Le numérique comme vecteur de transformation pour l’efficience économique des territoires – Matinale Maison de la Metropole de Nice

Mercredi 28 Septembre, j’ai eu l’honneur d’intervenir à la Matinale Eco à la Maison de la Métropole de Nice et PACA à Paris pour rappeler les enjeux de la donnée mais aussi les contraintes et nécessités de sa mise en oeuvre

Animée par Virginie Atlan, cette édition portait sur le thème des usages de la donnée au service de la ville numérique et de l’efficience économique des territoires.

Comme l’a justement rappelé Robert Vassoyan (DG de Cisco France), aujourd’hui s’est installée en France une dynamique numérique et entrepreneuriale sans précédent. Ce ne sont pas moins de 80% des industries qui sont impactées par le numérique. Il est donc indispensable pour les territoires et les métropoles de s’équiper de cet outil précieux devenu vecteur de transformation et qui accompagne l’urbanisation.

C’est dans cette optique et celle d’améliorer la qualité de vie et de travail des citoyens que l’on retrouve l’ambition de la région PACA de devenir la 1ère Smart Région d’Europe nous rappelle Caroline Pozmentier, Vice présidente de la région PACA  et maire adjointe au maire de Marseille.

Pour Nice la trajectoire est bien établie et le pari presque gagné puisque selon le cabinet d’étude américain Juniper Research, Nice serait déjà la 4ème Smart City au monde derrière Barcelone, New-York et Londres. Mais il s’agit surtout d’agréger tous les paramètres et opportunités pour garantir la pérénité de cette dynamique. Ainsi, la Metropole continue de s’entourer de partenaires publics et privés et parmi eux IBM, a toujours affiché cohérence dans l’action et continuité dans l’approche et l’accompagnement appuyés par nos compétences installées à Nice Meridia.

Concrètement, depuis quelques années déjà, IBM a bati une perspective avec la Métropole de Nice en l’accompagnant à architecturer la démarche autour de  l’hyperviseur de la Metropole ( la plateforme de données consolidant les diverses initiatives Smart de la collectivité ). Ainsi, nous avons pu démontrer que le fait d’utiliser le numérique et les données permettait de faire des économies. Nous avons démontré la performance sur le ramassage des déchets, la capacité à prévoir le trafic jusqu’à une heure à l’avance qui permettrait d’optimiser la gestion des feux

Cette année, nous avons accompagné la ville à améliorer la récupération d’informations et la création d’indicateurs pour prévenir les innondations .Nous poursuivons les projets avec le projet de Monitoring Urbain associé à Orange et Véolia et des acteurs locaux regroupant les données environnementales.

Si l’utilité de la digitalisation des infrastructures et services urbains est aujourd’hui indéniable, le succès de ces projets vient également confirmer leur rentabilité et leur participation à l’efficience économique des territoires.

Les données sont un vrai « instrument de puissance » selon Jean-Baptiste Carpentier, Commissaire à l’information stratégique et à la sécurité économique. Il est donc du devoir de l’Etat d’aider à la cohérence des projets numériques avec la stratégie des territoires en promottant cette politique sur l’ensemble du territoire. Et cela commence bien évidemment par la mise à disposition des outils nécessaires à cette digitalisation.

Les données étant au coeur de cette révolution, faciliter leur ouverture est une étape primordiale. A cet effet, un projet de loi numérique (définitivement adopté l’après-midi même du 28 Septembre 2016) introduit entre autre le principe de l’ouverture des données par défaut, étend le principe de l’Open Data à 4 000 communes et anonce la création d’un service public de la donnée. Toutefois, l’ouverture des données pose également la question de leur circulation et de leur protection dont le cadre reste difficile à définir.

Retour sur l’étude du Syntec Numérique présentée au salon Innovative City de Nice sur les nouvelles tendances européennes de la Smart City

Le 16 juin à Nice, j’ai présenté en tant que Président de la commission ‘Ville’ du SYNTEC devant notamment des collectivités et la presse, les résulats de l’étude menée avec le Syntec Numérique sur les tendances observées dans le développement des projets de Villes Intelligentes.

Le périmètre de l’étude

Nous avons mené cette étude après les 3 années de ‘Baromètre numérique des villes’ et afin d’évaluer les meilleures pratiques constatées dans la démarche vers la ‘Smart City’

Rappelons nous que les objectifs apparues en 2015 sur le baromètre de la numérisation des villes étaient :

  1. La qualité de service restait l’objectif principal
  2. L’attractivité était identifiée comme première motivation des villes
  3. La bonne gestion restait une préoccupation constante
  4. Le financement des projets numériques semblait être problématique pour 20% des projets
  5. La participation des citoyens restait faible
  6. La répartition de modes de gestion restait en grande majorité pilotée en interne

Pour cette étude, nous avons conduit des interviews qualitatifs auprès de villes et territoires que nous avions évaluées avec les membres de la commission comme ‘en pointe’ dans leur démarche Smart City

Nice, Montpellier, Mulhouse, Lyon, Milton Keynes (Angleterre), Israël et Vienne et nous avons enrichis ces interviews par des faits et constats d’autres villes sur les même questions par les membres de la commission.

