EFFICACITY ‘de la recherche à l’innovation’ oeuvre pour la transition énergétique de la ville

Efficacity est un consortium entre les différents grands acteurs de la ville et de l’urbain : EDF, ENGIE, RATP dev, Veolia, Vinci , IBM ainsi que des sociétés d’engineering et la recherche publique, créé par l’Etat dans le cadre du grand Emprunt.

Il concentre l’excellence scientifique via des équipes pluridisciplinaires, mutualisées et agiles issus des 28 membres fondateurs

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Efficacity a pour but de développer avec ces acteurs opérationnels des outils de simulation permettant de valider des innovations énergétiques pour pouvoir ensuite fournir des méthodes et des outils innovants et opérationnels aux grands acteurs de l’énergie et de la ville.

Par le suivi, le diagnostic et l’évaluation des apports et impacts des innovations énergétiques sur des îlots test, les outils d’Efficacity permettent d’évaluer les résultats et ainsi de déclencher les investissements nécessaires à l’intégration de ces innovations dans de grands projets urbains. C’est d’ailleurs selon ce processus que la Société du Grand paris, membre d’Efficacity, a collaboré avec les chercheurs sur l’éco conception des gares et des tunnels du métro parisien.

IBM, seul acteur 100% numérique du consortium, contribue par son excellence à apporter les outils devenus nécessaires comme pivot des solutions possibles au défi urbain.

Il s’agit d’utiliser les apports de l’internet des Objets, des plateformes de développement ouverts, du prédictif et du cognitif pour enrichir les modèles et les rendre plus  apprenants et adaptatifs.

IBM met plus spécifiquement, au delà de ses compétences humaines, à disposition d’Efficacity une plateforme de développement ouverte qui permet de partager les outils d’ Efficacity et ensuite de pouvoir les rendre visibles sur une place de marché mondiale.

Fort de ses 6 milliards de dollars d’investissement en R&D, IBM apporte les vagues successives d’innovations, comme aujourd’hui le Cognitif ou Blockchain  au service de ses clients et partenaires.eff-eff-rbt

Cette approche holistique de la transition énergétique est nécessaire.

En effet, cette question ne peut être abordée par un acteur seul qui ne pourra répondre à tous les enjeux de la ville. Ainsi, Efficacity apparait comme un moyen novateur, d’apporter des réponses innovantes et réplicables au défi de la transition énergétique de la ville par l’établissement de cet eco-système.

La Smart City part de la donnée …. Vers l’Open Data

La donnée : matière première de la ‘ville intelligente’

Dans leur quête vers la Smart City : la ville parfaite, intelligente et réactive à l’écoute du citoyen, les villes s’appuient sur le numérique pour amplifier leur développement économique, améliorer leur efficacité opérationnelle, la gestion de l’énergie de la mobilité ou de la sécurité et bien sûr les services au quotidien pour rendre la vie meilleure à leurs habitants.

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Pour cela, un élément est essentiel : la donnée.

Géo spatiales, de pression, de vitesse ou énergétiques, capter et disposer de ces gigantesques masses de données générées en continu notamment par les différents capteurs, opérateurs urbains, individus, véhicules connectés, smartphones ou applications va être la première condition à la mise en place d’une ville intelligente et durable.

La Base est donc de parvenir à récupérer toutes ces données de façon précise, les agréger, les trier, les normer, les classer et les gérer avant de pouvoir les remettre à disposition des services, applications pour les usagers de la ville alors en mesure de les exploiter.

Pour mener à bien leurs projets, les villes mettent en place ou vont devoir mettre en place une stratégie de Big Data,  qui va suivre principalement deux schémas :

Un axe opérationnel : Utiliser les données en temps réel pour optimiser le fonctionnement de la ville, mieux piloter les flux de transport et d’énergie, et pouvoir prévenir et traiter les moindres incidents ex : IBM a démontré à Madrid, Nice, Rio, Montpellier, Miami ou Mineapolis comment la collection des données et leur exposition après traitement analytiques pour action permettait d’optimiser les opérations de la ville et de réduire les dépenses ou les risques, Dijon a lancé une consultation avec le même objectif.

Un axe servitiel : Développer de nouveaux usages et services pour les habitants, à travers une vision participative de la création d’une Smart City, où les start ups et citoyens sont invités à collaborer et développer des projets au dela de ceux produits par la collectivité.ex : Chicago, NY, San Francisco, Lyon avec le Tuba, Rennes, Montpellier, Paris avec le Numa en sont quelques exemples.

