilleure gestion et l’optimisation des services à moindre cout.Il n’en reste pas moins vrai, et de façon tout à fait cruciale que la smart city devra avant tout se développer autour de l’homme et de sa place dans la ville.Il faudra savoir répondre à sa demande grandissante de collaboration, de transparence, de co-creation et pouvoir écouter ses envies et ses changements d’habitude et de pratiques qui seuls assureront son mieux être et son envie d’habiter dans tel ou tel endroit du monde.

Pas de Smart City sans Smart Citizen heureux ! en Asie, à Songdo ou ailleurs ….

 

 

Cout et manque de compétences freinent les projets Smart City pour les villes de moins de 50 000 habitants

M2O city en collaboration avec la Gazette des Communes vient de conduire une étude sur la dynamique des Smart City en France.

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Je souhaite partager dans ce billet quelques repères interessants venant de cette étude.

La moitié des villes interrogées ont une ‘stratégie Smart City’ ( elle est d’ailleurs portée dans 80% des cas par les élus ) et près de 30% des villes de plus de 50 000 habitants ont déja lancé au moins un projet.

Par contre, la moitié des villes de moins de 10 000 habitants n’ont encore aucun projet effectif.

Au delà, le manque de compétences internes ( pour 48 % ) et le cout de tels projets ( pour 47 % ) sont cités comme des freins au développement de projets Smart City pour les villes de moins de 50 000 habitants.

Pour les petites villes, le rapport insiste sur le manque de stratégie globale, et sur l’exécution de projets au travers des métiers mais pas dans le cadre d’une vision établie.

On rejoint ici les recommandations que nous avons pu faire via le SYNTEC numérique il y a quelques semaines au travers du ‘cahier adressé au nouveau Président de la Republique’ sur la faiblesse des compétences dans les villes, d’autant plus aggravées que les villes sont petites et la nécessité de mutualiser à l’échelon superieur la compétence numérique pour des effets de mutualisation des ressources et moyens.

Malgré tout, nous ne pouvons que noter au travers de nos contacts quotidiens l’amplification du sujet ‘Internet des objets‘ qui est présent dans de nombreux contextes de la ville et qui ouvre ainsi un nouvel angle d’approche et de projets pour tous les territoires.

Neanmoins, regardons,selon les résultats de l’étude, la nature des projets lancés.En premier apparait l’amélioration des services publics pour 74 % – on retrouve ici la thématique plus générique de la ‘numérisation’ des services, ensuite l’éclairage public pour 62% – la recherche de réduction des couts est ici l’objectif qand on sait que pour certaines villes la dépenses de l’éclairage public peut représenter jusqu’à 50% de la dépense énergétique.Vient ensuite la mobilité pour 61% – l’un des 3 sujets majeurs de la Smart City avec la Sécurité et l’Energie, puis le pilotage des batiments pour 54 %, qui rejoint la recherche d’économies et enfin le parking et le stationnement aussi pour 54 % – notamment porté par la nouvelle réglementation de 2018, avec une recherche de meilleure efficacité, de financement de travaux de modernisation et de possibles gains pour la collectivité.

Ensuite, sur la façon de procéder, on retrouve des résultats proches de l’étude conduite avec le SYNTEC numérique en 2016 : 50% des villes engagées ont un chef de projet qui pilote et à 80% les projets ne sont pas cloisonnées

Enfin, si on se focalise maintenant sur le ‘pourquoi ?’ de ces projets et les objectifs qui les justifient , il est interessant de noter que le ‘développement économique’ est positionné en dernière position ( alors qu’il a été longtemps la première raison de s’engager vers la ville intelligente )  alors que l’attractivité du territoire est lui en 2eme position.

Quand à l’apport de nouveaux services souvent cité comme une des premières raison de lancer des projets Smart City, il passe, dans cette étude en 3eme position au profit de ‘l’amélioration de la relation avec les administrés’ confirmant ainsi la tendance actuelle du besoin de participation citoyenne image d’un tendance de fond de ces derniers mois.

On trouve ainsi en 1/ le renforcement des liens avec les administrés pour 60%, en 2/ une meilleure attractivité du territoire, en 3/ la création de nouveaux services en  4/ la réduction des couts en 5/ l’amelioration des processus et enfin en 6/ le developpement économique

Marché de 400 Milliards selon certains cabinets d’études, l’internet des objets comme nouveau point d’entrée, la Smart City est un thème fort des Metropoles et des grandes villes, commence à pénètrer les villes moyennes bien qu’encore balbutiant dans une partie de celles ci et surtout est très absent des petites villes.

Cahier de campagne du SYNTEC numerique : ‘Saisir l’opportunité du numerique est une urgence pour nos territoires’ ( Godefroy de Bentzmann )

le SYNTEC numérique est l’association professionnelle des acteurs du numérique qui regroupe plus de 2000 adhérents, petites et grandes entreprises travaillant au quotidien sur le sujet.

