Retour sur mon intervention au BIM World 2016

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Je suis intervenu le 7 avril lors de la conférence « Beyond Technologies, Be cognitive » pour parler de la ville apprenante et cognitive aux cotés de Bernard Ourghanlian, CTO de Microsoft France, et Guillaume de Saint Marc, Directeur de l’innovation de CISCO.

 
 
 
 
 
 

Ma présentation expliquait l’évolution de la Smart City vers la ville cognitive, et l’intégration des briques solutions d’IBM autour de l’Internet des Objets, Watson et des solutions pour les bâtiments. J’ai pu illustrer ceci notamment avec les travaux du Laboratoire de Dublin sur les bâtiments cognitifs.

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Ville cognitive et apprenante

Les villes ont été associées depuis des années à de nombreux qualificatifs pour tenter d’appréhender et de préciser le comportement de cet ‘organisme vivant’ très spécifique.
Symbole de modernité au début du XXeme siècle, comparaison avec l’Amerique aux avenues à angles droits, aux transports urbains sur rail, aux grattes ciels sans fin, depuis quelques années elles sont devenues ‘Smart’, ingénieuses, connectées, adaptatives… et la technologie numérique vue comme un catalyseur de cette transformation semble s’être imposées au coeur de la cité.

Plus récemment, face aux avalanches de données, face aux possibilités apportées par l’Internet des objets et aux processus apprenant qui transforment et complètent les processus physiques.

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Dès les années 80’s les systèmes experts et ‘machines à bases de règles’ existaient et permettaient de résoudre certaines problématiques.
Mais les avancées de la technologie, les capacités de traitement, la baisse des couts, les capacités à échanger en langage humain ont remis au centre du jeu les machines cognitives.

Leur aplication à la ville est extrèmement récente mais correspond bien à la nécessité d’une ville apprenante et à la recherche de l’auto adaptation.
En tant qu’organisme vivant, revnouvelé en moyenne de 1% chaque année par de nouveaux quartiers mais face aux défis de la croissance démographique, de la pollution, de la consommation de ressources rares et aux défis de l’alimentation, la ville a besoin d ‘intégrer en temps réel son environnement et de s’adapter au plus vite aux nouvelles conditions en apportant des réponses adaptées.

Les solutions cognitives, telles que nous les déployons avec les solutions ‘Watson’ chez IBM pour les entreprises, ou pour la Santé très spécifiquement répond à cette demande et ouvre de nouveaux champs du possible au niveau du batiment et au niveau de la ville dans son ensemble.

Pour comprendre pourquoi l’enjeu et cette réponse sont adaptés, je vous propose de lire un article interessant sur l’apprentissage et la réponse.

Un passage intéressant de cet article :
‘Les villes et régions apprenantes ont en commun la volonté clairement affichée de placer l’innovation et l’apprentissage au cœur de leur stratégie de développement. Elles cherchent à stimuler l’activité économique en combinant selon des modalités diverses l’apprentissage à vie, l’innovation et l’utilisation créative des technologies de l’information et de la communication.La notion « d’apprentissage » dans les « villes apprenantes » recouvre à la fois l’apprentissage individuel et institutionnel.’

L’article complet
http://www.observateurocde.org/news/archivestory.php/aid/25/_AB_Villes_apprenantes__BB,_la_nouvelle_recette_du_d_E9veloppement_r_E9gional.html#sthash.3cGf1Pbd.dpuf

Les Smart Cities comme thématique d’investissement public de l’Etat et de l’Europe

Le gouvernement français vient d’annoncer son ’round’ d’investissement PIA de 320 M€ – 2015/2020 – ( 160 M€ en subvention – 50 M€ en fonds d’amorçage et 110 M€ en prise de participations ) pour les villes de demain dans le cadre du programme EcoCité.