Il s’agit finalement pour les citoyens de partager à priori les données qu’ils produisent au quotidien dans un contexte où ils ne savent pas forcément l’objet et les conditions de leur utilisation pour en espérer une utilisation qui leur serve à postériori.

Il est alors essentiel dans ces conditions que cette stratégie d’Open data affiche certains principes pour remporter l’adhésion des usagers et soit couronnée de succès :

  • Les technologies de Big Data utilisées doivent garantir la transparence et intéresser directement l’usager des services de la ville
  • La ville doit rassurer les habitants sur le respect de la vie privée par des outils et méthodes expliquées.
  • La ville doit ensuite collaborer avec les entreprises et opérateurs qui recueillent les données pour trouver les meilleures solutions qui combinent savoir métier et innovations technologiques mais aussi avec les citoyens
  • La ville doit enfin construire l’environnement urbain, contractuel et de participation permettant ces croisement de richesse et de compétences : Par exemple Veolia est en partenariat avec IBM pour rendre la gestion de l’eau plus efficace et moins chère à l’usager et Huawei, ENGIE a annoncé cet été son partenariat avec IBM dans les Smart City et les grands groupes acquirent ou prennent des participations dans des start up comme cette semaine le groupe Lacroix avec Neavia Technologies.

L’étape suivante consiste alors à libérer complètement ces données produites par la collectivité et en tout ou partie celles des opérateurs sous forme d’ Open Data, ceci se fera  au travers d’une plateforme digitale permettant la mise à disposition et l’utilisation des données par des tiers pour accélérer le voyage vers la Smart City.

Références :

La réussite de la gouvernance entre les acteurs privés et publics est elle la clé du succès des ‘Smart Cities’ ?

La littérature concernant les projets de Smart Cities se préoccupe beaucoup de la participation et de l’avis des citoyens.

Cependant, les Universités, les institutions de recherche et les entreprises de l’high-tech ou des métiers des services de la ville (bâtiments, eau, énergie) sont aussi des acteurs majeurs et finalement les précurseurs dans le développement du concept de Smart City. Ils utilisent leurs expertises pour imaginer et mettre en place des solutions intelligentes qui vont soutenir une meilleure qualité de vie dans les zones urbaines. Les rapports des projets de Smart Cities souvent négligent cet aspect, et la gouvernance qui doit se mettre en place pour garantir le succès d’une démarche de Smart City. En effet, nous relevons peu d’informations sur les façons de gérer la complexité des relations entre les autorités publiques et les industriels, comme par exemple ABB, IBM, Bouygues, Eiffage, Accenture, Cisco ou encore Engie, qui sont toutes aussi importantes.

Comment faire collaborer sur un même projet une entreprise privée, avec des objectifs de court terme et des attentes de revenus hautes, avec une collectivité, donc les projets s’étalent sur les années et disposant d’un budget contraint ? Peut – on identifier des éléments nécessaires dans la construction d’une gouvernance pour la bonne conduite du projet ?

La gouvernance fait appel à trois principaux éléments. Premièrement, la gouvernance est le processus mis en place pour faire converger tous les comportements individuels vers une vision et un but commun. Cela concerne alors les résultats de l’interaction entre tous les acteurs du projet par rapport à leurs responsabilités respectives qui est le premier élément mis en avant, quant à leurs intérêts propres et la répartition des rôles de chaque acteur. Le concept de gouvernance fait également appel aux engagements de conformité, contrats et négociations respectés. Finalement, la gouvernance considère la performance en termes de fonctionnement de l’organisation qui répond aux attentes des différentes parties prenantes dans le dispositif. Un projet de Smart City doit être construit selon des procédés partagés, impliquant toutes les parties prenantes autour d’une vision commune et adoptant des politiques et règles afin de définir les frontières et le périmètre du projet ainsi que les droits et les devoirs de tous les acteurs. Une mauvaise gouvernance aura pour conséquences une mauvaise définition des responsabilités et priorités, conduisant à un manque d’efficacité dans le déroulement du projet et des résultats insatisfaisants.