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Je co-anime par mes responsabilités chez IBM avec Gilles Prunier d’Orange, administrateur du SYNTEC, le groupe de travail des ‘Villes’

En ces journées d’élections du nouveau Président de la République, nous avons édité sous la conduite de Godefroy de Bentzmann Président du SYNTEC et par le travail de tous les membres de la commission un cahier spécial de 10 propositions pour accélérer la transformation numérique des collectivités au travers d’une impulsion de l’état.

Outil de fondement de toutes les actions d’aménagement, d’inclusion notamment : ‘le numérique peut permettre à la France d’être à la pointe d’un nouveau modèle de qualité de vie….qui soit à la fois intelligent, durable ou ‘smart »
Il faut pour cela une ‘impulsion de l’état’ articulée par une autorité capable de regrouper les compétences, les financements et proposer une vision d’ensemble pour ce sujet, qu’ils s’agisse de câblage haut débit, de nouveaux usages, d’Open Data ou de modernisation des systèmes d’informations des territoires, voire pour certains cas des propositions de regroupement de moyens.

Durant ces cinq années ce sujet a été traité par ‘morceaux’ par les différents ministères avec leur angle de travail : financier, international, budgétaire, haut débit, sous l’angle des nouveaux quartiers ou du durable …. par Bercy, Ministère des affaires étrangères, secrétariat d’Etat aux collectivités, secrétariat d’Etat au numérique, Ministère de la ville, MEDE, aucun n’ayant eu l’autorité d’engager pour l’Etat une politique transverse, visionnaire et globale sur le sujet.

Tantôt durable, tantôt intelligente, tantôt regroupement pour accéder aux marchés internationaux, les actions pour ‘LE NUMÉRIQUE ET LA VILLE’ méritent une autorité unique, au bon niveau pour proposer la vision engager des actions qui permettent d’accélérer la transformation numérique des territoires.

Les 10 propositions, dont vous trouverez le texte détaillé dans le document sur le site du SYNTEC numérique sont de nature à être proposées à une telle autorité.

Proposition 1 : Diffuser le numérique dans les parcours de formation des fonctionnaires territoriaux et élus
Proposition 2 : Renforcer la reconnaissance des métiers scientifiques et numériques dans la fonction publique territoriale
Proposition 3 : Créer un poste de Directeur de la Transformation Digitale ( CDO ) dans les collectivités
Proposition 4 : Elaborer des lignes directrices pour le développement des politiques de valorisation de la donnée
Proposition 5 : Accélérer et généraliser la numérisation des services aux usagers dans les collectivités
Proposition 6 : Favoriser le développement des civic tech pour renforcer l’implication des citoyens dans la vie publique
Proposition 7 : Intégrer le numérique aux dépenses d’investissement pour davantage d’efficience
Proposition 8 : Favoriser l’investissement dans les projets de transformation numérique notamment grâce au financement de l’état
Proposition 9 : Systématiser la prise en compte du numérique dans les programmes d’aménagement
Proposition 10 : Créer un label qui permette de valoriser la transformation numérique des collectivités

Retrouver le cahier complet et le détail de ces 10 propositions à l’adresse suivante :

https://syntec-numerique.fr/smart-cities/cahier-villes-territoires

Une ville au service de ses habitants : Rapport Smart City au gouvernement

Le rapport du Depute Luc Bellot peut apparaitre comme une rapport pour la postérité puisque remis au gouvernement quelques semaines avant son départ, une sorte de testament à l’usage de la prochaine équipe gouvernementale.

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Nous aurons vu sur ces 5 dernières années, divers rapports sur le sujet, mais aussi la construction de ‘Vivapolis‘ pour rapprocher les entreprises françaises sur la thématique lorsqu’elles sont en export et la construction de ‘l’Institut de la Ville Durable‘ qui a ‘croisé’ la thématique sans la traiter complètement.

Finalement, c’est dans les villes que les choses ont avancé, que l’idée s’est transformée en projets et plus récemment en vision et trajectoire pour le futur, le député l’a bien compris.
En effet, au delà des interviews d’entreprises et d’experts, et nous y avons participé au nom d’IBM, il s’est rendu sur le terrain en France et à l’étranger pour écouter les élus, voir les réalisation et identifier les spécificités françaises et surtout mesurer l’écart entre communication et réalité.

Son rapport est fouillé et développe 24 mesures pratiques et exécutables.
Il rappelle que le fondement, Smart ou pas, est que la ville soit au service de ses habitants.

