Apres plusieurs milliers de projets Smarter Cities conduits ou auxquels IBM a participé ces dernières années , les nouvelles technologies notamment le Cognitif et les plateformes analytiques supportées par le Cloud étendent les possibilités de progresser dans les moyens d’aider l’humain à prendre les meilleurs décisions dans les villes

Madrid utilise une plateforme technologique innovante qui permet d’améliorer la qualité des services, la communication entre les citoyens, l’anticipation des problèmes et la coordination des ressources

Michael Dixon, qui dirigeait l’initiative Smarter Cities a publié le mois dernier un article intéressant sur cette question:

« There is no doubt that IBM’s focus on the emerging Cognitive Era will have an impact in cities and state, local, and regional governments around the world in 2016.  After leading a broad variety of initiatives in Smarter Cities for nearly a decade, we can clearly see the opportunity to apply the latest advancements in technology to provide cities with leading edge services and cost efficiency, contributing to an improved quality of life for people and improved economic vitality for the cities themselves.
Over time, we expect that cities will increasingly become a “system of systems” — independent systems (in areas such as transportation, energy, education, and healthcare) will increasingly work together. Leveraging the Internet of Things, a myriad of devices will communicate with each other to deliver benefits, but without human intervention.
A great example stems from our recent purchase of The Weather Company. For instance, data from The Weather Company might predict a significant amount of rain. Because of the forecasting and historical information, a city could alert its citizens who might be affected by the storm, engage emergency services in preparation to provide the ideal amount of support where and when it would be needed, and notify people of events such as floodings, power outages, and street closures. It’s easy to suggest similar scenarios in traffic management, energy optimization, water use and a whole host of other things that affect our day-to-day lives.
However, most promising is our understanding that, through experiencing such events, the systems increasingly learn what works best and then integrate that information to deliver improved benefits in future — a cognitive system in action. The mobile app revolution, when coupled with emerging cognitive technologies, is increasingly providing opportunity for cities by providing an unprecedented level of communication with its citizens.
For example, in many of our smart water engagements, citizens are able to monitor their own water use directly, which promotes conservation. In addition, in Madrid, using mobile devices and social media, citizens are able to instantly communicate with the city and alert them to issues such as a leaking fire hydrant, traffic problems, a public safety concern, or damaged equipment in a playground. Just as importantly, citizens are now communicating with government about doing business and related workflow and having a significant impact on policy options and formation.
IBM has led the Smarter Cities revolution for the best part of a decade. We’ve always been clear that cities are engaged in a long-term evolution that will dramatically redefine what we mean by living, working and enjoying a city. Cognitive systems, now available in earnest, are taking that redefinition to a completely new level. »

Les voeux de la French Tech

Le 29 janvier aux voeux de la Frenchtech plusieurs centaines de personnes se pressaient auprès du ministre Macron pour célébrer ce mouvement de fond autour des start up.

La France a marqué sa détermination, sa créativité et son dynamisme sur ce domaine.

Près de un jeune sur 4 dans les écoles veulent créer leur entreprise, une révolution dans un monde qui historiquement ne visait que les grands groupes.

Même si leur effet n’est pas encore visible dans les statistiques du chomage, ce positionnement aura des retombées certaines sur l’innovation, la créativité et l’emploi.

Les villes du futurs à la recherche de nouveaux usages travaillent de plus en plus avec les start up.

Chez IBM nous les associons à nos projets, à Montpellier ou à Lille pour en citer que ces deux projets.

 

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Source : Actualité

La croissance des Smart Cities

  1. A l’origine de la Smart City, il y a un constat : celui de l’urbanisation

En 2040, la Terre comptera 9 milliards d’habitants dans le monde, soit une augmentation de 60% depuis ces quarante dernières années. Les problématiques offertes par cet effet de population revêtent d’autant plus d’importance qu’on assiste à une urbanisation croissante de la planète.
En effet, depuis 2008, la moitié de la population vit dans les villes. Entre 1700 et 2050, alors que la population mondiale sera multipliée par 16, la population des villes sera, quant à elle, multipliée par 133.
Si en 2014, le nombre de mégalopoles de plus 10 millions d’habitants s’élève à 28, en 2025, ce chiffre s’élèvera à 37.
Selon une étude McKinsey, les 600 villes les plus dynamiques généreront 65% du PIB mondial en 2025. La Chine représente un des plus gros défis avec une population qui est aujourd’hui 2,5 fois plus nombreuse qu’en 1950 et où 250 millions de personnes vont se déplacer dans les villes durant les prochaines décennies. En effet, selon cette même étude McKinsey, parmi les 75 villes les plus dynamiques de la planète, 25 seront chinoises en 2025.
L’urbanisation est donc galopante et sa concentration dans les villes est inexorable.

  1. Défis, challenges et opportunités de la Smart City…
  • En matière d’émissions de carbone:

Une conséquence directe de cette augmentation de la population mondiale est une augmentation de la pollution. Nous connaissons tous les pics de pollution de Paris et surtout les nuages de pollution qui planent au-dessus des grandes villes chinoises avec Pékin en tête.
Aujourd’hui, 80% du CO2 est produit par les villes qui occupent seulement 2% de la surface du Globe. Les pouvoirs publics français en ont pris conscience et prennent acte, en s’engageant à l’horizon 2050, à diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre, au travers de la loi sur la Transition Energétique, et travailleront en décembre 2015 pendant la Conférence Paris Climat 2015 (COP21) pour que ces engagements soient repris le plus largement au niveau mondial.