Finalement, les leviers de réussite dans la mise en place d’une gouvernance entre les collectivités et les acteurs privés qui interviennent dans les projets de Smart Cities sont les éléments nécessaires à tout projet, comme le comité de pilotage et le comité directeur, favorisant la communication entre les acteurs du projet, et un leadership pour faire avancer le projet, ainsi que la construction d’une feuille de route pour faciliter son suivi. Cependant, la différence de culture et de connaissance entre les grandes entreprises et les collectivités ; ces dernières se positionnant sur une période de temps plus long, moins agiles dans leur structure et avec moins de connaissances en nouvelles technologies par rapport aux entreprises privées ; demande encore plus de flexibilité et de communication dans la relation, pour permettre un vrai transfert de compétences des entreprises aux collectivités et augmenter la confiance des collectivités vis-à-vis des entreprises. Cette confiance mutuelle qui passe par un apprentissage est donc un point essentiel et structurant des projets de Smart Cities.

Quatre tendances actuelles dans la mise en place de la relation publique–privée liés à des enjeux majeurs dans le fonctionnement entre les partenaires s’observent alors:

  • Aujourd’hui dans les projets de Smart Cities, les collectivités et les entreprises privées ont pour objectif commun la visibilité. Cela se manifeste par un marketing ciblé et une communication importante auprès des citoyens pour les villes ou métropoles, et des autres collectivités pour les entreprises. Ce marketing poussé est dû au fait qu’aucune ville n’a encore atteint l’état de Smart Cities qui est un parcours. L’objectif ultime de devenir une Smart Cities n’est donc pas vraiment réalisable à court terme, périmètre d’action des entreprises privées, et c’est donc la promotion commune de la Smart City qui est recherchée dans les projets. Avec ce marketing territorial, la collectivité poursuit également des objectifs de développement économique et durable et de qualité de vie pour les citoyens en devenant plus attrayantes pour l’installation des entreprises, des start ups, des habitants.

Nous observons alors que même si le but commun poursuivi est aujourd’hui la visibilité, il est important de construire une feuille de route, ou roadmap, précise afin d’aligner la vision des parties prenantes sur le projet et de tendre vers un objectif commun lié à la production d’un environnement économique durable et d’une gestion avisée des ressources naturelles. De plus, il est important que les collectivités comprennent que le but n’est pas la course à la Smart City, mais que c’est en partageant leurs expériences et leurs connaissances sur les projets que les villes arriveront à atteindre l’objectif ultime de la Smart City.

Les villes commencent à comprendre cela et ainsi Manuel Valls réunissaient le 6 juillet à Lyon les Président des quinze principales métropoles afin de signer le pacte métropole qui permettra de mettre en réseau les synergies, pour encourager les expérimentations et les collaborations et ainsi promouvoir une dynamique transversale de la Smart City (Boche, J. 2016a). Pour Manuel Valls, l’enjeu n’est pas une compétition entre les territoires, car “À l’heure où les labels, les choix de localisation des entreprises ne cessent d’alimenter les concours de beauté et les rivalités […] Le rôle de l’État n’est pas d’avantager Lyon contre Lille ou Bordeaux contre Toulouse. C’est permettre à toutes ces villes de jouer dans la cour de Francfort, Genève, Milan ou Barcelone.”

  • Les contrats existants ne sont aujourd’hui pas optimaux pour formaliser une gouvernance entre les collectivités et les acteurs privés dans les projets de Smart Cities. En effet, les projets de Smart Cities sont aujourd’hui formalisés en majorité à partir de la procédure de l’article 3.6 du code des marchés publics. Or ce type de partenariat n’est aujourd’hui pas optimal pour inciter à l’innovation et assurer aux entreprises un retour sur investissement à la suite de la phase de Recherche et Développement. Ce type de partenariat empêche de passer à l’échelle et de déployer les solutions sur tout un territoire. Le partenariat d’innovation, créé pour palier à ces problèmes, n’a encore pas assez aujourd’hui de retour sur expérience pour permettre sa démocratisation dans les projets et les entreprises et collectivité sont frileuses de l’utiliser pour toutes les études qu’elles doivent réaliser en amont afin de prouver le caractère innovant du projet.

Finalement, de plus en plus de consortiums se créent, permettant de construire des partenariats équilibrés entre les différents acteurs, avec sa structure souple mais permettant un réel engagement des parties au projet. Ce sont alors les nouvelles tendances qui s’observent dans la construction de partenariats à succès et qui permettent une gouvernance équilibrée entre les acteurs, sans formalisme particulier pour une gouvernance entre collectivités et entreprise la plus équilibrée possible.