Enfin, il considère que la ‘ville intelligente’ repose sur 3 principes

1/ Organiser une réelle gouvernance associant à minima élus, administration et au mieux les acteurs économiques et de l’enseignement et de la Recherche.
Ce point est maintenant reconnu et établi – nous l’avions déja mentionné dans le rapport fait par la commission ‘ville’ du SYNTEC numérique de 2016, il est nécessaitre d’établir une gouvernance transverse, seule garante d’aborder les sujets avec une vue au delà des silos liés à l’organisation, et permettant de trouver des synergies d’usages de la donnée notamment.
A ce point de développement du concept, j’ajouterai volontiers l’association des habitants, soit par sondage sur des questions spécifiques, soit par réunions annuelles ou ponctuelles ( comme l’ont fait notamment : Toulouse sur l’adhésion à la feuille de route, Montpellier avec IBM sur l’évaluation de l’application multimodale ou Paris au travers d’une demi-journée au NUMA pour confirmer le concept ), soit par participation directe à des ‘Infolab’.
Dès 2012, nous avions développé un ‘Living Lab’ avec une gouvernance transverse à Montpellier au travers d’une des premières ouverture de données opérationnelles sur le Transport, l’eau et le risque associée avec les entreprises concernées sur les thématiques abordées, l’agglomération de Montpellier, l’Université de Montpellier et l’IDATE.

2/ Assurer la souveraineté, éviter la privatisation de la ville.Tous les niveaux de décision doivent s’approprier les enjeux de souveraineté pour s’assurer que les territoires gardent la maitrise des données, des outils, des applications ‘Smartphone’ et des logiciels métiers.
C’est une question cruciale au moment où les finances publiques peuvent pousser à des partenariats de type PPP ou DSP de longue durée.Il est fondamental de traiter au moment de la négociation de la transparence des données collectées au niveau des opérateurs, et sans préjuger d’un usage immédiat, d’aller jusqu’à la mise à disposition de la donnée brute pour pouvoir la confier si nécessaire à d’autres ‘producteurs de services’ si ils apparaissent au cours du temps.
Au delà, par exemple, des applications comme ‘waze’ ( issues du ‘crowdsourcing ) sont de nature à interférer avec la politique publique de la ville, dans ce cas en matière de Mobilité et doivent de ce fait être ‘maitrisées ou régulées’ par l’autorité publique pour en tirer parti ( ce sont les exemples de Montreal, ou plus récemment Versailles qui ont négocié avec Waze l’intégration de leurs données contre l’échange d’informations à caractère public )

3/ Garantir une ville inclusive.Donner une place à chaque citoyen, sans fracture numérique, territoriale ou sociale….passer d’une logique centrée ‘usage’ à une logique centrée ‘citoyen’…..il s’agit de construire une ville collaborative, contributive, disruptive, inclusive et creative…
Cette thématique apparait moins nettement dans les projets Smart city, même si elle une question de fond dans la ville ‘connectée : accès identique à tous, au haut débit, moyens publics mis à disposition à ceux qui ne peuvent accèder par eux même, travaux de sensibilisation et de formation…
Au delà, et à l’opposé de l’idée de ‘refermer sur soi-même’, la donnée et les usages au service de l’habitant doivent lui permettre de mieux s’ouvrir aux autres et de mieux comprendre sa ville et de collaborer ainsi plus facilement avec les autres habitants, sur une base volontaire, pour, par exemple, plus de partage ou de connaissance.

Au delà de ces principes et sans les remettre en cause j’aurais rajouté deux principes supplémentaires :

1/ Considérer le numérique comme une transformation profonde des activités de la collectivité et en tant que tel rehercher systématiquement au travers des possibilités offertes par le numérique et les données l’amélioration des services aux citoyens en réalisant des économies de fonctionnement.
Dans le document sont cités les exemples d’anticipation fine de la gestion des eaux de pluie ayant permis des économies de nouvelles infrastructrues comme sur la Region parisienne, ou les fuites d’eau à Miami Dade
Nous pourrions multiplier les exemples comme la gestion optimisée de l’éclairage public, la meilleure gestion des amendes dans les parkings, la réduction par contrat de la dépense énergétique, l’impact de la réduction des fuites d’eau et d’une meilleure gestio prédictive d ela maintenance…..

2/ J’aurais aussi tranformer la mesure 9 en ‘principe’ : positionner la compétence de la Donnée et de l’informatique au niveau des EPCI pour mutualiser les moyens et partager les données au niveau des EPCI.Ceci pour permettre ainsi de disposer de compétences en nombre et qualité suffisante pour discuter avec les fournisseurs et développer une régie ou une ‘DSP’ de ‘service de la donnée’ comme elles existent pour la gestion de l’eau ou des déchets.
Il y a dans les villes une rareté de compétences, pour des questions de moyens, de grille tarifaire et de fragmentation des ressources.

Enfin, il m’apparait clairement que le positionnement de la thématique ‘Smart CIty’ au sein de la DGA economie ( comme l’un des 4 schémas d’organisation rencontré et proposé dans le document ), ne permette pas suffisamment de traiter la question dans toutes ses dimensions, et apporte en plus un renforcement de concurrence entre les territoires français qui reste ‘stérile’ comme le dit le rapport, tant sur l’apport ‘net’ en emplois, mais aussi dans la concurrence mondiale.

