L’usager doit pouvoir avoir accès à la donnée brute qu’il a produit…Lyon débat ‘Big Data et citoyen’

A Lyon lors de la remise du prix de l’Innovation Smart City organisé par le journal le monde j’ai pu participer à une table ronde autour du ‘Big Data’ et des risques et droits vis à vis de la donnée privée et du citoyen.

J’ai pu débattre avec Karine Dognin-Sauze, Vice President du Grand Lyon en charge de l’inovation et de la ville intelligente, avec Daniel Kaplan, Président de la FING et Alain Staron, Vice President des innovations numériques chez Veolia.

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J’ai pu lancer le débat en confirmant que les Big Data étaient d’ores et déja présents, tant dans leurs dimensions de Volume, Vitesse et Variété, et que le nombre de données allait poursuivre sa croissance vertigineuse.  Certains évoquent 50 fois plus de données dans 8 ans, avec plus de 50 Milliards d’objets connectés en 2020 qui les produiront.

En début de discussion, plusieurs sujets ont été abordés comme celui de l’orientation ou de l’opacité des algorithmes qui vont s’appliquer sur la donnée, de la propriété de la donnée – même si sa spécificité fait qu’elle peut rester la proporiété de quelqu’un tout en ayant une autre instance traitée pour fournir un service – et très vite celui de l’asymétrie entre celui qui produit la donnée face aux groupes qui vont la traiter, voire en tirer profit.

J’ai insisté sur le fait qu’IBM apportait les outils à la collectivité ou aux opérateurs pour extraire et traiter la donnée mais n’était pas propriétaire de la donnée. De plus nos investissements en France apportent des garanties sur sa localisation.

L’asymétrie sur l’usage et son exploitation concerne plus les réseaux sociaux et Google, avec 300 Millions d’utilisateurs de Twitter, 400 Millions d’Instagram et plus de 1 Milliard et demi de profils Facebook.

Nous avons expliqué avec Alain Staron le projet HUBLOT de Lyon où Veolia et IBM ont pu apporter une solution de valeur qui a répondu aux demandes de la Metropole pour la gestion de l’eau tant sur le plan financier que sur celui de la qualité du suivi du réseau et notamment de la réactivité face aux fuites.Dans ce cas la donnée brute produite est cryptée, traitée et apporte un service à l’usager et à la collectivité.

Le rôle et l’intérét du TUBA à Lyon et d’autres lieux d’innovation ouverte, organisés autour de l’Open Data, regroupant grands groupes et start up pour créer de nouveaux usages autour de la donnée ‘exploitable’ ne sont plus à démontrer. Lyon avec le TUBA ou Montpellier avec IBM, qui ont été lauréat du challenge Big Data du gouvernement, ont démontré l’appétit des entreprises pour ces données, même si la viabilité et le ‘business model’ de certaines créations restent à démontrer dans le temps.

En dernière partie de la discussion, les questions sur le rôle du politique qui doit anticiper ces usages et être capable de légiférer pour respecter confidentialité et éviter les dérapages se sont accompagnées d’une discussion sur l’éduction à l’exposition de sa donnée personnelle sur les réseaux sociaux qui exige une prise de conscience des risques inhérents, notamment par les plus jeunes.

Enfin, en conclusion de la table ronde nous avons discuté de la possibilité à terme pour l’usager de récupérer sa donnée brute produite, au niveau du compteur d’eau, du compteur électrique intelligent ou par sa présence sur une caméra, et de la confier non pas à l’exploitant traditionnel, qui dans le cadre d’une concession ou régie va produire un service, mais à une start up ou entreprise de son choix pour qu’il lui ramène personnellement une valeur – dans ce cas sa donnée produite apporte un retour de valeur à son producteur non partagé avec une  communauté ….de nouveaux horizons pour l’Open-Innovation….

 

Veolia a besoin d’alliés pour sa transformation numérique… et choisit IBM

Usine Digitale vient de publier ce mardi 26 avril un article présentant le rôle joué par IBM dans la transition numérique de Véolia

« Au menu, des agents équipés de smartphones, des capteurs de fuite et des compteurs d’eau connectés et géolocalisés, un centre de supervision Hublot développé en partenariat avec IBM avec des logiciels en mode Saas (à la demande) aujourd’hui et des outils big data de maintenance prédictive demain. »

Retrouvez l’article complet : http://www.usine-digitale.fr/article/veolia-a-besoin-d-allies-pour-sa-transformation-numerique-et-le-sait.N388733

IBM & Veolia, partenaires sur l’eau dans les villes

« Autre ressource qui intéresse la smart city : l’eau. Un domaine dans lequel s’est lancé le géant américain de l’informatique IBM. « Nous signons des partenariats avec des industriels déjà impliqués dans des villes de 20 000 à 30 000 habitants, comme Veolia, avec qui nous travaillons sur une solution de gestion intelligente de l’eau. Elle permet notamment de déclarer sous 72 heures une fuite et ainsi de réduire de 5 à 10% les pertes d’eau », explique Philippe Sajhau, vice-président Smart Cities d’IBM France.

S’il ne peut révéler le nom des communes concernées pour des raisons de confidentialité, le spécialiste confirme que l’entreprise veut développer ses outils de maintenance prédictive dans les petites et moyennes villes françaises : « Nous allons lancer d’ici la fin du deuxième trimestre 2016 l’application POEM, déjà testée ailleurs en Europe, qui permettra à la fois aux habitants de signaler les problèmes techniques dans leur ville mais aussi qui déterminera en temps réel l’état d’usure des installations pour en tenir informés les services techniques municipaux. »

« Notre solution permettra aux administrations de réduire leur budget de maintenance de 15 à 25% »

« Notre solution permettra aux administrations de réduire leur budget de maintenance de 15 à 25% », avance Philippe Sajhau. En ce qui concerne le coût, IBM a tout prévu : « Nous voulons facturer au nombre d’habitants pour moduler le prix en fonction du budget des villes », affirme-t-il. Selon lui, l’effort demandé aux villes serait largement compensé : « L’innovation doit être financée mais la meilleure façon de la financer, c’est d’optimiser les dépenses. » »

Retrouvez l’article complet sur http://www.journaldunet.com/economie/services/1175931-prestataires-smart-city-petites-villes/

Recueillir les données de la ville et en déduire les décisions à prendre : l’exemple de Nice

A Nice, le Smart city innovation center est plus qu'une vitrine technologique© Métropole Nice Côte d’Azur

Christian Estrosi devant le Dashboard à l’IMREDD, Institut Méditerranéen des Risques, de l’Environnement et du Développement Durable, centre ‘sustainable metropolis’ de la Métropole de Nice,  pour analyser la consolidation des données et les indicateurs issus du projet de monitoring urbain Smart City, piloté par IBM, Véolia et Orange.

En savoir plus sur : http://www.usine-digitale.fr/article/a-nice-le-smart-city-innovation-center-est-plus-qu-une-vitrine-technologique.N361022