  • La méfiance des collectivités envers les grands groupes technologiques a tendance à se réduire. Ce manque de confiance est dû au décalage entre les connaissances des entreprises et les collectivités concernant les nouvelles technologies, les big data et le traitement des données récoltées. Ainsi, les collectivités ont peur de perdre le pouvoir face aux grands groupes et voient l’Open Data comme un moyen de monétiser leurs données à leur insu. Cependant, les collectivités comprennent de plus en plus la Smart City comme tournée vers les citoyens, et non plus technocentrée. Les nouvelles technologies deviennent des outils au service des projets, et ils comprennent l’importance de l’Open Data, au service du citoyen, pour proposer des services innovants et apporter de la transparence dans l’action publique. De même, on aperçoit la tendance des villes de nommer des CDO (Chief digital officer), dont les premiers en France à Paris et Mulhouse. On peut penser que la méfiance des collectivités envers les grandes entreprises technologiques se réduit alors car les CDO ont l’expertise technologiques nécessaire à la compréhension des outils numériques, et les projets ne sont plus centrés sur le numérique mais bien vus comme le numérique au service de la qualité de vie des citoyens.

Cependant, face à l’écueil encore important de l’apprentissage des collectivités afin de réduire leur méfiance et le ‘gap’ de leurs connaissance technologiques, les grandes entreprises pourraient mettre en place plus de workshops, pour les évangéliser sur les enjeux de l’Open Data. Impliquer un maximum de parties prenantes du côté des collectivité en amont des projets dans une optique de coconstruction et d’apprentissage sur un modèle d’innovation ouverte, ou d’’urbanisme Open Source’ selon les termes de la sociologue Saskia Sassen. Ce nouveau mode de gouvernance implique alors que la collectivité accepte de ne plus être au centre du pilotage de projet, et que les entreprises qui vendent la technologie ‘urbanisent’ cette technologie afin qu’elle soit comprise par les villes et non plus contrôlée par les entreprises. Ainsi, l’urbanisme Open source utilise la technologie pour rendre disponible pour tous la connaissance et les expériences des citoyens dans un territoire, une ville ou une métropole, créant ainsi un réservoir collectif de savoirs disponibles aux projets de villes intelligentes, à l’image de ce que le pacte métropole propose.

  • La valeur pour les collectivités et les entreprises, et le retour sur investissement est aujourd’hui difficile à évaluer ou quantifier. Encore trop au début de leurs démarches Smart City, il est difficile pour les collectivités et les entreprises de savoir mesurer la performance du projet avec des indicateurs objectifs et sur la durée. Il est encore trop ténu de quantifier les résultats et il n’y a donc pas encore de culture de résultats liée à la performance. Les villes utilisent alors la data pour comparer les données avec celles en amont du projet pour un même indicateur, via notamment des outils de pilotage urbains fournis par les entreprises et qui facilitent l’accès à toutes les données de la ville de manière à pouvoir suivre les incidents en temps réel et de comparer avec l’historique sur un secteur donné. Ces outils permettent ainsi d’avoir une idée sur la performance et l’atteinte des objectifs de projets de Smart City, où les chiffres dictent les résultats tout en apportant du contexte.

Cependant, comment capter l’amélioration du bien-être dans la ville ? C’est là pour l’instant la limite de ces outils de pilotage et des projets de Smart City.

Finalement, même si la transformation des villes place les partenariats entre grandes entreprises privées et collectivités comme incontournables, mettre en place la bonne gouvernance qui permettra une relation équilibrée et fructueuse est un enjeu vital à la réussite des projets. Il est possible aujourd’hui de connaître les moyens et les leviers sur lesquels jouer pour assurer cette bonne gouvernance, mais il existe encore certains écueils à réduire. Une chose reste cependant certaine, l’avenir est à la coopération et coconstruction entre de tous les acteurs pour offrir de la valeur collective aux territoires.

Géraldine Saur, extrait du Mémoire de fin d’études, Université Paris-Dauphine

Retour sur l’étude du Syntec Numérique présentée au salon Innovative City de Nice sur les nouvelles tendances européennes de la Smart City

Le 16 juin à Nice, j’ai présenté en tant que Président de la commission ‘Ville’ du SYNTEC devant notamment des collectivités et la presse, les résulats de l’étude menée avec le Syntec Numérique sur les tendances observées dans le développement des projets de Villes Intelligentes.