En conclusion, le Député rappelle que pour 78% de la population l’outil numérique est considéré comme ‘important’
Il faut s’appuyer sur ce fait pour que les élus ‘accélèrent’ la prise en compte des possibilités de la transformation numérique dans la logique de la gestion du changement ‘permanent’ de leur collecitivité et non pas comme un nième nouveau sujet à traiter parmi les 60 ou 70 sujets qu’il opèrent déja en mode silo… de la gestion du cimetière à l’inscription des enfants aux activités péri-scolaires…..

Audition sur les eco-systèmes numériques dans les Smart City.

J’ai eu l’occasion cette semaine d’être ‘audité’ par une commission présidée par Akim Oural, adjoint numérique à la Mairie de Lille,  membre du Conseil National du Numérique et de l’association Haut Débit France.

Cette audition se passait dans une salle du Quai d’Orsay, magnifique batiment de la République.

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L’objectif était de faire un point sur les eco-systèmes numériques impliqués dans les Smart City et où en étaient les avancées de la Smart City dans les villes.

J’ai balayé rapidement le paysage tel que nous le voyons évolué ces dernières années pour se focaliser sur les moyens de déploiement.

Quelle soit connectée, économe, sure, inclusive, circulaire, collaborative ou intelligente, la ville est, et devient le coeur de vie de la majorité de la population et donc le lieu des défis environnementaux, de tolérance, de vie en commun mais aussi d’opportunités du savoir et de la création.

Avec 600 villes ( 300 dans le Nord et 300 dans le Sud ) qui regrouperont bientot les 2/3 de la population et 60% du PIB, il est urgence d’agir !

Il est acquis que le numérique transforme les usages ( Airbnb, Uber, Drivy, Blablacar … ) pour ne citer que les plus emblématiques exemples d’acteurs de la mobilité et de la location et qu’il bouscule les structures, la chaine de valeur des acteurs et les gouvernances par silo établies.

Il est aussi acquis que la ‘ville intelligente’ se construit à partir d’une vision, si possible validée par les habitants (en accord avec le besoin de participation citoyenne), qu’elle est un chemin à construire vers le ‘mieux vivre’, qu’il faut une équipe ou tout au moins  des personnées mandatées ( CDO ou pas ) sur ce sujet et en position hierarchique suffisante pour imposer une approche qui intègre les services et les thématiques au dela du découpage de la comptabilité M14 ….et cela supporté par une volonté politique forte.

Répondre aux contraintes écologiques, assurer un developpement économique et d’attractivité du territoire, rechercher et apporter  des solutions pour mieux vivre ensemble, de façon plus agréable et pour un moindre cout sont les objectifs les plus courants partagés par les décideurs et élus.

L’enjeu se situe vraiment sur le ‘Comment’ déployer cette vision, par quelle priorité commencer, avec quel budget et de quelle manière ?

Optimisation et réduction des dépenses de gestion des poubelles et des espace verts à Madrid supporté par une solution en interaction avec la population par IBM, Hackaton à San Diego avec 200 développeurs pour apporter des solutions garantissant à 2020 – 40% de Co², solution de réduction drastique de la dépense en énergie à Chartres par un pilotage des candelabres numérisés, réduction de la consommation énergétique dans le gigantesque campus de l’Université de l’Ohio aux Etats Unis par ENGIE pour un contrat de plus de 1 Milliard et sur 50 ans, réduction des fuites d’eau du le Grand Lyon de près de 24% avec la solution Waternamics de Veolia avec IBM … autant de projets déployées, grands et petites qui contribuent à cette démarche.

IBM a choisi de s’allier avec des acteurs majeurs de la ville que sont Veolia, ENGIE dans le cadre d’acteurs mondiaux et par projet avec SPIE, Transdev notamment, car nous sommes convaincus que la transformation digitale des processus de la collectivité se fera principalement au travers des renouvellements de partenaires majeurs dans les grands projets de la ville, comme Smart Water à Lyon, comme le projet en cours de décision à Dijon ou le projet de Madrid dont je parlais ou des projets liés à la sécurité et à la coordination d’actions en cadre de catastrophe naturelle comme celui engagé à Nice sur l’innondation.Ces projets porteurs d’économies pour la collectivité et de nouveaux services pour les habitants encapsulent les innovations numériques et/ou la plateforme de pilotage mise à la disposition de la collectivité pour poursuivre son déploiement de la ‘ville intelligente’

Au delà, les animations autour des données de l’Open Data à Montpellier, Toulouse, San Diego, Los Angeles,Paris ou Lyon … ou tant d’autres villes complètent la démarche avec de nouvelles solutions légères, souvents développées par des start up autour d’usages complémentaires pour la population.