  • En matière d’énergie:

Les trois quarts de l’énergie produite dans le monde sont consommées dans les villes. Des projets de loi relatifs à la Transition Energétique fixent des objectifs, dont celui de réduire de 20% la consommation énergétique d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement français met en place plusieurs initiatives telles que le déploiement de 7 millions de bornes électriques pour les véhicules.

  • En matière de congestion des embouteillages:

La France perd 1,6% de son PIB dans les embouteillages. En effet, un français passe 2 à 3 jours par an, dans les embouteillages, et jusqu’à 5 jours par an s’il vit en banlieue parisienne.

  • En matière d’eau :

14 milliards, c’est le coût total exprimé en dollars de perte d’eau potable dans le monde. Dans certains pays, moins de 25% de l’eau potable produite est utilisée.

  • Face à l’urbanisation et la nécessité de réduire le manque d’infrastructure des villes :

Selon McKinsey, les villes devraient investir 57 000 milliards de dollars, uniquement pour répondre à la croissance du PNB, et doter ainsi leur territoire d’infrastructures convenables entre 2013 et 2030.

  1. L’usage du numérique, un accélérateur pour la Smart City

Le contexte économique actuel change et nous entrons dans une nouvelle ère, celle de la transformation digitale qui s’articule autour des innovations que nous appelons les “CAMSS” (Cloud, Analytique, Mobilité, Social soutenu par le sujet de la Sécurité).

  • Le Cloud donne une certaine élasticité aux entreprises grâce à un coût d’accès très faible aux nouvelles technologies. Le Cloud permet surtout aux entreprises d’accélérer le « Time to Market » de leurs produits en resserrant leurs liens avec les métiers et de tester ainsi immédiatement de nouveaux modèles économiques.
  • La création massive de données et les outils Big Data et Analytique qui vont permettre de les traiter changent la nature de ce qui est possible et permettent de transformer des volumes gigantesques de données brutes en connaissances métier. Chaque jour, nous générons 2,5 trillions d’octets de données. Nous générons des données à tel point que 90% des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années seulement. Entre 2002 et 2012, le temps moyen passé sur internet en France est passé de 15 minutes à 4 heures par jour. Aujourd’hui, 3,7 millions d’emails sont envoyés chaque seconde. 80 milliards d’objets seront connectés en 2020 et créeront une masse de données sans limite (Il y avait 4 milliards d’objets connectés en 2010 et 15 milliards en 2014)..
  • Nous connaissons une explosion de la « Mobilité » avec aujourd’hui, 1 milliard de smartphones dans le monde. En 2013, 71% des téléphones achetés en France sont des smartphones. Ce nouvel outil induit de nouveaux comportements de mobilité et une appétence pour les applications mobiles.
  • Les réseaux sociaux changent la connaissance temps réel des opinions des citoyens et permettent d’intervenir immédiatement face à des milliers de « followers » par exemple sur Twitter.
  • Enfin, l’internet des objetsest au cœur de la  «  ville intelligente ». Nos travaux à Abidjan ont démontré qu’il était possible d’optimiser les réseaux de transports par une meilleure connaissance du déplacement réel des personnes en ville grâce à l’analyse algorithmique des données transmises par leurs téléphones.

Le numérique va aider à apporter de nouveaux usages par le trafic, l’e-citoyenneté, la captation de données dans des réseaux intelligents, les véhicules connectés ou les smartphones, etc.

  1. De quel marché parle-t-on ?

Selon Pike Research, le marché des Smart Cities est évalué entre 6 et 8 milliards de dollars en 2014 et atteindra entre 20 et 40 milliards de dollars en 2020, soit une croissance annuelle moyenne de 16%.Les différents acteurs vont investir 117 milliards de dollars dans des technologies Smart Cities entre 2012 et 2020. Parmi les secteurs concernés, le secteur des transports sera le plus porteur avec une croissance annuelle de 2,19%.

  1. Quelle logique supporte la Smart City ?

L’urbanisation rapide et la raréfaction des ressources créent des problèmes sociétaux mais aussi un manque de financement par les pouvoirs publics. Ces problèmes obligent donc à optimiser les coûts, à consommer plus efficacement, ce qui pousse le citoyen à agir et crée des nouvelles opportunités de collaboration sur ce marché entre le public et le privé. Nous pouvons définir une ville intelligente, par rapport à un ensemble de projets numériques, au travers de 4 caractéristiques :

  • Une plateforme de données en temps réel qui permet de « désiloter » les fonctions ;
  • Des citoyens-acteurs capables de remonter l’information et d’enrichir les données du territoire ;
  • La métropole, la ville et le territoire doivent mettre à disposition leurs données ainsi que celles des acteurs du numérique du territoire afin de créer de nouveaux usages ;
  • La collectivité doit posséder une gouvernance transverse pour piloter ces projets.