Le périmètre de l’étude

Nous avons mené cette étude après les 3 années de ‘Baromètre numérique des villes’ et afin d’évaluer les meilleures pratiques constatées dans la démarche vers la ‘Smart City’

Rappelons nous que les objectifs apparues en 2015 sur le baromètre de la numérisation des villes étaient :

  1. La qualité de service restait l’objectif principal
  2. L’attractivité était identifiée comme première motivation des villes
  3. La bonne gestion restait une préoccupation constante
  4. Le financement des projets numériques semblait être problématique pour 20% des projets
  5. La participation des citoyens restait faible
  6. La répartition de modes de gestion restait en grande majorité pilotée en interne

Pour cette étude, nous avons conduit des interviews qualitatifs auprès de villes et territoires que nous avions évaluées avec les membres de la commission comme ‘en pointe’ dans leur démarche Smart City

Nice, Montpellier, Mulhouse, Lyon, Milton Keynes (Angleterre), Israël et Vienne et nous avons enrichis ces interviews par des faits et constats d’autres villes sur les même questions par les membres de la commission.

Notre enquête portait sur l’existence ou non d’une équipe et d’un budget dédié, la gouvernance des projets, l’existence d’une vision stratégique avec une feuille de route, le choix des objectifs principaux, les différentes parties prenantes identifiées, l’implication des citoyens dans les décisions, les indicateurs de performance utilisés, les risques et challenges à prendre en compte et finalement la place de la technologie dans le projet: place centrale ou seulement outil ?

 

Les résultats

Voici les tendances majeures que nous avons pu observées sur les derniers projets de Smart Cities étudiés et considérés par les ‘pairs’ comme des projets de référence dans le domaine :

  1. Un projet de smart city aujourd’hui, c’est… une consultation publique en amont à partir d’une vision stratégique pour valider une feuille de route précise, avec le plus souvent la mise en place d’un Chief Digital Officer et d’une plateforme de données ouvertes autour de la construction de nouveaux partenariats, type consortium
  2. … et ce n’est plus forcément… un budget dédié mais des budgets répartis, pilotés et convergeants vers une même stratégie, une vision de moins en moins « technocentrée » mais une approche de plus en plus citizen centric et ce n’est plus forcément une équipe dédiée mais des animateurs/ innovateurs qui poussent le projet.
  3. Finalement, les projets de Smart City ont pour objectifs de développer l’économie et l’emploi, d’améliorer la vie des citoyens, de protéger l’environnement et le territoire.

Présentation des résultats de l’étude Villes Intelligentes 2016, Nice, Innovative City le 16 juin

Les détails sont sur le site du Syntec numérique

Il n’y a pas d’investissements inutiles si ils contribuent à réduire les dépenses et à un développement plus durable

Je voudrais vous faire partager mon désaccord sur une analyse communiquée cette semaine selon laquelle les Smart City ne sont qu’un gouffre financier qui va conduire à des dépenses inutiles.

Nous savons tous que le débat s’enrichie de la contradiction, mais nous savons aussi combien il est facile de détourner des chiffres ou en tout cas de les présenter d’une certaine manière pour supporter une cause, fut elle fausse.

Il est maintenant avéré que ce marché existe quel qu’en soit sa taille ou son domaine d’application.Qu’il est basé sur de la récupération de données, que l’on va traiter pour soit optimiser les systèmes, soit apporter de nouvelles informations, soit apporter de l’aide à la décision aux décideurs soit créer à partir de ces dernières de nouveaux usages aux services des administrés.Et ceci dans les domaines majeurs que sont : la mobilité, la sécurité, l’énergie avec le ‘smart grid’ et les batiments intelligents, la gestion de l’eau, la gestion de déchets, la diminution de la pollution et l’économie circulaire.Et  il faut rajouter et surtout ne pas oublier les outils de ‘coopération’ entre citoyens ( plateforme de partage par exemple ) et la collectivités, les forum, les applications de concertation, de co-creation ou de signalement

Le cabinet ‘Machine Research’ estime que la Smart City induirait dans les dépenses liées à l’IOT une dépense de 341 Milliards de dollars supplémentaires pour les collectivités d’ici 2025.

https://humanoides.fr/2016/05/les-municipalites-pourraient-gacher-341-milliards-dans-le-deploiement-des-smart-cities/

Il est probablement facile de ‘discuter’ du chiffre, de le diviser par 2 ou de l’amplifier sans que ceci ne conduise à une position différente.