C’est la réunion des deux qui permettra de tirer tous les bénéfices du numérique, tant sur le plan économique que sur le plan de l’usage et favorisera l’attractivité du territoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

MIPIM 2017 : Nouvelles sources de croissances pour l’immobilier : ‘l’attractivité et la ‘flexibilité’ dans un monde de ‘villes intelligentes’

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Réunis à Cannes, au mois de mars comme chaque année les acteurs mondiaux de l’immobilier se sont retrouvés autour de comment trouver de nouvelle sources de croissance.

Les acteurs ressentent comme de plus en plus impactant les défis de la décennie à venir auxquels le concept de ‘ville intelligente’ essaye de répondre et la présentation des nouveaux projets immobiliers par les acteurs révélaient implicitement leur adoption à ce concept.

Une population qui va atteindre 8.3 milliards d’individus et sera à 60% urbaine, une consommation énergétique qui pourrait augmenter de 40% avec en toile de fond et aussi d’espoir, le numérique et l’apparition de nouveaux usages et comportements grâce au Trillon d’objets qui seront connectés en 2027.

Ce qui frappe en arrivant sur ce salon, c’est à la fois le gigantisme de certains pavillons, comme celui du Grand Londres, du grand Paris et de ses différents pôles, d’Istamboul, de Dubai ou de Moscou, mais aussi ensuite la présence de villes qui ont décidé de se positionner elles même et en entier comme un territoire d’attraction pour de nouveaux capitaux et programmes immobiliers.

Il y a aussi la visualisation d’un monde extrêmement matériel, fait de constructions, de béton et de verre, où la place du numérique reste encore marginale, les grandes villes présentant d’ailleurs toute leurs nouveaux quartiers à l’aide de maquettes physiquse et non de murs d’images ‘3D’

Si je prends un angle de vue plus français, on peut constater que les Métropoles françaises sont présentes avec Nice, Lyon, Toulouse, Montpellier, La Métropole Européenne de Lille ou Marseille notamment qui poussent en avant leurs nouveaux quartiers connectés, leur qualité de vie.
On ne peut pas ne pas voir la cause sans l’effet entre la présence de ces villes et leur ‘performance’ ou leur ‘reconnaissance’ dans le monde des Smart City et la volonté d’attractivité qu’elles mettent en avant comme Lyon, Nice, Montpellier ou Toulouse qui ont toujours fait figure de ‘locomotives’ ou de pionnières du concept pour les premières avec de nombreuses réalisations jusqu’à en faire comme à Nice un nouvel axe de développement du tissu économique.
En effet  avec l’IMREDD, et les laboratoire associés et le concept de ‘Sustainable Metropolis’ auquel IBM contribue ( hyperviseur de la Metropole, pilotage des risques d’innondation ou participation au projet de Monitoring urbain ), Nice a décidé de positionner la ‘ville intelligente’ comme un de ses pôles de diversification économique..
A Lyon au travers des différentes délégations de services public, la collectivité a positioné la ‘ville intelligente’ comme composant de base, nous avons pu, par exemple, avec Veolia déployer l’un des systèmes de politage numérique de la gestion de l’eau les plus performants financièrement pour les collectivités.Son partage de données et son innovation ouverte au travers du ‘TUBA’ fait figure de modèle pour de nombreuses autres villes.
Toulouse avec la vallée de l’internet des objets autour de SIGFOX et des grands industriels se distingue, comme Montpellier avec une richesse de start ups et la Frenchtech adossés à deux grands acteurs historiques numériques du territoire, IBM et Dell.

Au delà, et si je devais extraire une clé de lecture de ces vecteurs de croissance je retiendrais les notions d’atractivité et de flexibilité qui me semblent les plus importantes
.
Attractivité des nouveaux quartiers pensés pour l’habitant et l’employé, atractivité de la ville qui garanti des niveaux de services et des possibilités d’emplois.
Les nouveaux quartiers présentés parlent de qualité de vie, de perfomance énergétique, de bien être.
Attractivité architecturale, qui allie la mixité fonctionnelle, les déplacements doux et l’originalité pour rompre avec la ‘banilité architecturale’.

La flexibilité apparait quant à elle plus au niveau des batiments.
L’incertitude économique, la différence de temps entre celui de la technologie et celui de la construction, les nécessaires adaptations des entreprises dans le temps pousse les constructeurs, les équipementiers et ceux qui exploitent les batiments à revendiquer une conception qui facilite et permet la flexibilité : le parking public en surface qui pourra devenir bureau, les bureaux qui pourront devenir des appartements, la modularité des lieux à faible coùt de tranformation.
Une interessante table ronde conduite par ENGIE-Cofely avec la présence de la direction immobilière de Renault appuyait par des exemples cette nécessité de flexibilité des batiments pour accompagner la mutation de l’entreprise dans le temps et développer le concpet de performance d’usages pour les utilisateurs qui doivent être motivés par leurs environnements de travail

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Des acteurs plus technologiques et équipementiers sont aussi présents dans ce salon comme ceux capables de s’associer à de nouvelles alliance pour rappeler que le ‘brick and mortar’ ne doit pas oublier le ‘clic’ et l’usage.