Au travers de ces co-investissements aux cotés des villes et des partenaires industriels, l’Etat s’engage à accélérer le déploiement de solutions innovantes touchant de nombreux domaines de la ville intelligentes :

  • Conception urbaine et environnement,
  • Bâtiments et usages,
  • Mobilité, services urbains innovants,
  • Energie et réseaux

La thématique des villes intelligentes apparaît comme un axe majeur pour le développement de la société et il est important aussi que l’Europe puisse contribuer aux financements de ces projets de déploiement à l’échelle sur le territoire.

L’Europe doit elle considérer les ‘Smart City’ comme une thématique propre en complément de l’Energie ou des Transports? C’est le sujet que nous avons traité Le 12 novembre au colloque organisé par le think tank ‘Cité des Smart Cities’.

Voici le compte rendu de mon intervention:

« Le marché des Smart Cities est bel et bien ancré dans le paysage urbain par le nombre grandissant d’habitants qui vivront dans les villes en Europe en 2020 et qui concentreront 80% de la population. Pour faire face à cet enjeu ainsi qu’à ceux de villes durables et « où il fait bon vivre », la transformation numérique est nécessaire pour supporter la création de nouveaux usages et aider à l’amélioration de métiers qu’opère la ville pour ses habitants. Ainsi, le potentiel de ce marché représentera 68 milliards d’euros en Europe d’ici 2017 dans des secteurs clés comme l’énergie, les transports, l’eau et les services numériques, qui transcendent les frontières.

 

La France est un acteur incontournable pour atteindre les objectifs européens par ses entreprises de taille mondiale comme ENGIE, Veolia ou EDF et son tissu extrêmement dynamique de start-ups, animé par la French Tech (la BPI a d’ailleurs décidé de créer un fonds dédié aux start-ups positionnées sur le marché des Smart Cities). Côté numérique Orange et IBM France, et l’ensemble des sociétés de services ont aussi concentré des ressources et actions sur ce marché.  La Commission Européenne oriente sa politique pour satisfaire 11 objectifs stratégiques autour de différentes thématiques des Smart Cities (environnement, transports, efficacité énergétique, …) au travers de 83 programmes entre 2014 et 2020, avec un budget de 27 milliards d’euros pour la France.

 

Une des thématiques majeures est celle de la transition énergétique et les objectifs 2020 qui supportent beaucoup d’actions prises dans les villes et sont l’enjeu central de la COP21 : réduire de 20% les émissions en CO², atteindre 20% d’énergies renouvelables et améliorer de 20% l’efficacité énergétique d’ici 2020. La ville intelligente étant un des leviers incontournables pour y parvenir. La question autour de la nouvelle Politique Industrielle Européenne est de savoir si l’Europe a la volonté de développer une filière industrielle dédiée avec un fonds propre aux Smart Cities et/ou de favoriser un déploiement plus rapide des villes intelligentes par la création d’un Centre Unique qui faciliterait la transversalité et l’accès par les entreprises aux financements européens. Ceci dans un contexte spécifique français de contraintes financières lourdes sur les collectivités territoriales suite à la décision de l’Etat de réduire fortement et très rapidement sa contribution (DGF) aux collectivités. Dans le cadre de la filière emploi local, si l’emphase est portée sur les start-ups, il y a  un risque de répliquabilité difficile et si l’emphase est mise sur les grands groupes alors il y a un risque de dilution des effets par rapport à des ressources localisées sur le continent européen.

 

Quoi qu’il en soit, la part couverte par l’appel à projets « H2020 Smart Community 1 » ne finance que pour 26% de ses apports le secteur privé, alors que nous savons que par nature des projets, le retour sur investissement est très long.  Chez IBM, nous avons eu l’occasion de travailler sur ces calls européens, en gagnant par exemple en 2014 un appel d’offre avec Stockholm. Néanmoins, la construction des consortiums et la réponse à ces appels à projets présentent une forte complexité avec une faible chance de gagner, ce qui a poussé de nombreuses collectivités à ne pas postuler en 2015. »