La vraie question soulevée ici est plutot de savoir dans quel contexte, de quelle manière et avec quelle méthodologie il faut engager les dépenses supplémentaires que pourraient conduire à faire une ‘municipalité’ voulant avancer dans son ‘voyage’ vers une Smart City.

En effet, le sujet n’est pas de ‘chercher le graal’ mais tout simplement de rendre la ville plus durable dans son développement et de structurer une démarche d’investissements qui supporte cette stratégie.

Il est nécessaire de définir une ‘feuille de route’ de ce que l’on cherche à faire, de la faire évoluer au regard des contraintes et opportunités mains nénamoins d’en garder l’esprit.La Ville durable, supportée par la ville intelligente ne consiste pas à investir pour l’atteindre mais de revoir l’ensemble des investissments que la collectivité entend lancer en intégrant comment les technologies, la participation citoyenne, le retour temps réel et prédictif de l’information va modifier et changer voire remplacer le projet d’investissement, et enfin comment la technologoie va permettre d’apporter des gains de fonctionnements.

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On a le droit de dépenser 100 si le retour est de 500 ou si sa contribution est significative sur la durabilité de la ville.

Au travers de plusieurs projets comme à Madrid en rendant variable les dépenses vers les tiers exterieurs aidés grace à des informations issues des capteurs et des  informations citoyens, ou à Nice avec l’optimisation des tournées des camions de ramassage de déchets nous avons démontré qu’un investissement allait permettre très vite d’être remboursé, de générer des gains et d’améliorer les facteurs de pollution et de nuisance.

 

 

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L’Open Data, moteur du développement de la ville intelligente

IMG_5466Le 19 avril se tenait une discussion à Genève autour de la ville intelligente et de l’ouverture des données publiques. Dans le cadre des 25 ans du SITG (Système d’Information du Territoire à Genève), chercheurs et informaticiens livraient un état des lieux suite à la mise à disposition  en libre accès des deux tiers des données du SITG  depuis 2014.

En effet,  l’organisation créée en 1991 par l’Etat est convaincue que le Big Data va permettre de développer la ville intelligente de demain, et l’enjeux aujourd’hui est de promouvoir  l’utilisation par les citoyens de cette plateforme ouverte de données . Avec la carte de la qualité de l’air, du traffic en temps réel ou encore du réseau cyclable, une multitude de projets améliorant la qualité dans les villes s’ouvre à l’imagination des citoyens et développeurs.

Ainsi en 2013, des New Yorkais ont utilisé les données publiques pour créer HealthyOut, une application permettant de toujours pouvoir trouver aux alentours des restaurants adaptés à leurs régimes et préférences alimentaires, et ainsi gagner le concours organisé par la ville.

Cette initiative se généralise aujourd’hui et en France Rennes, Toulouse ou encore Paris ont également menés des concours pour améliorer la ville au quotidien.  Pour réaliser ces projets, le site Open Data Paris communique par exemple la liste des stations de services de véhicules ou encore des données d’éclairage public et de signalisation lumineuse tricolore.

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Source: dataparis.io

La Smart City, un marché à 1,4 trillion de dollars en 2020 selon une étude de Grand View Research

Avec une croissance estimée à 13,6% par an depuis 2014, la taille du marché mondial prévue pour 2020 est le triple de 2013 avec pour cause principale l’augmentation exponentielle de la population dans les villes .

Selon l’étude de Grand View Research, cabinet de conseil et de recherche californien, le secteur leader depuis 2013 avec 15,2% de croissance par an reste celui du transport intelligent.

Second secteur en forte croissance, la sécurité qui devrait atteindre 77,2 milliards de dollars en 2020, due à l’augmentation importante des risques de cyber-attaques et donc la nécessité de sécuriser les infrastructures et les systèmes d’information. L’essor du cognitif, qui facilite la détection des fraudes et menaces par rapport aux mécanismes de sécurité traditionnels, participe à la croissance du secteur, évaluée à 14,8% par an depuis 2014.

Fortement positionné sur le cognitif et l’Internet des Objets, objetsconnecte.com préconise qu’IBM sera un acteur phare dans le paysage des Smart Cities en 2020.