Enfin, comme tout salon actuel, des tables rondes autour du ‘blockchain’ rappelait, si il le faut le potentiel de cette technologie déja démontrée pour l’échange d’énergie entre privés au sein d’un quartier.

Sans jamais l’évoquer, ce salon reconaissait implicitement que la ville intelligente, développée pour favoriser l’attractivité du territoire était au coeur de la flexibilité dont chacun d’entre nous allait de plus en plus avoir besoin pour adapter sa vie, son travail, son environnement à des besoins en perpetuels changements.

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La sécurité : un enjeu vital pour le développement des territoires

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J’ai pu avec notre partenaire ENGIE-INEO expliquer pourquoi la Securité est un enjeu majeur des territoires lors de la Matinale Eco animée par Virginie Atlan à la Maison de la Métropole NCA à Paris.

Sans safe city, pas de smart city.

La thématique de la ‘sécurité’ pour un territoire est porteuse de différentes aspects.

Il s’agit tout d’abord de services qui contribuent à la protection des biens et des personnes par plus de sécurité préventive ou par une réction plus rapide à posteriori, il s’agit alors de vidéoprotection et de ses attributs ‘analytiques’ ( ce qui est contenu dans notre partenariat avec ENGIE sur cette question ), de plateformes de sécurité, voire de logiciels d’investigations.

Il peut aussi s’agir de mieux garantir la prédiction des risques naturels par la corrélation d’informations de sources internes, externes et ‘de résultats de simulation’ pour anticiper des évènements graves ( nous l’avons développé à Nice en 2015/2016 à partir de l’hyperviseur de la Metropole pour la question des innondations ) et avertir ainsi la population .

Enfin, il s’agit aussi de se protéger contre des risques informatiques, on parlera alors de ‘cybersécurité »‘ afin de protéger les informations et les système critiques.

Ces trois aspects apparaissent au niveau d’un territoire et doivent être considérés et traités.

En ce qui concerne la sécurité des biens et des personnes, IBM travaille sur la vidéoprotection et les logiciels d’investigation avec les « agences » nationales de sécurité en France et à l’étranger. En partenariat avec Ineo, filiale d’ENGIE  exploitant notamment le système de vidéoprotection de la ville de Nice et possédant plusieurs centaines de contrats, IBM, acteur du numérique et de la donnée, apporte les outils technologiques d’analytique permettant d’anticiper les événements.

Grâce à ces outils, on peut analyser les flux vidéos et détecter les anomalies, en temps réel ou à postériori, grâce à une recherche d’éléments distinctifs lancée par mots clés. Le but aujourd’hui est de mettre en place des outils prédictifs et corrélatifs et de passer 30 à 60% de flagrants délits relevés grâce à la vidéoprotection. Ainsi, on vient enrichir les modes d’alertes et d’anticipation et permet aux autorités locales de déployer les forces plus rapidement et de manière plus pertinente. Ce gain de temps est non seulement très précieux dans les situations de gestion de crise, mais il permet également un retour plus efficace et plus économique à la normale.

Du point de vue de la cybersécurité, nous évoluons aujourd’hui dans un contexte de scandales à répétitions révélant de multiples fuites et cyberattaques (+51% de cyberattaques en France en 2015 entrainant 28% de pertes financières) et où le cadre réglementaire évolue rapidement (GDPR, loir pour une Répulique Numérique). Il est devenu impératif d’aider aussi bien les états que les entreprises à transformer leur stratégies face à ces intrusions. Pour cela, IBM Security, leader du marché (avec 7,500 personnes protégeant plus de 12 000 clients dans 133 pays) met en place des stratégies de protection de la donnée, de mise en oeuvre de logiciels pour contrer les cyberattaques et constitue une base donnée des derniers virus dans le domaine de la sécurité.

Tout comme la mobilité, la sécurité est l’un des deux points d’entrée majeurs vers la ville intelligente, et contribue fortement à l’attractivité du territoire. Bien qu’elle reste un sujet délicat à aborder, par son biais « surveillance » plutôt que protection et sur toutes les questions liées à la protection de la donnée privée, la sécurité contribue à l’amélioration du mode de vie des citoyens et de leur satisfaction vis-à-vis du service public. En effet, selon un sondage TNS Sofres pour l’AMGVF, c’est la priorité n°1 des villes de plus de 100 000 habitants et une attente majeur pour 89% des Français.

Le numérique permet une ville co-produite au service des habitants : une ville servicielle

La ville représente un lieu de vie, de rencontres, de travail, de loisirs et de consommation.