Notre enquête portait sur l’existence ou non d’une équipe et d’un budget dédié, la gouvernance des projets, l’existence d’une vision stratégique avec une feuille de route, le choix des objectifs principaux, les différentes parties prenantes identifiées, l’implication des citoyens dans les décisions, les indicateurs de performance utilisés, les risques et challenges à prendre en compte et finalement la place de la technologie dans le projet: place centrale ou seulement outil ?

 

Les résultats

Voici les tendances majeures que nous avons pu observées sur les derniers projets de Smart Cities étudiés et considérés par les ‘pairs’ comme des projets de référence dans le domaine :

  1. Un projet de smart city aujourd’hui, c’est… une consultation publique en amont à partir d’une vision stratégique pour valider une feuille de route précise, avec le plus souvent la mise en place d’un Chief Digital Officer et d’une plateforme de données ouvertes autour de la construction de nouveaux partenariats, type consortium
  2. … et ce n’est plus forcément… un budget dédié mais des budgets répartis, pilotés et convergeants vers une même stratégie, une vision de moins en moins « technocentrée » mais une approche de plus en plus citizen centric et ce n’est plus forcément une équipe dédiée mais des animateurs/ innovateurs qui poussent le projet.
  3. Finalement, les projets de Smart City ont pour objectifs de développer l’économie et l’emploi, d’améliorer la vie des citoyens, de protéger l’environnement et le territoire.

Présentation des résultats de l’étude Villes Intelligentes 2016, Nice, Innovative City le 16 juin

Les détails sont sur le site du Syntec numérique

L’Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environment et du Développement Durable veut accélerer le développement des Smart Cities

Symbole de la politique éco-industrielle de la Métropole Nice Côte d’Azur, l’IMREDD, aujourd’hui installé au sein de Nice Premium, vient de révéler ce lundi 21 Mars les bâtiments qu’il occupera en 2018 pour un investissement de 18M€.

L’institut se revendiquant comme la première plateforme collaborative de France a pour objectif à horizon 2020 d’aider au développement des Smart Cities en boostant l’innovation technologique.

Il a donc décidé de s’installer dans des locaux éco-conçus au coeur de l’Eco-Vallée, la technopole urbaine choisie par Cisco, Orange et IBM, favorisant une synergie entre grands groupes industriels, start ups locales et chercheurs. En effet, l’IMREDD regroupera environ 100 chercheurs, 50 doctorants et 500 étudiants sur les domaines du cycle de l’eau, des bâtiments et de la mobilité intelligente, et des risques liés à l’environnement.

Le futur bâtiment de l'IMREDD a été dévoilé ce lundi. Il s'installera dans l'Eco-Vallée en 2018
Futur bâtiment de l’IMREDD                                                                                                    Crédit: DR

En savoir plus sur: http://marseille.latribune.fr/innovation/2016-03-21/quel-futur-role-pour-l-imredd.html

Recueillir les données de la ville et en déduire les décisions à prendre : l’exemple de Nice

A Nice, le Smart city innovation center est plus qu'une vitrine technologique© Métropole Nice Côte d’Azur

Christian Estrosi devant le Dashboard à l’IMREDD, Institut Méditerranéen des Risques, de l’Environnement et du Développement Durable, centre ‘sustainable metropolis’ de la Métropole de Nice,  pour analyser la consolidation des données et les indicateurs issus du projet de monitoring urbain Smart City, piloté par IBM, Véolia et Orange.

En savoir plus sur : http://www.usine-digitale.fr/article/a-nice-le-smart-city-innovation-center-est-plus-qu-une-vitrine-technologique.N361022

Les véhicules connectés comme nouveaux capteurs de la ville : Conférence sur les véhicules connectés

En 2020 9 voitures sur 10 seront connectées et représenteront 420 millions de véhicules.

Ces nouveaux vecteurs de données, vont permettre d’apporter de nouvelles informations, de remplacer des capteurs fixes et de compléter selon les thématiques les données issues d’autres types de capteurs.

IBM en partenariat avec PSA propose aux villes des services de données construits à partir d’analytiques et de modèles appliquées aux données issues des voitures

Ces services peuvent permettre de modéliser des cartes de bruit ou des cartes de pollution comme à Nice.

Dans d’autres villes nous travaillons sur les historiques des traces ‘Origine-Destination’ sur plusieurs jours pour identifier les parcours concernés dans des bouchons localisés sur certaines infrastructures.Une fois ces éléments connus, ils permettent d’apporter à la collectivité des éléments pour les aider à prendre des décisions auprès des acteurs concernés pour améliorer l’utilisation des infrastructures.

Dans d’autres projets en cours, nous travaillons sur le remplacement des études de déplacements qui étaient faites manuellement par la modélisation des flux issues de la récupértaions des données des voitures connectés, permettant d’apporter une connaissance temps réelle et évoluant dans le temps.

Alors que dans les Metropoles françaises plus de 50% de la mobilité se fait encore avec des voitures, elles peuvent déja apporter et apporteront dans les années qui viennent une source de données aditionelles pour faciliter la prise de décision des collectivités.