Les services municipaux fonctionnent comme une entité capable de produire des services à destination des habitants pour répondre à leurs demandes, améliorer leur vie au quotidien et assurer la ‘gestion’ de la ville : voirie, réseau d’eau, réseau d’énergie, gestion des déchets, crèches, proposition de mobilité, salles de sport …. tout cela dans le respect d’un budget en équilibre (aucun emprunt n’est possible pour assurer le ‘fonctionnnement’ de la collectivité – règles de la comptabilité publique)

Cette offre sera d’autant plus éfficace et répondant à l’attente des habitants que la municipalité sera capable de placer l’habitant ou l’usager des services, au coeur de l’expérience urbaine.

Cette écoute et la possibilité de répondre à ce positionnement au centre des services est facilité par les possibilités offertes par le numérique et ouvre ainsi de nouveaux champs du possible.On parlera alors de ville ‘servicielle’

Regardons comment le sujet de la mobilité enrichie par les possibilités du numérique peut conduire vers cette ville servicielle. La construction de l’offre se fait bien évidemment en fonction des besoins. Ceux ci sont multiples au regard la diversité des habitants mais aussi des opérateurs et des modes possibles de déplacement. Le but de la ville servicielle est donc de dépasser cette hétérogéneité en favoraisant l’interopérabilité et d’optimiser l’expérience de l’usager en lui offrant une seule et même information et une fluidité de ces changement de modes de transport. Cela signifie que nous passons d’une logique d’offres à « une logique orientée vers les solutions. »

Cette rupture ne peut se faire que si la ville réussit à ‘casser’ les barrières historiques des différentes services ou prestataires pour devenir agrégateur de services avec un objectif d’économie et de meilleur service. 

Le numérique et les smartphones sont les catalyseurs de cette transformation.

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Par ailleurs, l’habitant/usager devient également acteur/producteur.  Grâce aux nouvelles technologies et à l’économie des plateformes et à la désintermédiation que celles-ci entraînent, les usagers peuvent exploiter « leurs actifs sous-utilisés ».

Ainsi on a vu apparaitre une économie de partage à travers le covoiturage ( Blablacar par exemple comme alternative de mobilité ) le partage du domicile ou de pièces sous-utilisées ( comme alternative aux hotels ), ou tout simplement le partage d’objets au sein d’une copropriété par des applications comme ‘maresidence.com’

Ces services viennent s’aditionner aux services traditionnels offerts par la collectivité mais doivent aussi être intégrés par rapport à une demande de l’habitant au travers de systèmes numériques d’aggregation capable d’intégrer ces données.

Il en sera bientot de même pour l’énergie avec la mise en place d’un système où chacun pourra vendre à son voisin l’énergie produite par sa maison, et ce, sans passer par le fournisseur d’énergie ( la technologie du Blockchain va nous y aider – article publié sur ce sujet auparavant )

Les secteurs du bâtiment et de l’aménagement sont également touchés avec des projets de partages de pièces au sein d’immeubles ou de quartiers à disposition des habitants gratuitement ou financés par partie lors de l’achat du bien initial.

Dans une optique d’économies de ressources financières et environnementales et de budget de collectivités qui seront de plus en plus limités par la réduction de l’apport financier de l’Etat, la mutualisation devient essentielle et primordiale et apporte de nouveaux services aux habitants d’une ville sans que cela impacte les finances de la collectivité publique.

Le numérique rend possible ces nouvelles offres et permet la ville ‘servicielle’…auto-productrice de services.

L’agrégation des données produites par les habitants, en temps réel et de façon prédictive permet de mieux appréhender ces services et leurs disponibilité et de pouvoir par des applications développées par des tiers de les mettre à la disposition de tous.

La ville servicielle sera une ville co-produite.

 

La Smart City s’inscrit dans la gestion au quotidien de la ville

De nombreux rapports et études récentes recherchent la nature réelle de la Ville Intelligente.

Par contre nous voyons que la notion de ‘Ville intelligente’ et les personnes qui en sont responsables s’inscrivent de plus en plus dans la gestion au quotidien de la ville

 

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La ville intelligente est elle ‘servicielle’ ? comme le recommande un groupe de travail présidé par le Ministère du Developpement,  nous y reviendrons.

Apporte t’elle de véritables gains financiers ? est une question étudiée par plusieurs acteurs et bien sûr pourquoi une ‘ville intelligente’ ? quels en sont les objectifs ? des gains financiers pour les acteurs, au mieux vivre pour les habitants, aux externalités positives pour le développement économique ou à la contribution à la Transition énergétique par un meilleur usage des ressources et une action positive sur la pollution…

mais bien sûr aussi une ville intelligente pour son apport d’inclusivité de la population et permettant la participation citoyenne des habitants à la gestion et à l’action.

Avec IBM nous avons démontré que les projets apportaient des gains à la collectivité ( le projet de gestion de l’eau à la ville de Lyon avec Veolia ), un mieux être à la population comme les plateformes de mobilité et leurs applications mobile de déplacement multi-modal ( Lyon ou Montpellier ) ou une externalité positive comme la prédiction à 72 heures de la pollution sur Pekin sur des zones précises, pour envisager des actions de prévention à prendre.

Un article récent du JDN liste les villes qui ont explicitement publié les noms de leurs responsables ‘ville intelligente’, qu’il sagissent d’un chargé de mission, d’un administratif ou d’un élu qui en a la charge démontrant leur volonté d’inscrire cette démarche parfois exceptionnelle dans le quotidien de la gestion de la ville

Il est interessant de noter que parmi les 22 villes, agglomérations, Metropoles ou Communautés d’agglomération qui annoncent avoir des projets de ‘ville intelligente’, 19 d’entres elles ont nommé une personne.

Au delà de celles les plus connues dans le domaine comme Issy les Moulineaux, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Lille, Nantes, Mulhouse, Nice , Rennes, Toulouse ou Paris, d’autres aparaissent comme Saint Etienne, Strasbourg, Plaine Commune ou Angers par exemple.

Enfin cet article classe les 5 thématiques qui sont les plus pratiquées comme preuve de projets supportant la trajectoire du territoire vers la ‘Smart City’ :

1/ L’Open Data pour 16 villes sur 22

2/ Les Smart grids, 12 pour 22

3/ Le Wifi public pour 11 sur 22

4/ La plateforme participative pour 9 sur 22

5/ l’e-administration pour 4 sur 33

Ces notions rassurent sur le fait que la Ville intelligente ait une ambition collective portée par l’équipe municipale ou la communauté, et qu’elle se décline par une suite de projets transformant la nature de la relation avec les habitants, ou les acteurs économiques de la ville en utilisant au mieux ce que la technologie peut apporter et ceci dans sa prise en compte au quotidien.

Il reste à nous assurer en tant que citoyen, que ces ivestissements apportent du mieux être ou des économies et

Blockchain au service du secteur des énergies et des utilities

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Après s’être développé dans le monde de la finance avec les ‘bitcoin’, La technologie blockchain se répand à grande vitesse dans d’autres Secteurs économiques.

Dans un monde de l’Energie de déconsolidation de la chaine de valeur, d’auto-consommation croissante (345 000 producteurs en France selon les dernièrs recensements), la technologie apparait comme une solution à la traçabilité des échanges ‘peer to peer’ sans tiers de confiance engagé et à l’établissement de ‘Smart contract’

L’exemple sité est celui de ‘Brooklyn’ où la technologie permet de suivre et de tracer les transactions d’échange d’énergie solaire entre des producteurs de part et d’autres d’une rue.

IBM est un acteur majeur de Blockchain et a fait le choix de mettre sa solution ‘Hyperledger’ en ‘Open Source’

Nous déployons actuellement de nombreux projets avec nos clients Energie et Utilities.

Par exemple en Hollande, nous avons signé mi 2016 un projet ou Blockchain est utilisé pour ce qui est appelé ‘final settlement’ sur le marché d’échange d’énergie entre producteurs et consommateurs. en temps réel .Cette fonction est alors éffectuée en même temps que la transaction , avec un accès immédiat aux données au lieu de devoir attendre plusieurs jours après que les transactions physiques aient eu lieu.

Un autre exemple concerne un grand énergéticien allemand qui a lancé début 2016 un groupe de travail pour comprendre et recenser les apports de la blockchain pour contribuer à la baisse des dépenses .

Un des exemples intéressants concerne l‘application de cette technologie aux stations de rechargement des voitures électriques. Ces dernières utiliseraient des contrats auto-executables basés sur la blockchain afin d’authentifier l’identité des utilisateurs et de gérer le processus de facturation.2017 sera l’année du projet en réel.

Les utilisateurs pourront alors intéragir avec les stations de rechargement par l’intermédiaire d’un contrat auto-executable hébergé sur un réseau spécifique.  Avant de recharger son véhicule, l’utilisateur déposera un ‘accompte’ directement sur ‘la blockchain Ethereum’. Le paiement sera prélevé directement sur ‘l’accompte’ tandis que la différence sera automatiquement remboursée à l’utilisateur après que la transaction ait eue lieu.

La différence majeure entre le système actuel et le prototype de RWE réside dans le mode de facturation. Plutôt que de faire payer à l’utilisateur un montant dépendant du temps qu’il a passé connecté à la station de rechargement (souvent exprimé en heure), la technologie Blockchain permet de lui faire payer la quantité d’électricité qu’il a consommé au cours du processus de rechargement.

La technologie Blockchain va poursuivre son développemet pour de nombreuses applications liées à l’énergie pour répondre au besoins de temps réel, d’adéquation de production-demande décentraliée et de traçabilité automatique dans un monde de ‘partage’ où l’on souhaite de moins à moins devoir référer à une autorité de tutelle ou ‘tiers de confiance’